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    Primaire du New Hampshire: Donald Trump et Marco Rubio jouent très gros

    media Le sénateur de Floride Marco Rubio (à gauche) et Donald Trump, le 6 février 2016 à Manchester dans le New Hampshire, lors du dernier débat républicain. REUTERS/Carlo Allegri

    Les électeurs de l'Etat du New Hampshire, aux Etats-Unis, sont appelés aux urnes ce mardi 9 février, pour les primaires républicaine et démocrate, en vue de l'élection présidentielle du mois de novembre. L’universitaire spécialiste des Etats-Unis Jean-Eric Branaa, politologue et maître de conférences à l'université Paris II, détaille pour RFI les enjeux pour les candidats républicains Donald Trump et Marco Rubio, et la démocrate Hillary Clinton.

    ■ Grand favori, Donald Trump a beaucoup à perdre

    Jean-Eric Branaa : L’électorat est plutôt favorable à Donald Trump. C'est un électorat très blanc. On a coutume de dire que c’est l’Etat le plus blanc des Etats-Unis. 94 % de la population est blanche, dans une Amérique dont la démographie a beaucoup changé. Ce qui va faire cette élection, c’est justement la montée des minorités et ce changement démographique au cours des dernières années aux Etats-Unis. Ce qui est un vrai problème pour le Parti républicain.

    Mais pas dans cet Etat. On pourrait même dire qu'on retrouve dans cet Etat une Amérique des années 1950. Dans une telle configuration, le discours de Donald Trump, en particulier sur l’immigration, sur le rejet de l’immigration, sur l’arrêt de l’immigration, passe très très bien. Et normalement, c’est lui qui va faire un carton plein dans cette élection.

    Mais si Trump ne l’emporte pas, même s’il est deuxième dans le New Hampshire, là en revanche, on peut dire que c’est un coup d’arrêt à sa campagne. Parce qu’effectivement, il aura été ébranlé sur ses bases et on va se mettre à parler véritablement, ce qui avait commencé après l'Iowa, du loser, du perdant.

    ■ Marco Rubio sur orbite s’il fait un bon score

    Jean-Eric Branaa : Le dernier débat a montré que Marco Rubio était en difficulté parce qu’il a été beaucoup attaqué. Il a montré des faiblesses, il a montré qu’il n’est pas forcément construit en tant qu’homme politique et qu’il était encore novice.

    Tout ça va forcément jouer. Va-t-il réitérer ce qu’il a fait dans l’Iowa, c’est-à-dire se placer premier de tous les candidats de l’establishment ? S’il réitère cet exploit-là, s’il obtient une deuxième place, voire même une troisième place, s’il est juste derrière Ted Cruz, mais devant les autres candidats de l’establishment, on peut dire que la route de la Maison Blanche, en tout cas l'investiture du Parti républicain lui sera ouverte.

    Si jamais c’était un coup d’arrêt, ce qui est aussi bien possible, parce qu’il a face à lui ceux qu’on appelle les trois gouverneurs : Jeb Bush, ancien gouverneur de Floride, fils et frère de l’ancien président, l’ex-gouverneur de l’Ohio John Kasich et l’actuel gouverneur du New Jersey Chris Christie. Ils se sont alliés contre lui pour démontrer qu’il n’avait pas les qualités propres, qu’il était trop jeune, qu’il en rajoutait un peu, mais qu’il n’avait pas encore fait preuve de conservatisme. Avec tout le monde contre lui, si Rubio fait un beau score, il sera imbattable pour la suite de la campagne.

    ■ Victoire ou défaite psychologique pour Hillary Clinton

    Jean-Eric Branaa : Le New Hampshire est un Etat qui réussit aux Clinton. C’est un Etat qui a relancé la campagne de Bill Clinton en son temps, un Etat dans lequel Hillary avait gagné alors qu’elle avait perdu dans l’Iowa. Et là, on nous annonce que cet Etat va en quelque sorte se retourner contre elle. Ce serait vraiment une défaite psychologique très forte.

    Il ne faut pas non plus mésestimer la bête politique qu’est Hillary Clinton, qui est en train de ratisser le terrain. Je pense qu’il va y avoir un resserrement très fort dans le New Hampshire et qu’à la fin l’écart ne va pas être aussi grand que cela.

    Pour la suite, je crois que cela ne change rien. La campagne va se poursuivre. Elle va se poursuivre en Caroline du Sud et ensuite dans le Nevada. Ces deux Etats sont très favorables à Hillary Clinton. Elle devrait donc dès la fin février remonter très rapidement et être en très bonne position, juste avant le Super Tuesday lors duquel douze Etats votent en même temps le 1er mars.

    Donc le New Hampshire est juste une étape pour les démocrates, mais on va quand même regarder ça de très près, parce que si Hillary Clinton fait un score moins mauvais que ce qui est attendu, elle sera sur de très bons rails pour pouvoir dynamiser sa campagne pour la suite.

    → Jean-Eric Branaa est l'auteur de Qui veut la peau du Parti républicain? L'incroyable Donald Trump, aux éditions de Passy.

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