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    Campagne référendaire en Bolivie: violences à El Alto

    media Un bébé est mis à l'abri après les heurts et l'incendie de la mairie d'El Alto dans la banlieue de la capitale de la Bolivie, La Paz, mercredi 17 février 2016. Reuters/APG

    En Bolivie, la campagne électorale s’est endeuillée, hier, mercredi 17 février. Six personnes sont mortes lors du saccage et de l'incendie de la mairie d’El Alto, deuxième ville du pays, dans la banlieue de La Paz. Un incident qui intervient quelques jours avant le référendum de dimanche pour autoriser Evo Morales à briguer un quatrième mandat présidentiel en 2019.

    Avec notre envoyé spécial à El Alto, Reza Nourmamode

    Les troubles ont commencé lors d'une manifestation de parents d'élèves pour réclamer des mesures éducatives qui a dégénéré : défilant pour réclamer de meilleures infrastructures scolaires, le cortège est arrivé devant la mairie d’El Alto, une municipalité dirigée jusqu’en 2014 par le parti du président Evo Morales et désormais tenue par le principal parti d’opposition. La marche pacifique se transforme alors en un violent assaut contre le bâtiment. Sofia a vu la scène et raconte. « Ce matin, les mères de famille manifestaient normalement, et soudain des jeunes sont apparus avec de l’essence. Et tout d’un coup, ils sont entrés à l’intérieur et ils ont commencé à répandre l’essence, et le feu s’est allumé ».

    Le bilan de l'attaque est d'au moins six morts, asphyxiés à l’intérieur de la mairie.
    Rassemblée devant l’hôpital où sont soignés une vingtaine de blessés, la foule crie en chœur « Evo assassin ». Pour José Luis, témoin du drame, il n’y a pas de doute sur la responsabilité de l’attaque. « Ceux qui ont fait ça, ce sont les gens d’Evo Morales. Maintenant nous allons les punir en votant pour le 'non'. Pour que ce gouvernement s’en aille. »

    La maire d’El Alto, Soledad Chapeton, a elle après le drame nommément mis en cause les partisans de son prédécesseur, qui auraient agi pour détruire des preuves matérielles d’une affaire de corruption. Le vice-ministre bolivien de l’intérieur, Marcelo Elio, a lui qualifié les faits « d’auto attentat » et de « plan macabre » orchestré par l’opposition. Le gouvernement et l’opposition accusent donc chacun l'autre camp d’être responsable de cette tragédie qui vient tendre le climat à quatre jours d’un scrutin crucial pour le président Morales.

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