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    Le mystère plane sur l'assassinat d'un Français au Paraguay

    media Xavier Desalbres vivait non loin de la ville de Pedro Juan Caballero à la frontière Paraguay-Brésil Copyrigth/Gabrielitopy

    Xavier Desalbres, âgé de 71 ans, installé depuis 1978 au Paraguay où il cultivait des plantes aromatiques pour la parfumerie, a été tué de deux balles dans la tête sous les yeux de son fils. Par trois fois dernièrement, il avait refusé de vendre ses terres convoitées par des trafiquants, et situées dans l'est du pays à la frontière avec le Brésil, dans une région violente en proie au trafic de drogue.

    Il était 14 heures ce mardi 8 mars lorsque Xavier Desalbres, un Français originaire de Bayonne, installé depuis plus de 30 ans au Paraguay, arrive devant le portail de sa ferme San Luis.

    Camila Rojas, la procureure de Pedro Juan Caballero, une localité située à la frontière avec le Brésil, s'est rendue sur place avec la police nationale. Elle explique : « Cela s'est produit devant le portail de sa ferme lorsque son fils Antoine (de 19 ans) est descendu pour l'ouvrir. Ils auraient été abordés par un homme, le tueur, qui a obligé le fils Antoine à s'agenouiller. Il aurait demandé de l'argent comme s'il s'agissait d'un vol à main armée, et puis selon les déclarations d'Antoine, il y aurait eu deux ou trois tirs ».

    Des tirs qui ont tué Xavier Desalbres. Le tueur se serait enfui avec la camionnette qui a été retrouvée intacte avec ordinateurs et téléphones portables ainsi qu'un générateur, ce qui laisse planer le doute sur le motif crapuleux de cet assassinat.

    « C'est pour cela qu'au ministère public nous avons des doutes, et nous n'écartons pas l'hypothèse qu'il s'agisse d'une exécution, pense la procureure. On ne peut pas nier la réalité, ici c'est une zone rouge du trafic de drogue. Ce genre de fait est récurrent. C'est très difficile de résoudre ces affaires à cause de cette ligne de frontière. C'est une difficulté que nous avons dans cette zone ».

    Depuis quatre ans, Xavier Desalbres se sentait particulièrement menacé. Son frère Philippe qui avait une propriété dans la région l'avait vendue pour des raisons de sécurité. L'an dernier, un de ses voisins a été assassiné pour avoir refusé de vendre ses terres à des trafiquants de drogue. L'enquête ne fait que commencer.

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