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    Primaires: Marco Rubio, l'homme à abattre du dernier débat républicain

    media Le sénateur de Floride candidat à l'investiture républicaine, Marco Rubio, le 6 février 2016 à Manchester dans le New hampshire. REUTERS/Carlo Allegri

    Troisième homme surprise lors de la primaire républicaine dans l’Iowa, le sénateur de Floride Marco Rubio a subi les foudres des autres candidats, samedi 6 février, lors du dernier débat télévisé avant le vote du New Hampshire. Un débat qui a également été l'occasion d'une déclaration fracassante du candidat Donald Trump au sujet du waterboarding. Une pratique d'interrogatoire qui relève de la torture et que le magnat semble regretter, comme Ted Cruz au demeurant.

    Battu dans l'Iowa, Donald Trump n'a pas fait le pari de boycoytter le débat cette fois-ci, à trois jours de la primaire dans le New Hampshire. On retiendra d'ailleurs du « show » de samedi soir quelques passes d'armes entre lui et d'autres candidats autour d'un thème sensible : les méthodes d'interrogation des services de renseignement américains, et en particulier les simulations de noyade, fréquemment utilisées sous la présidence de George W. Bush, le frère du candidat Jeb Bush, et interdites dès son arrivée à la Maison Blanche par Barak Obama.

    A ce sujet, le vainqueur de la primaire de l'Iowa Ted Cruz a déclaré : « S'il était nécessaire, par exemple, de protéger une ville contre une attaque terroriste imminente, vous pouvez être sûrs qu'en tant que commandant en chef, j'aurais recours à toutes les méthodes d'interrogatoire avancé possible pour assurer la sécurité de ce pays. » Donald Trump n'a pas pris autant de précaution dans son expression, lançant tout de go : « Je rétablirai les simulations de noyades (" waterboarding " en anglais, NDLR) et je rétablirai bien pire que les simulations de noyade. »

    Lors de cet affrontement, ce ne sont néanmoins pas les deux vainqueurs républicains de l’Iowa, Ted Cruz et Donald Trump, qui ont été la cible des autres candidats, mais celui qui avait terminé troisième, le sénateur de Floride Marco Rubio, sérieusement attaqué par trois prétendants représentant l’aile plus modérée du parti. Pour l’ancien gouverneur de Floride Jeb Bush, et les actuels gouverneurs du New Jersey et de l’Ohio, Chris Christie et John Kasich, un mauvais score dans le New Hampshire pourrait mettre fin à leurs ambitions. Il est donc important pour eux de finir dans le groupe de tête.

    Tous briguent la deuxième ou troisième place. Or, la victoire de Trump est acquise. Cruz n’est pas en terrain ami. C'est ainsi Rubio, auréolé de son succès dans l’Iowa, qui semble avoir le plus de chances d’enlever cette deuxième place tant convoitée, d’où son statut d’homme à abattre. L’attaque la plus virulente est venue de Chris Christie, qui a critiqué le manque d’expérience d’un jeune sénateur de 44 ans, qui n’a jamais rien administré. Une référence à un autre jeune sénateur sans grande expérience : Barack Obama.

    Rubio, sans doute désarçonné par les coups de ses rivaux, n’a pas été tout à fait à la hauteur. Dans sa déclaration finale, il a souligné l’importance de la primaire de mardi. « Vous votez pour moi et nous unifierons ce parti, nous renforcerons le mouvement conservateur, nous battrons Hillary Clinton et nous léguerons à nos enfants ce que nos parents nous ont légué, le plus grand pays dans l’histoire de l’humanité », a-t-il promis. Reste à voir si sa modeste prestation va stopper son ascension.

    Télégénique, charismatique, bon expert des affaires internationales et excellent orateur, il serait celui qu’Hillary Clinton craindrait le plus d’affronter.

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