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    Crise de la dette: enfin le bout du tunnel pour l'Argentine?

    media Le président argentin Mauricio Macri, photographié le 21 janvier 2016 lors du Forum économique de Davos, en Suisse. REUTERS/Ruben Sprich

    C’est peut-être la fin de la crise de la dette la plus importante de l’histoire. Ce vendredi, le nouveau gouvernement argentin, en place depuis décembre 2015, a proposé aux créanciers du pays un règlement avec une décote qui devrait mettre fin au conflit que les oppose à l'Etat d'Argentine.

    Avec notre correspondant à Buenos Aires,  Jean-Louis Buchet

    En 2001, l’Argentine se déclarait en faillite sur 100 milliards de dollars. Plus tard, 93 % de ses créanciers avaient accepté d’être payés pour la moitié seulement de la valeur nominale de leurs titres. Mais un petit groupe de fonds spéculatifs avaient refusé cet accord et avait obtenu une décision de la justice américaine condamnant l’Etat argentin à payer la totalité de la dette à leur égard, augmentée des intérêts échus.

    Finalement, la dernière proposition formulée par le nouvel exécutif argentin pourrait les satisfaire. Le gouvernement leur propose un paiement sur plusieurs années, avec une décote de 25 à 30 % sur les sommes qu’il a été condamné à payer. Jusqu'à présent, les fonds spéculatifs n’ont accepté ni la restructuration proposée en 2005, ni celle de 2010. Ils détiennent donc encore des titres de la dette en défaut depuis 2001.

    Deux de ces fonds ont déjà accepté la nouvelle proposition de Buenos Aires, et les autres devraient suivre. Pour l’Argentine, l’ardoise est ainsi ramenée de 9 à 6,5 milliards de dollars. Cela reste une addition salée, mais c’est le prix à payer pour revenir sur le marché international des capitaux à des conditions raisonnables, ainsi que pour recevoir les investissements extérieurs qu’attend le pays.

    La négociation avec les fonds vautours, bloquée sous le gouvernement de l'ancienne présidente Cristina Kirchner, était l'une des priorités du président Mauricio Macri, qui lui a succédé en décembre 2015 avec l’objectif de relancer l’économie.

    La fin de cette crise de la dette, qui avait placé le pays en défaut technique depuis 18 mois, alors qu’il payait sans problème ses créances à l’égard des 93 % de détenteurs de titres ayant accepté la restructuration, était très attendue par les partenaires de l’Argentine. À commencer par la France, qui sera le premier pays à soutenir l’ouverture économique de MM. Macri avec la visite du président François Hollande le 24 février.

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