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    A la Une: 3 millions de manifestants demandent la démission de Rousseff au Brésil

    media Des centaines de milliers de manifestants ont défilé dans tout le pays pour réclamer le départ de la présidente brésilienne Dilma Rousseff, le 13 mars 2016. «Intervention, maintenant», peut-on lire sur cette banderole, à Sao Paulo. REUTERS/Paulo Whitaker

    Au Brésil, plus de trois millions de manifestants ont défilé dans les rues des grandes villes pour demander la démission de la présidente Dilma Rousseff. O Globo publie en Une des photos de vues aériennes de la foule dans plusieurs villes du Brésil. Rien qu’à Sao Paolo, ils étaient plus de 500 000, plus que pour les manifestations « Diretas Ja » de 1984 lorsque le Brésil était gouverné par une junte militaire et que la foule était descendue dans la rue pour demander des élections libres et directes, indique Correio Braziliense.
     
    Cette fois, il s’agissait de demander l’« impeachment », la mise en accusation et surtout la démission de Dilma Rousseff et de dénoncer la corruption au sein du pouvoir, y compris pour l’ex-président Lula, accusé de blanchiment d’argent et de dissimulation pour l’achat d’un appartement de luxe. Ces importantes manifestations augmentent la pression sur la présidente, relève Estadao qui publie une carte détaillée de la mobilisation de ce dimanche. De son côté, Dilma s’est réjouie du caractère pacifique de ces manifestations, ce qui montre la maturité du Brésil en tant que démocratie, a-t-elle souligné, indique O Globo.
     
    La corruption et le contexte de crise économique auquel le Brésil fait face ont favorisé cette mobilisation. C’est en tout cas ce que souligne l’éditorialiste de Folha de Sao Paolo. Mais selon lui, c’est surtout le rejet d’un modèle politique basé sur la mystification idéologique et nourri par la corruption qui a poussé les gens dans la rue. Les révélations de liens entre Lula et les principales entreprises impliquées dans l’opération Lava Jato sur le scandale Petrobras ont été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Mais il faut aussi garder en tête que ceux qui ont manifesté en tout cas à Sao Paolo appartenaient à l’élite, pointe Folha de Sao Paolo. Les classes moyennes supérieures et aisées qui approuvent la décision du juge Sergio Moro de mettre en accusation l’ancien président Lula.
     
    De son côté Carta Capital s’interroge sur ce juge, Sergio Moro, qui est selon le journal « à l’origine du complot », qui se serait inspiré de l’opération Mains Propres en Italie pour lancer celle de « Lava Jaro », « lavage rapide », dans la classe politique brésilienne. En tout cas, conclue l’éditorialiste de Folha de Sao Paolo, la parole revient maintenant à la présidente Dilma Rousseff. Le pays reste profondément divisé, et cette crise politique doit être réglée au plus vite.
     
    Etats-Unis : vers un mini Super Tuesday demain
     
    Aux Etats-Unis, la campagne pour les primaires bat son plein. Ce mardi, cinq grands Etats voteront. Et la journée de demain risque d'être encore plus importante que le Super Tuesday, il y a deux semaines, prédit le New York Times. « Côté Républicains, 424 délégués sont en jeu. Le grand morceau dans cette course sera l'Ohio, avec 66 délégués. Si Donald Trump gagne l'Ohio, John Kasich se retirera de la course. Tout comme Marco Rubio en cas de défaite chez lui, en Floride. Ce qui laisserait l'ultraconservateur Ted Cruz seul face au milliardaire Trump ».
     
    L'Ohio est aussi très disputé par les prétendants démocrates. « Dans cet Etat du Midwest, les travailleurs blancs ne font pas confiance à Hillary Clinton qui, dans le passé, avait apporté son soutien aux accords de libre-échange qui ont coûté des millions d'emplois », explique le Boston Globe. « Et c'est Bernie Sanders qui espère récupérer ces voix et ainsi renouveler sa victoire surprise dans le Michigan, la semaine dernière ».
     
    Haïti : Jovenel Moïse et PHTK exigent tenue du second tour présidentiel le 24 avril
     
    En Haïti, le PHTK, le parti politique de l'ex-président Michel Martelly, et son candidat à la présidence, Jovenel Moïse, haussent le ton. « Dans sa nouvelle position de parti de l'opposition, le PHTK accuse le pouvoir provisoire de manigancer un complot visant à exclure son candidat à la présidence de la course électorale », rapporte Le National. « Aussi, l'équipe rose, isolée et inquiète, se mobilise pour forcer le pouvoir à organiser les élections prévues le 24 avril prochain », comme le prévoit l'accord du 6 février.
    Lors d'une rencontre avec la diaspora haïtienne en Floride ce week-end, Jovenel Moïse a annoncé qu'il allait reprendre sa campagne électorale le 24 mars. « Nous attendons que les autorités publient le calendrier électoral », explique le poulain de Michel Martelly au Miami Herald. « Si tel n'est pas le cas jusqu'au 24 mars, nous allons descendre dans les rues et y rester », prévient Jovenel Moïse.
     
    « Cependant », objecte Le National, « les parlementaires de PHTK et leurs alliés sont farouchement opposés au Premier ministre nommé Fritz Jean. Ils disent qu'ils accorderont un vote défavorable à sa déclaration de politique générale. Un acte politique », conclut le quotidien haïtien, « qui risque de retarder la formation du nouveau gouvernement appelé à coordonner l'organisation des prochains scrutins déjà hypothétiques pour le 24 avril ».
     
    Nicaragua : une procession religieuse pour protéger son chien
     
    A Masaya, une ville dans le sud-est du Nicaragua, a eu lieu hier la traditionnelle procession des mascottes en honneur de Saint-Lazare. Des milliers de personnes y ont participé, toutes accompagnées de leur chien. Selon la tradition, explique La Prensa, leurs propriétaires viennent implorer les grâces de Saint-Lazare pour que leur fidèle animal soit épargné par les maladies. C'est avant tout une fête religieuse, rappelle le quotidien, une fête précédée d'une messe célébrée par le cardinal et qui prend ensuite des airs carnavalesques avec ce défilé haut en couleur. Une fête qui n'a été que ternie par des batailles, parfois violentes, entre chiens.

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