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    Primaires aux Etats-Unis: la communauté afro-américaine à l'heure du vote

    media La candidate à la présidentielle américaine Hillary Cltinton, lors d'une étape de campagne à Atlanta, en Géorgie, le 26 février 2016. REUTERS/Christopher Aluka Berry

    Les électeurs s’apprêtent à voter lors de primaires et de caucus dans 12 Etats. Dans les Etats du Sud, Hillary Clinton est donnée favorite pour les démocrates face à Bernie Sanders, et côté républicain, c’est Donald Trump qui reste en tête, sauf au Texas. En Géorgie, certains ont commencé à voter il y a trois semaines par voie électronique, et ce mardi les électeurs se déplaceront dans leurs bureaux de vote. Dans cet Etat, comme dans beaucoup d'autres du sud des Etats-Unis, les démocrates cherchent le soutien de l'électorat afro-américain. Le républicain Donald Trump, lui, y suscite certaines crispations, d'autant qu'il a reçu le soutien du Ku Klux Klan.

    Ce dimanche, le pasteur de West Hunter Street à Atlanta, l’église baptiste célèbre pour son engagement pour les droits civiques dans les années 1960, appelle ses fidèles à aller voter pour les primaires du Super Tuesday. « Avec Trump vous pouvez perdre, avec Hillary ou Bernie vous ne pouvez pas perdre ». Le ton est donné. Le pasteur Toussaint Hill ne mâche pas ses mots.

    « David Duke qui était un dirigeant du Ku Klux Klan, a tout récemment apporté son soutien à Donald Trump. Ce soutien à Trump a ouvert les vannes pour tous les groupes haineux qui peuvent dorénavant dire symboliquement : "c’est notre homme". Monsieur Trump a dirigé sa campagne vers ceux qui se sentent oubliés. Mais ce qu’ils n’ont pas encore réalisé, c’est qu’ils ont placé leur haine au mauvais endroit. »

    Mardi le pasteur Toussaint Hill ira voter lui aussi. Il n’a pas encore fait son choix, mais en tout cas : « Je ne vais pas voter pour Donald Trump ! Je dois me décider entre les autres candidats viables, et je ne soutiens personne en particulier. Je veux être sûr que ce soit une personne qui représente tous les besoins des gens qu’elle aura à servir. »

    Un vote traditionnellement acquis aux démocrates

    Le pasteur rappelle par ailleurs que, traditionnellement, la communauté afro-américaine porte surtout ses voix vers le parti démocrate. Et cela bien qu’il y ait un lien historique entre cette communauté et le parti républicain.

    « Les Afro-Américains sont restés autour du parti démocrate, mais il faut se rappeler, et c’est un rappel historique, que c’est Abraham Lincoln, un républicain, qui a libéré les esclaves des Etats-Unis. Donc, il y a un héritage de certains Afro-Américains qui sont républicains à cause de ce qu’a réalisé Abraham Lincoln », analyse-t-il.

    Pour autant, ce sont les démocrates qui, au XXe siècle, ont davantage œuvré en faveur des Afro-Américains. « Les démocrates, avec le président Kennedy, mais surtout avec Lyndon Johnson, ont réussi à octroyer les programmes sociaux importants. Des programmes pour aider à accéder à la santé, à l’éducation, qui permettaient à tous d’avoir des perspectives d’emploi, et cela a aidé les gens, insiste l'homme d'église. Il a mis en place un grand plan de lutte contre la pauvreté qui a bénéficié à beaucoup d’Afro-Américains dans le pays. »

    Ces politiques ont été déterminantes pour l’électorat afro-américain, qui s’est détourné des républicains. « Et ça a changé avec Richard Nixon, qui a coupé ces programmes, Ronald Reagan qui avait une autre vision des choses… Et maintenant, je ne vois personne au sein du parti républicain qui s’intéresse aux besoins des Afro-Américains, quand on voit le taux d’incarcération tellement élevé, personne ne parle de tout ça actuellement. Le droit de vote, la santé, l’immigration, tout cela, ce sont des problématiques très prégnantes pourtant. »

    Le pasteur Toussaint Hill espère que le taux de participation de la communauté afro-américaine sera élevé ce mardi.

    Le Sud plus Clinton que Sanders

    Mais certains en Géorgie ont déjà commencé à voter il y a trois semaines, par voie électronique. C’est le cas de Barbara Hill, enseignante dans un établissement supérieur à Atlanta. Cette membre de l'église catholique de St Anthony of Padua a donné sa voix à Hillary Clinton. Elle met au compte de la candidate démocrate ses actions de première dame en faveur de l’éducation, notamment pour la communauté afro-américaine.

    « Lorsqu’elle était première dame, elle a fait beaucoup de choses en faveur de l’éducation, et ça c’est ma partie ! Elle et son mari ont fait beaucoup pour changer le système éducatif, en y allouant plus de ressources, et en particulier pour les petits établissements afro-américains, souligne-t-elle. Nous nous battons avec ces établissements privés, et ils ont apporté des ressources complémentaires. Ils sont venus ici, ils ont élevé la voix, et même lorsque le Congrès ne les suivait pas, ils ont fait entendre leur voix. »

    Barbara Hill espère par ailleurs qu'« avec toute l’expérience qu’elle a eue en tant que secrétaire d’Etat, cela lui permettra de mieux comprendre la situation de ceux qui ont été privés du droit de vote aux Etats-Unis ». « Car nous sommes là ! lance l'enseignante. Et même si nous croyons que le fait de faire partie de la classe moyenne nous a tirés d’affaire, nous sommes toujours considérés comme des "Afro-Américains", et pas comme des "Américains", tout simplement. »
     

    C’est très important de dire aux gens d’aller voter. Surtout cette année, car il y a tellement de sujets sur lesquels on doit rester vigilants, des sujets qui touchent les femmes, les minorités, et en fait tout le monde dans le pays.
    Cecile Houston-Torrence présidente de la Ligue des femmes électrices, à Atlanta (Géorgie) 01/03/2016 - par Véronique Gaymard Écouter

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