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    Amériques

    Etats-Unis: le nouveau «Super Tuesday», enjeu crucial des primaires

    media Des millions d'électeurs américains votent, mardi 15 mars 2016, pour les primaires républicaine et démocrate. REUTERS/Kevin Lamarque

    Les élections primaires, en ce « Super Tuesday bis », pourraient être décisives pour la nomination du candidat républicain et du démocrate en vue de la présidentielle du 8 novembre. Des millions d'électeurs sont appelés aux urnes dans cinq Etats : Floride, Ohio, Illinois, Missouri, Caroline du Nord. Plus de 300 délégués doivent être désignés, et dans certains Etats comme la Floride, le gagnant emportera toutes les voix. La bataille s’annonce rude, d'autant que le nombre de délégués en lice est important et côté républicain certains sont prêts à tout pour faire barrage à Donald Trump.

    L’enjeu est de taille : côté démocrate, la Floride représente 246 délégués, 99 côté républicain. Et cette fois pour les républicains, la règle est que le gagnant remporte l’ensemble des délégués de l’Etat en Floride et dans l'Ohio, ce qui rapprochera celui qui arrivera en tête de la qualification.

    En Floride, Donald Trump devance largement Marco Rubio, qui souhaitait passer un accord avec John Kasich pour que celui-ci appelle ses électeurs en Floride à voter pour lui. Lui-même d'ailleurs a appelé ses électeurs dans l'Ohio à voter pour Kasich pour éviter une victoire de Donald Trump. Mais selon le porte-parole du gouverneur de l'Ohio John Kasich, il n'y aura pas d'accord.

    Le QG de Marco Rubio à Miami. RFI/Anne-Marie Capomaccio

    Après les violences qui ont émaillé le rassemblement de Donald Trump à Chicago vendredi, le milliardaire a décidé d’annuler celui qu’il avait prévu en Floride ce lundi soir, pour se rendre dans l’Ohio. Car c’est là qu’il aura le plus de mal à l’emporter face à John Kasich. Ted Cruz, qui arrive en seconde position en nombre de délégués jusqu'à présent, veut conserver sa place pour faire barrage à Donald Trump jusqu'à la convention du parti en juillet.

     

     → A (re)lire : Primaires républicaines: les partisans de Trump et de Rubio dos à dos en Floride

    Côté démocrates, Hillary Clinton est favorite en Floride. En revanche Bernie Sanders espère dans renouveler dans l'Ohio sa victoire du Michigan. Car même si sa rivale est donnée gagnante dans les sondages, le vote ouvrier pourrait réduire l'écart entre les deux candidats.

    Trump sur ses terres au nord de Miami

    Dans un théâtre de verdure au nord de Miami, l’arrivée de Donald Trump est parfaitement mise en scène, rapporte Anne-Marie Capomaccio, notre envoyée spéciale à Miami. L’hélicoptère du milliardaire fait le tour de la pelouse, devant un public conquis, plusieurs milliers de supporters attendent le spectacle.

    Donald Trump assure une prestation de quarante minutes sur ses thèmes favoris : le mur à la frontière sud des Etats-Unis, la prochaine dénonciation des accords commerciaux, la médiocrité de ses opposants républicains, qu’il va « écraser » et les violences récurrentes dans les meetings. « Est-ce que nous avons un fauteur de trouble ? Je ne veux pas les qualifier de manifestants, ce sont des perturbateurs », lâche-t-il.

    Le candidat Donald trump en campagne à Boca Raton, dans le comté de Palm Beach, en Floride, le 13 mars 2016. REUTERS/Joe Skipper

    En Floride, pas de grosse manifestation anti-Trump. Le milliardaire possède de nombreuses propriétés ici et les sondages le donnent grand vainqueur. Seule une trentaine de jeunes, comme Jesse, surveillés par des forces de l’ordre aussi nombreuses qu’eux sont réunis pour apporter,  c’est leur slogan - « de l’amour face à la haine de Trump ».

    « Nous sommes face à quelqu’un qui dit comment il veut traiter les personnes de couleur et cela montre à quels points nous avons fait peu de progrès dans ce pays », explique Jesse. La nomination du candidat républicain ne se décidera pas ce soir, mais si Donald Trump remporte les délégués des cinq Etats qui votent ce mardi, il sera quasiment assuré de la victoire.

    Les Latinos pour ou contre Trump

    La communauté cubaine de Miami est divisée entre les deux candidats, explique Anne-Marie Capomaccio. A Miami, le panneau « les latinos avec Donald Trump » étonne un peu. Après les propos insultants du milliardaire sur les Mexicains, on aurait pu s'attendre à un rejet de cette communauté pour le candidat qui veut construire un mur à la frontière.

    Madalena Omera est juriste, son père est arrivé de Cuba alors qu'il était enfant. Elle estime au contraire que Donald Trump a raison : « Certains viennent ici, non pas pour devenir Américains, mais pour en profiter. Si les fondements de votre relation avec l'Amérique c'est de violer ses lois, je pense que vous ne méritez pas d'être Américain. »

    Un poster anti-Trump en Floride. RFI/Anne-Marie Capomaccio

    L'ambiance est fébrile au quartier général de Marco Rubio. Le sénateur de Floride est ici chez lui, mais les sondages le donnent perdant dans son fief. Ses supporters veulent y croire. Jorge Montero est outré par les propos du candidat Trump. « Donald Trump va chercher querelle à l'Europe, il va chercher la bagarre avec les Chinois, la bagarre avec les Mexicains. Vous n'insultez pas les Chinois ni les Mexicains, avant même d'avoir commencé à négocier », s’insurge-t-il.

    Le scrutin de ce mardi peut sceller le sort du candidat Rubio. Le soutien de l'establishment républicain ne semble pas avoir eu d'effet dans les sondages, malgré les nombreux meetings tenus ici par le jeune sénateur.

    Donald Trump a quant à lui, passé la soirée de lundi dans l'Ohio. Les deux candidats ont annoncé pour ce soir des fêtes de la victoire.


    ► Analyse de la crise que traverse le parti républicain

    Matt Lewis est l'auteur du livre Too Dumb To Fail (Trop stupide pour échouer) consacré à cette crise du parti républicain. L'ouvrage vient de paraitre aux Etats-Unis.

    « Je pense que là nous faisons face à une réelle crise d’identité. Le parti est une sorte de coalition qui survit sur les cendres de l’ère Reagan et vous avez tous ces gens qui pensent qu’ils sont républicains ou qu’ils sont conservateurs. Mais cela a une signification différente selon les gens. Franchement, pour la plupart des gens, cela signifie uniquement haïr Obama. Et pour beaucoup, au moins une bonne partie de la base qui soutient Donald Trump, au plus profond d’eux-mêmes, cela signifie 'revenons à une Amérique blanche' (Let's Make America White Again). Ils ne sont qu'une minorité à vouloir explicitement revenir à l'époque de 'l'hégémonie blanche' en Amérique. Mais je suis sûre qu'il y a un sentiment très fort, dans la classe ouvrière blanche, le sentiment d'avoir été laissé sur le côté. Et que le rêve américain qu'on leur avait promis n'existe plus. »

     

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