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    Amériques

    Le pape François face à la violence et la pauvreté au Mexique

    media L'arrivée du pape François à Mexico, le 12 février 2016. REUTERS/Max Rossi

    Le pape François a débuté, vendredi 12 février, une visite de cinq jours au Mexique. Son programme débute par une réunion au Palais national avec le président Enrique Pena Nieto, qui l’a accueilli à l’aéroport. Sa visite est symbolique. Le Mexique a beau être le deuxième pays le plus catholique au monde, il n'a rétabli des relations diplomatiques avec le Vatican qu'en 1992 et il possède une longue tradition laïque. Au cours de sa visite, le pape François passera par certaines des régions les plus déshéritées et les plus violentes du Mexique.

    Le pape François a entamé sa visite de cinq jours au Mexique, le deuxième pays le plus catholique au monde. Hier, vendredi 12 février, le chef de l'Eglise catholique a été accueilli à l'aéroport par une foule en liesse, un orchestre de mariachis et par le président Enrique Peña Nieto.

    Ce voyage apostolique au Mexique sera dominé par les nombreux défis à relever. Le pays condense actuellement des problématiques qui préoccupent le souverain pontife: une société inégale où la moitié de la population est pauvre, un pays livré à la violence du narcotrafic et dans lequel des milliers de migrants vivent un calvaire en tentant de rejoindre clandestinement l'Eldorado américain.

    Depuis dix ans, plus de 100.000 personnes ont été tuées dans la guerre entre narcotrafiquants et entre les cartels de la drogue et les forces de l'ordre. Vingt-six mille autres personnes sont portées disparues. Parmi les victimes de cette guerre figure le cas emblématique des 43 étudiants portés disparus depuis septembre 2014 à Iguala, dans l'Etat de Guerrero. Les proches des étudiants portés disparus accusent le gouvernement du président Enrique Peña Nieto de chercher à étouffer cette affaire et aimeraient que le pape François intervienne pour les aider à faire éclater la vérité.

    « Il connait les dangers de ce pays »

    « Je suis sûr que le Pape sait dans quel pays il arrive. Il sait qu’il y a une crise énorme des droits de l’homme avec un niveau très haut de corruption et d’impunité, explique le prêtre Alejandro Solalinde. Il connait les dangers de ce pays : avec le crime organisé qui existe même à l’intérieur de l’Etat et du gouvernement, les menaces de la délinquance organisée contre les journalistes, prêtres et défenseurs des droits de l’homme. Et je suis sûr que le Pape a une stratégie. Il ne vient pas pour nous donner une solution miracle à nos problèmes, mais il nous soutient et il va nous guider pour trouver une solution nous-mêmes ». Alejandro Solalinde connait bien les problèmes de violence au Mexique, suite à des menaces de mort, il a dû fuir un temps le pays en 2012. Il est aujourd'hui protégé par quatre gardes du corps.

    Le pape François va visiter certaines des régions les plus déshéritées et les plus violentes du Mexique. Dimanche, le souverain argentin visitera Ecatepec, une ville surpeuplée à la périphérie de la capitale où les violences ont augmenté dramatiquement, avec notamment de nombreux féminicides.

    Puis François se rendra ensuite au Chiapas, dans le sud, l'Etat le plus pauvre, où vit la plus grande population indigène du pays. Il devrait y donner une messe en utilisant trois langues indigènes (tzotzil, tzeltal et chol) et approuver un décret pour l'emploi de ces langues traditionnelles durant les messes.

    Enfin, le pape a réservé la dernière étape de son voyage à la ville frontalière de Ciudad Juarez, qui durant des années a été considérée comme la plus dangereuse au monde. Il y visitera une prison et terminera son séjour au Mexique par une très symbolique messe à la frontière qui sépare la ville d'El Paso, au Texas, frontière que des milliers de migrants tentent chaque année de franchir clandestinement.

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