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    Amériques

    Mexique: le pape appelle à demander «pardon» aux indigènes

    media Des femmes indigènes assistent à la messe célébrée par le pape François à San Cristobal de la Casas, dans l'Etat du Chiapas au Mexique, le 15 février 2016. REUTERS/Max Rossi

    Au quatrième jour de son séjour au Mexique, le pape s’est rendu au Chiapas, à l’extrême sud-est. Une première pour un souverain pontife. Dans l’Etat le plus pauvre du pays, il a célébré la messe devant 100 000 fidèles parmi lesquels de très nombreux indigènes. Le chef de l’Eglise catholique a appelé à un véritable « examen de conscience » après les souffrances infligées aux peuples indigènes.

    Avec notre envoyé spécial, Antoine-Marie Izoard, et notre correspondant au Mexique, Patrick John Buffe

    Les habitants du Chiapas ne s’y sont pas trompés. En accueillant le pape François à San Cristobal de las Casas, ils ont acclamé le pape des pauvres, de la justice et de la lutte. Ce n’est pas par hasard si, avant de se rendre mercredi au nord du Mexique, à la frontière avec les Etats-Unis vers laquelle se pressent d’innombrables migrants, il s’est rendu à l’extrême sud-est du pays, dans l’Etat pauvre du Chiapas, peuplé à 75% d’indigènes.

    Sur la terre de la rébellion zapatiste, le chef de l’Eglise catholique a célébré une messe particulièrement colorée, au cours de laquelle de nombreuses prières ont été lues dans des langues autochtones.

    Devant des milliers d’indigènes, il a ensuite appelé à un véritable « examen de conscience » face aux discriminations dont ils sont victimes depuis des siècles. « Certains ont jugé inférieures vos valeurs, votre culture et vos traditions », a déploré le pape François. Les indigènes, qui représentent 70% de la population du Chiapas, sont encore considérés comme des citoyens de seconde zone, victimes de marginalisation et d’exclusion. D’autres encore, pour le pouvoir ou l’argent, « vous ont dépossédés de vos terres ou les ont polluées », a-t-il lancé. Sans prendre de gants, le pape « vert » a pointé du doigt les grandes multinationales qui exploitent les ressources de la région.

    Renforcer la présence de l'Eglise

    Par sa présence au Chiapas, le pape a voulu aussi relancer l’action de Samuel Ruiz, l’ancien évêque de San Cristobal de las Casas, devant la tombe duquel il s’est recueilli. Jusqu’à sa mort en 2011, ce tenant de la théologie de la libération avait pris la défense des indigènes. Une action que devrait donc poursuivre à l’avenir la hiérarchie catholique, même si elle s’y était toujours opposée.

    Mais la visite du pape aura aussi eu pour but de renforcer la présence de l’Eglise catholique en terres indigènes. Elle a en effet perdu beaucoup de terrain ces dernières décennies, puisque moins de 60% de la population du Chiapas se déclare catholique. La raison : l’implantation rapide des Eglises évangéliques dans les communautés indigènes. Quelques heures plus tard, à Tuxtla, capitale du Chiapas, il a donc vanté les mérites des familles chrétiennes malgré les épreuves dans une « société malade » qui, à ses yeux, a « peur d’aimer ».

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