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    Amériques

    A la Une : un nouveau Premier ministre nommé en Haïti

    media Jocelerme Privert, président intérimaire en Haïti, a nommé Fritz Jean en tant que Premier ministre provisoire. REUTERS/Andres Martinez Casares

    Le président intérimaire haïtien, Jocelerme Privert a désigné un nouveau Premier ministre, lui aussi provisoire. Il s'agit de Fritz Jean, ancien gouverneur de la Banque centrale nationale. Sa mission s'annonce délicate, prévient Le National. « Fritz Jean ne pourra pas miser sur le temps pour concrétiser sa vision globale de développement économique du pays qui passe nécessairement, selon lui, par une rupture avec le modèle économique haïtien archaïque pour emprunter la voie de la modernité où l'agriculture occuperait une place de choix », explique le quotidien haïtien qui poursuit : Non, sa principale mission consiste « à créer les conditions favorables à la poursuite du processus électoral afin de revenir à la normalité constitutionnelle. A savoir qu'un nouveau président de la République soit élu et prête serment le 14 mai ».

    Mais d'abord, Fritz Jean doit obtenir l'aval du Parlement haïtien. Et là, les choses risquent de se compliquer. Puisqu’à en croire la presse haïtienne ce matin, les parlementaires issus ou proches du PHTK, le parti de l'ancien président Michel Martelly, étaient vent debout hier contre la possibilité d'une nomination de Fritz Jean. Car Fritz Jean, tout comme le président intérimaire, Jocelerme Privert, est issu de Fanmi Lavalas, la famille politique de l'ancien président Jean-Bertrand Aristide. C'est la raison pour laquelle, le nom de Fritz Jean avait été rayé de la liste des premiers ministrables, explique le sénateur Youri Latortue dans les colonnes du Nouvelliste.

    Finalement Jocelerme Privert en a donc décidé autrement. « Au niveau du Sénat, nous ferons notre devoir en montrant notre désaccord », fait savoir le sénateur. Selon Le National « il revient maintenant à Fritz Jean de tout mettre en oeuvre en vue de dégager une majorité à sa cause ».


    Jamaïque : l’opposition remporte les législatives

    Immense surprise aux élections législatives en Jamaïque, où contre toute attente l'opposition a remporté le scrutin hier. « C'est une véritable sensation électorale qu'a réussie le parti travailliste jamaïcain », s'exclame le Miami Herald. Le parti d'opposition remporte 33 des 63 sièges du Parlement, contre 30 pour le Parti national du peuple de la Première ministre sortante, Portia Simpson Miller, qui avait brigué un second mandat.

    Mais les électeurs, « frustrés par la hausse de la criminalité, un effritement de l'économie nationale et une lourde dette », ne le lui ont pas accordé, constate le journal de Floride. Le désamour entre l'électorat et la classe politique s'est d'abord traduit par une abstention record, écrit aussi le Jamaica Star. « Seuls 47,6 % des électeurs ont pris la peine d'aller voter, la plus faible participation jamais enregistrée dans l'Histoire de la Jamaïque ». Et ceux qui se sont déplacés ont finalement opté pour le changementen votant donc majoritairement pour le Parti travailliste jamaïcain, et son leader Andrew Holmes.

    « Nous avons porté un message d'espoir. Le message que la Jamaïque peut-être un pays meilleur », a dit Andrew Holmes, 43 ans, qui selon le Miami Herald avait l'air lui-même surpris lors de son discours de victoire. « Ce n'est pas la fin du voyage, c'est le début du changement en Jamaïque », a-t-il lancé devant une foule de militants enthousiastes.

    Avec cette victoire, Andrew Holmes devrait devenir le nouveau Premier ministre et former un gouvernement. Et le moins que l'on puisse dire c'est que les attentes à l'adresse du nouveau Premier ministre sont aussi grandes que la surprise créée par sa victoire. Et si le Jamaica Observer félicite Andrew Holmes, il lui rappelle aussi immédiatement le dossier sur lequel il est probablement le plus attendu : les réformes économiques.

    Le Jamaica Gleaner va beaucoup plus loin : « Nous avons besoin d'un nouveau ton dans nos discours politiques. Nous devons rejeter la tentation du populisme et la remplacer par du pragmatisme. Nous devons aboutir à un système transparent, savoir par exemple qui injecte de l'argent dans le processus électoral et comment. Nous devons prendre des mesures courageuses pour lutter contre ce fléau qu'est la corruption », exige l'éditorialiste, avant de conclure : « Aujourd'hui nous attendons non seulement un nouveau gouvernement, mais aussi un ordre nouveau ».

    Etats-Unis : Marco Rubio se révèle combatif contre Donald Trump

    Aux États-Unis les candidats républicains se sont une nouvelle fois affrontés lors d'un débat télévisé. Ils sont encore cinq dans la course à l'investiture républicaine en vue de l'élection présidentielle. Mais « on n'a presque pas entendu le gouverneur de l'Ohio, John Kasich, et le médecin noir à la retraite, Ben Carson », constate le Washington Post. Tous les yeux étaient en effet rivés sur le favori des sondages, Donald Trump, et ses deux challengers principaux, Ted Cruz et Marco Rubio.

    Et qui l'eut cru? C'est finalement Marco Rubio qui a tiré son épingle du jeu. « Le sénateur Rubio, que l'ascension de Donald Trump rendait inquiet et qui voyait ses propres chances partir en fumée, a enfin attaqué directement le milliardaire, son éthique commerciale douteuse, ses pratiques de recrutement et ses succès financiers », constate le New York Times.

    « Dès le début du débat, Marco Rubio cognait. Pendant une série d'échanges acides, on a vu monsieur Rubio faire montre d'une pugnacité nouvelle, interrompre monsieur Trump, le questionner, le caricaturer, lui crier dessus jusqu'à ce que le magnat de l'immobilier semble presque désorienté », écrit le quotidien avant de conclure : « C'est ce Marco Rubio que l'establishment des républicains attendait depuis longtemps. Reste à savoir si le Rubio nouveau n'arrive pas trop tard ».

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