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    Amériques

    Donald Trump qualifié de «raciste» et de «fou» par d'ex-présidents mexicains

    media Le mur de Nogales, construit afin de limiter l'immigration illégale, sépare déjà les États-Unis et le Mexique mais le candidat Trump a promis la construction d'autres murs. AFP / Mark Ralston

    Les critiques et les attaques que ne cesse de lancer Donald Trump contre le Mexique et les migrants mexicains commencent à irriter au plus haut point la classe politique de ce pays. Même les ex-présidents Vicente Fox et Felipe Calderon sont montés aux barricades. Ceux qui ont gouverné le Mexique entre 2000 et 2012 n’ont pas hésité, ces derniers jours, à dénoncer la stupidité du pré-candidat républicain à la présidence des Etats-Unis et la dangerosité de son discours.

    avec notre correspondant à Mexico, Patrick John Buffe

    Pour l’ancien président Felipe Calderón, cela ne fait aucun doute : Donal Trump est « franchement raciste ». Parce qu’il exalte la race blanche et parce qu’il s’en prend aux migrants qui ont une couleur de peau différente de la sienne. En plus, il estime que le candidat républicain exploite la fibre sensible des Américains, comme l’avait fait en son temps Adolf Hitler.

    Ces critiques virulentes, que vient de formuler Felipe Calderón, s’ajoutent à celles de son prédécesseur, Vicente Fox, qui lui non plus, ne mâche pas ses mots. Il a traité Donald Trump de « fou » et de « faux prophète », dont l’ignorance va conduire les Américains vers un précipice ! Les deux anciens chefs d’Etat lui ont aussi rappelé que le Mexique ne débourserait pas un centime pour payer ce mur stupide qu’il promet d’ériger entre les deux pays.

    Même du côté du gouvernement mexicain, des voix commencent à s’élever pour fustiger Donald Trump. A commencer par le président en exercice, Enrique Peña Nieto. Il a averti le candidat républicain que construire des murs conduit à s’isoler et à rester seul. A la suite de quoi, la ministre des Affaires étrangères, Claudia Ruiz Massieu, n’a pas hésité à qualifier le discours du magnat américain de « raciste » et d’« ignorant ».
     

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