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    Amériques

    Raul Castro à Paris: une visite qui remplit toutes ses promesses

    media Le président français François Hollande (d) avec le président cubain Raul Castro, lors de la conférence de presse à l'Elysée, le 1er février 2016. ALAIN JOCARD / AFP

    En visite officielle à Paris, le président cubain Raul Castro a été reçu par François Hollande à l'Elysée ce lundi 1er février. Le président français a appelé son homologue américain Barack Obama à aller «jusqu'au bout» et à «effacer» l'embargo commercial américain qui frappe Cuba, lors d'une déclaration à la presse au côté de Raul Castro.
    Un nouveau chapitre des relations entre Paris et La Havane, concrétisé par un accord sur la dette qui étouffe l'économie cubaine.

    Avec nos envoyés spéciaux à l’Elysée, Véronique Gaymard et Marc Fichet

    Pour Cuba, c’est une bouffée d’air frais. Après une heure d’entretien, une douzaine d’accords ont été signés entre les présidents Raul Castro et François Hollande. « Nous voulons accompagner Cuba vers l’ouverture, le développement, et cela passe d’abord par les échanges économiques », a déclaré le chef de l’Etat français.

    La France a toujours été convaincue que malgré les tensions internationales qui pouvaient exister liées à la Guerre froide, il y avait une nécessité, c’était la levée de l’embargo et donc la fin du blocus. C’est le message que j’avais tenu à délivrer quand je m’étais rendu à La Havane. C’est le message que je prononce encore aujourd’hui. Cet embargo, ce blocus doivent être maintenant effacés, pour que Cuba prenne pleinement sa place. C’est la volonté de ce pays. C’est celle de la communauté internationale. Et donc, le président Obama, qui a fait de nombreux gestes, doit – et il l’a dit lui-même – aller jusqu’au bout et permettre qu’il puisse y avoir la fin de ce vestige de la Guerre froide. Nous ici, nous voulons accompagner Cuba vers la voie que ce pays a choisie : l’ouverture, le développement. Et l’ouverture passe d’abord par les échanges économiques.
    Le président Hollande appelle Barack Obama à « aller jusqu'au bout » de la levée de l'embargo 01/02/2016 - par RFI Écouter

    L’accord sur la dette cubaine constitue le point d’orgue de cette première visite officielle de Raul Castro, car la France est le principal créancier de Cuba. Paris s’engage donc à annuler les 3,7 milliards d’euros d’intérêts de retard. Il veut aussi aller plus en établissement un fonds franco-cubain doté de 212 millions d’euros pour accéder à des projets d’investissement, à Cuba. Transport, tourisme, la feuille de route économique comprend tous les domaines. Ce lundi après-midi, un accord a aussi été signé pour l’ouverture d’un bureau de l’Agence française de développement.

    Pour Raul Castro, cette visite est surtout destinée à renforcer les liens entre son pays et la France. En plus d’argent frais pour les projets d’investissement, cette relation privilégiée avec Paris lui permettra aussi de faire évoluer la position commune de l’Union européenne. « La France fera tout ce qui est en son pouvoir pour que les obstacles soient levés », a insisté François Hollande qui a profité pour demander la levée de l’embargo américain.

    Il a été aussi question d’échanges culturels. « Le mois de mai prochain sera celui d’échanges culturels entre Cuba et la France », a annoncé Raul Castro. Il sera également question de travailler la coopération sur le virus Zika. François Hollande a ainsi assuré qu’« aucun sujet » n’avait été « écarté », « aussi bien sur le plan politique que sur le plan économique, y compris sur la question des droits des personnes, à laquelle la France est toujours attachée ». « Mais aujourd’hui, nous ouvrons une nouvelle page de l'histoire entre la France et Cuba, entre l'Europe et Cuba et demain entre le monde et Cuba. Parce que nous voulons que Cuba puisse être accompagné, puisse participer pleinement à la communauté internationale, et je veux ici confirmer que la France fera tout au niveau de l'Union européenne pour que les derniers obstacles puissent être levés. Voilà le sens de cette visite », a-t-il insisté.

    Des opposants cubains dans le voisinage de l'Elysée

    Lundi, une dizaine d'opposants ont dénoncé la venue du président Raul Castro en France. Ils se sont installés à quelques centaines de mètres de l'Elysée où un diner entre le chef d'état cubain et diverses personnalités françaises, comme Jean-Luc Mélenchon ou le chanteur David Guetta, était organisé dans la soirée. Pour Jacobo Machover, écrivain et universitaire cubain en exil depuis les années 60, cette visite officielle est un mauvais signal.

    « Le gouvernement français, le président Hollande en particulier, mais pas seulement lui, son ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius aussi, légitiment de fait la dictature castriste. C'est un message très négatif d'appui réel à une dictature. Ils n'ont pas la moindre manifestation de solidarité avec les dissidents, ni avec l'opposition en exil. C'est quelque chose de lamentable pour la France. »

    Pour lui, le récent et soudain rapprochement entre les Etats-Unis et Cuba est « en demi-teinte ». « Je ne suis pas contre le rétablissement des relations diplomatiques, mais à condition d'avoir quelque chose en échange. Il faut absolument qu'il y ait des gestes en faveur de la liberté. Or il n'y a pas le moindre geste de la part du gouvernement cubain. »

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