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    Amériques

    Primaires américaines: quels enjeux au Nevada et en Caroline du Sud?

    media L'ancien sénateur Jim Webb, le sénateur Bernie Sanders, l''ex-secrétaire d'Etat Hillary Clinton, l'ancien gouverneur du Maryland Martin O'Malley et l'ancien gouverneur du Rhode Island Lincoln Chafee, lors du débat TV de la primaire démocrate du 13 octobre. REUTERS/Lucy Nicholson

    Aux Etats-Unis, la course à la présidentielle continue. Les démocrates votent dans les caucus du Nevada le samedi 20 février, alors que les républicains se prononcent en Caroline du Sud. Pour tous ceux qui aspirent à succéder à Barack Obama, les enjeux sont importants.

    Côté démocrate, les derniers sondages indiquent un coude-à-coude entre Hillary Clinton et Bernie Sanders, nous indique notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet. Le sénateur du Vermont a bénéficié de sa victoire au New Hampshire pour réduire l'écart au Nevada, un Etat dominé par les Latinos et qui aurait dû normalement permettre à Hillary Clinton de l'emporter. Une défaite ou une maigre victoire pourrait montrer qu'elle a perdu son image de candidate invincible, ayant assuré son investiture à la convention.

    Côté républicain, la course se joue à trois : Trump, Cruz, Rubio. Cruz a sensiblement réduit l'écart qui le séparait de Trump, empêtré dans ses déclarations sur la guerre en Irak et sa querelle avec le pape François. Si Cruz gagne, cela pourrait ralentir l'élan du magnat de l'immobilier, avant le super mardi du 1er mars, où une dizaine d'Etat du Sud voteront.

    → A (RE)LIRE : Présidentielle américaine: enjeux et mode d'emploi du caucus de l'Iowa

    Marco Rubio qui ambitionne d'être le candidat des conservateurs comme des centristes, espère, grâce au soutien de la gouverneure de Caroline du Sud, pouvoir finir en seconde place.

    Si Jeb Bush finit derrière Ben Carson ou John Kasich, cela pourrait sonner la fin de sa campagne. Celui qui se classera cinquième ou sixième sera probablement contraint à jeter l'éponge.

    Opération séduction pour Hillary Clinton

    Hillary Clinton va peut-être retrouver le sourire. Dans le Nevada, l'électorat hispanique a triplé en 20 ans. « Elle bénéficie de certaines actions menées par son mari. Quand il était président, il a dirigé la première vraie administration d’ouverture aux Etats-Unis. Il a nommé des Latinos pour les postes importants », a souligné Louis DeSipio.

    Le professeur à l'université de Californie à Irvine a poursuivi : « Hillary a aussi mis en avant les problèmes qui concernent la communauté latino depuis une quinzaine d’années et pendant ses propres campagnes politiques. »

    Même si Hillary Clinton a beau mettre en avant des mesures qui parlent aux Latinos comme le regroupement familial, quand elle leur demande de faire barrage à Bernie Sanders, certains doutent de sa sincérité.

    « Elle essaye de se réinventer quand elle dit que les immigrés servent de bouclier ou quand elle affirme être la abuela, la grand-mère de la communauté latino, juste parce que c’est une femme plus âgée », s’est exprimé Adriana Maestas, sympathisante démocrate.

    Jeb Bush joue son va-tout

    La semaine de Jeb Bush a été difficile. Après un débat télévisé convaincant samedi 13 février, son équipe de campagne était confiante : elle avait fait monter sur scène le frère du candidat, George W. Bush.

    Mais cette main tendue de l'ancien président à son cadet n'a pas eu l'effet escompté. Résultat : les donateurs les plus influents, qui ont pourtant investi des sommes colossales dans la campagne de Jeb Bush, commencent à lui faire faux bon.

    Autre déconvenue : la gouverneure de la Caroline du Sud, Nikki Haley, a apporté son soutien au charismatique Marco Rubio. Conséquence : le pessimisme s'empare même de certains des plus proches conseillers du sénateur.

    Pourtant, pendant l'été 2015, au moment de l'annonce de sa candidature, Jeb Bush faisait figure de grand favori pour remporter la nomination républicaine. Désormais son parti l'aperçoit comme un obstacle potentiel pour trouver un antidote à Donald Trump parmi les candidats plus modérés, à savoir Marco Rubio et John Kasich.

    En cas de nouvel échec en Caroline du Sud, les républicains pourraient donc être tentés de pousser vers la sortie le dernier prétendant de la dynastie Bush.

     

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