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    Venezuela: l’état d’urgence économique décrété

    media L'instauration d'un état d'urgence économique au Venezuela accorde des pouvoirs étendus au président Nicolas Maduro. REUTERS/Miraflores Palace

    Le Venezuela est en « état d’urgence économique ». Le Tribunal suprême de justice (TSJ) du Venezuela a validé ce jeudi le décret du président Nicolas Maduro présenté le 14 janvier et rejeté une semaine plus tard par l’Assemblée nationale contrôlée par l’opposition. Le chef du Parlement a réagi en déclarant vouloir accélérer la procédure pour raccourcir le mandat du chef de l'Etat. Selon Nicolas Maduro, le décret doit permettre de lutter contre la crise économique dont souffre le pays, aggravée par la chute des cours du pétrole.

    L'Assemblée nationale avait pourtant voté contre le décret il y a trois semaines. Pour se justifier, la plus haute instance judiciaire du pays a remis en cause le délai de huit jours qu'a utilisé l'Assemblée nationale pour se prononcer sur ce texte, dépassant largement les 48 heures de rigueur. « C'est une parole sainte qui doit être respectée », a réagi Nicolas Maduro, rapporte notre correspondant à Caracas, Julien Gonzalez.

    Le décret sur l’état d’urgence économique entre en vigueur pour soixante jours renouvelables. Il est censé lutter contre la grave crise d’approvisionnement dont souffre le pays, miné par la chute des cours du pétrole dont le Venezuela tire plus de 90% de ses revenus.

    Depuis plusieurs mois, les files d’attente se multiplient pour acheter des médicaments, des produits de base, - lait, huile, riz, couches pour bébé - et l'inflation atteint des niveaux records.

    Parmi les prérogatives rendues possibles avec ce décret, l'exécutif pourra par exemple assigner des fonds extraordinaires à des projets fixés ou non dans le budget.

    Selon le président Nicolas Maduro, c’est l’opposition qui est responsable de ce qu’il appelle « la guerre économique ». Il a appelé les entrepreneurs à travailler d’arrache-pied pour « libérer le pays des monopoles et des multinationales ».

    Le décret permettrait au gouvernement d'avoir recours aux entreprises privées pour augmenter les niveaux de production, assurer la distribution, modifier les modalités d'importation et le contrôle des changes.

    L'opposition vent debout

    En face, l'opposition dénonce cette décision. Certains députés redoutent notamment des expropriations d'entreprises. Opposition, syndicats et milieux d'affaires estiment que ce décret sera inefficace, ils craignent une confiscation de la propriété des entreprises privées.

    « Cette décision ne va faire qu'aggraver la crise dans le pays », a déclaré ce vendredi le président de l'Assemblée nationale. Henry Ramos Allup en a surtout profité pour lancer un avertissement direct à Nicolas Maduro : « Le délai de six mois pour en finir avec le président est peut-être trop long ».

    Nicolas Maduro doit annoncer dans les prochains jours une série de mesures concrètes de mise en œuvre de ce décret.

    Parallèlement à ce décret, l’Assemblée nationale a approuvé jeudi un accord qui proclame l’état de crise alimentaire dans le pays et qui demande à la FAO, l’agence de l’ONU pour l’agriculture et l’alimentation, et à l’Unicef l’envoi d’experts pour évaluer la situation dans le pays.

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