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    Amériques

    A la Une: l'ascension de Donald Trump se poursuit

    media Donald Trump lors d'un meeting de campagne en Virginie, le 24 février 2016. REUTERS/Joshua Roberts

    En lisant les premières pages des journaux américains aujourd'hui la réponse est : tout le monde ! « Une nouvelle fois Trump fait mentir toutes les prévisions », s'exclame USA Today. « Le parti républicain craint la suite si Trump ne peut pas être stoppé », titre le New York Times. « Le trio Cruz, Rubio et Kasish doit agir vite pour l'arrêter », exige le Washington Post. « L'ascension de Trump désoriente les conservateurs », observe le Los Angeles Times.

    Après la nouvelle victoire éclatante du milliardaire au caucus dans le Nevada, mardi, « peut-être les dirigeants du parti commencent enfin à entrevoir à quel point Trump est en passe d'imposer son emprise sur tout le reste de la course à la nomination républicaine », écrit le Boston Globe qui poursuit : « à regarder les sondages, il n'est pas impossible que Trump sorte victorieux du Super-Tuesday, mardi prochain, quand une douzaine d'États voteront en même temps. Cela le placerait en pole position, et si les républicains pensent pouvoir l'arrêter après, ils rêvent ».

    Alors que faudrait-il faire pour éviter une nomination de Donald Trump comme candidat républicain à l'élection présidentielle ? Pour le Boston Globe, la réponse est toute trouvée : « Pour qu'une campagne "tout sauf Trump" puisse fonctionner, il faudrait que l'un des deux candidats qui se disputent la deuxième place, à savoir Ted Cruz ou Marco Rubio, quitte la course ». Mais ce scénario est plus qu'improbable puisque tous deux estiment avoir encore leur chance et veulent justement mesurer leurs forces lors du fameux « Super Tuesday ».

    « Marco Rubio a réussi à convaincre l'establishment de sa famille politique, les donateurs et les élus républicains au Congrès qu'il est le meilleur antidote contre Trump. Seulement voilà : il n'arrive pas à convaincre également les électeurs », ironise le New York Times. « Sa deuxième place lors du caucus dans le Nevada, mais avec 22 points de retard sur Monsieur Trump et juste 2,5 points d'avance sur le sénateur Ted Cruz, montre l'extrême précarité de la candidature de Marco Rubio. Dans une conjoncture politique où la base républicaine semble comme emportée par une vague de colère et de rejet, sa position de représentant de l'establishment est difficilement défendable ».

    D'ailleurs l'unité anti-Trump au sein du parti républicain semble montrer les premières fissures. « Les dirigeants républicains continuent à s'opposer à sa candidature. Mais certains commencent à dire qu'ils le soutiendraient s'il remportait l'investiture républicaine », alerte le Los Angeles Times. Une attitude durement critiquée par le Washington Post, aujourd'hui qui lance un vibrant appel à la direction du parti conservateur : « Faites tout ce qui est en votre pouvoir pour stopper Trump ».

    « L'impensable semble devenir l'inévitable : sans effort extraordinaire de la part de gens qui comprennent la menace qu'il représente, Donald Trump va probablement être le candidat républicain à l'élection présidentielle de novembre », prédit le quotidien. « Et au point où on en est, même un effort extraordinaire risque d'échouer. Mais l'histoire ne sera pas indulgente avec des dirigeants conservateurs qui ont manqué de faire tout ce qui était en leur pouvoir pour éviter qu'un démagogue terrifiant devienne leur porte-drapeau ».

    Bolivie : Morales perd au référendum. Et maintenant ?

    En Bolivie, Evo Morales a essuyé sa première défaite électorale majeure en dix ans : une majorité des Boliviens a finalement rejeté la modification de la Constitution qui aurait permis au président de briguer un quatrième mandat en 2019. Accusé de trafic d'influence et de corruption pendant la campagne, Evo Morales a tenu hier les réseaux sociaux comme principaux responsables de sa défaite.

    « Le peuple bolivien souhaite une démocratie saine qui garantit l'alternance. Deux mandats suffisent pour diriger un pays et mener à bien des projets politiques », résume l'éditorialiste du quotidien El Deber. Le site d'informations Entorno Inteligente fait remarquer que la présidence d'Evo Morales a surtout permis à la Bolivie de retrouver une certaine stabilité politique. « Avant l'arrivée au pouvoir du président amérindien, la durée moyenne d'un mandat présidentiel ne dépassait pas un an », rappelle l'éditorialiste. « Pour que le nom d'Evo Morales entre dans l'Histoire, il faut que le chef d'État profite des quatre années qui lui restent pour renforcer, de manière durable, les institutions de son pays. La démocratie doit être un acquis pour la Bolivie, y compris après le départ d'Evo », conclut Entorno Inteligente.

    Colombie : négociations de paix reprennent

    Les pourparlers de paix entre le gouvernement colombien et la guérilla des FARC vont reprendre. Les deux parties ont déclaré « avoir surmonté les difficultés récentes et vouloir normaliser le dialogue de paix ». Annonce faite hier par les deux pays qui parrainent les pourparlers: Cuba et la Norvège. C’est à lire dans le journal cubain Granma.

    En fait, il y a tout juste une semaine, les rencontres avaient été suspendues. Bogota n’avait pas apprécié que trois négociateurs des FARC se soient montrés avec des hommes armés lors d’une visite dans la province de La Guajira, dans le nord du pays. Ils s’y étaient rendus afin d’expliquer aux insurgés les détails de l'accord en négociation.

    Pour éviter qu’un tel incident ne se reproduise, les deux délégations vont se réunir ces jours-ci pour mieux encadrer ces missions pédagogiques, explique El Tiempo. Le journal, qui n’hésite pas de parler d’une « réunion de crise », estime toutefois que cet acte « déloyal » des FARC ne devrait pas constituer un obstacle à la poursuite du processus de paix.

    En tout cas, pour Semana, le « compte à rebours » a commencé. Il ne reste plus que 29 jours jusqu’à la date prévue pour la signature de l’accord de paix, le 23 mars prochain. Une échéance « réaliste », juge l’hebdomadaire. Le représentant de l’ONU à Bogota, lui, semble moins optimiste. Selon Fabrizio Hochschild qui s’exprime dans les colonnes de Semana, un accord nécessite plus de temps. Combien ? « Nous pouvons espérer une signature dans la première moitié de cette année », explique le diplomate.

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