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    Amériques

    Primaires américaines: Trump et Clinton en tête, Marco Rubio jette l’éponge

    media C'est fini pour Marco Rubio: le sénateur jette l'éponge dans la course à l'investiture républicaine, le mardi 15 mars 2016 à Miami. REUTERS/Carlo Allegri

    Aux Etats-Unis, Donald Trump et Hillary Clinton ont conforté leur avance respective en remportant la plupart des primaires qui avaient lieu dans cinq Etats : Floride, Ohio, Illinois, Missouri et Caroline du Nord. Et la nouvelle de ce « Super Tuesday » numéro deux, c’est l’abandon de Marco Rubio dans la course à l’investiture républicaine.

    Ce second super Tuesday a donc rebattu les cartes côté républicain, puisqu'avec le retrait de Marco Rubio, ils ne sont plus que trois candidats en lice. Marco Rubio, le jeune sénateur de Floride qui se posait en rempart contre Donald Trump, a perdu dans son fief avec un écart de 18 points sur le milliardaire américain.

    Il a donc jeté l'éponge. « Même si ce n'est pas dans les projets de Dieu que je sois président en 2016 ou peut-être même jamais, et qu'aujourd'hui ma campagne est suspendue, le fait que je sois arrivé si loin est une preuve que les Etats-Unis sont vraiment un pays très spécial », a-t-il déclaré.

    Marco Rubio a dit souhaiter un président « qui ne mise pas sur la colère et la division ». Il avait d'ailleurs appelé ses électeurs dans l'Ohio à voter pour John Kasich pour faire barrage à Donald Trump.
     
    Les électeurs de Marco Rubio courtisés par les trois candidats républicains
     
    Depuis son meeting en Floride, Donald Trump a tout de même salué le courage de son rival Marco Rubio. « D’abord, je voudrais féliciter Marco Rubio pour avoir mené une campagne très dure. Il est intelligent et il a un grand avenir…. Mais je dois dire que personne, jamais dans l’histoire de la politique, n’a subi une campagne négative comme celle dont je fais l’objet. »
     
    Lors de son rassemblement mardi soir, Donald Trump a rappelé le fait que personne ne misait sur lui lorsqu’il s’est lancé dans la course. Or, il arrive toujours en tête. Il a aussi rappelé l’urgence sécuritaire qui, pour lui, a pris tout son sens après les attentats de Paris :
     
    « Un évènement a eu lieu. Cet évènement, c’est Paris, et ce fut un désastre. Puis nous avons eu Los Angeles, en Californie, où 14 personnes ont été tuées. Et cela s’est répercuté sur moi, ma campagne a pris une signification différente. »
     
    Donald Trump s’est posé en rassembleur du Parti républicain. L'important selon lui, c’est aussi le taux de participation élevé, qui a contribué à son succès. 
     
    John Kasich remporte sa première victoire des primaires dans l’Ohio face à Donald Trump
     
    Dans l'Ohio, Donald Trump n'a pas réussi à l'emporter face au gouverneur de l'Etat, John Kasich. Et comme pour la Floride, c'était chez les républicains la règle du « winner takes it all » : le gagnant rafle tous les délégués. Donald Trump en a récupéré 99 en Floride, mais dans l’Ohio, les 66 délégués reviennent tous à John Kasich, qui a savouré sa première victoire d'une primaire.
     
    John Kasich, qui représente un parti conservateur plus traditionnel et qui incarne plus « l'establishment », a remercié Marco Rubio qui avait appelé à voter pour lui dans l’Ohio, espérant lui aussi bénéficier de ses électeurs.
     
    Le gouverneur de l’Ohio s'est posé en sauveur du Parti républicain, bien décidé à rester dans la course : « Je veux que vous sachiez que la campagne continue, et que mon intention était que vous soyez fiers. Nous allons aller jusqu'à Cleveland et nous allons remporter la nomination du Parti républicain ! Nous allons battre Hillary Clinton et je deviendrai le président des Etats-Unis ! » 
     
    Ted Cruz ne remporte pas d’Etat mais rajoute des délégués à son score
     
    Le sénateur du Texas n’a remporté aucun des cinq Etats en lice pour ce deuxième « Super Tuesday ». En revanche, il a insisté sur le fait que dorénavant, il ne restait plus que lui et Donald Trump dans la course. Selon lui, John Kasich est bien trop loin derrière, alors que lui a remporté des victoires dans neuf Etats.
     
    Lors de son meeting au Texas, Ted Cruz a dit accueillir à bras ouverts les électeurs de Marco Rubio dont il aura besoin pour les prochaines étapes afin d’atteindre les 1 237 délégués nécessaires pour se qualifier à l’investiture du Parti républicain.
     
    « Ce soir, nous avons continué à gagner des délégués et à poursuivre notre marche en vue des 1 237. Dès ce mercredi matin, chaque républicain aura un choix très clair : il n'y a que deux campagnes qui ont une possibilité d'atteindre la candidature républicaine. La nôtre, et celle de Donald Trump. Personne d'autre n'a la moindre possibilité mathématique d'y parvenir. » Pour l’instant, le perdant Marco Rubio n’a pas donné de consigne de vote à ses électeurs.
     
    Côté démocrate, Hillary Clinton se projette déjà dans un duel avec Donald Trump mais Bernie Sanders ne s’avoue pas vaincu
     
    Bernie Sanders était au coude-à-coude avec Hillary Clinton dans le Missouri, où elle est donnée gagnante, et sur un résultat très serré également dans l’Illinois. Mais Bernie Sanders ne s’avoue pas battu d’avance. Il a tenu son meeting à Phoenix, en Arizona, où les électeurs sont appelés à voter la semaine prochaine.
     
    Car le sénateur bien décidé à influer sur la campagne et sur les lignes politiques de sa rivale. « Si nous restons unis, les Noirs, les Blancs, les Latinos, les Asiatiques américains, les Amérindiens ; si nous restons tous unis, les homosexuels, les hétérosexuels, les femmes et les hommes ; si nous restons unis, ceux qui sont nés aux Etats-Unis et ceux qui y sont venus ; si nous restons unis, il n'y a rien que nous ne puissions accomplir. La semaine prochaine, il y a une élection très importante en Arizona. Nous gagnerons si le taux de participation est élevé, alors faisons en sorte qu'il soit élevé ! »
     
    Hillary Clinton l'aurait donc emporté dans les cinq Etats. Elle a félicité Bernie Sanders pour son courage, mais elle s'est surtout adressée à ses partisans contre Donald Trump. « Notre prochain président doit rassembler notre pays, pour qu'on puisse partager les promesses qu'offre l'Amérique. Nous devons casser les barrières et non pas construire des murs ! Nous ne réussirons pas en créant des divisions entre nous et eux ! Pour être grands, on ne peut pas rester petits ! On ne peut pas perdre ce qui a fait la grandeur de l'Amérique au départ. Et il ne s'agit pas uniquement de Donald Trump, nus devons tous y prendre notre part. »
     
    Hillary Clinton s'est donc posée en seul rempart contre Donald Trump. Elle se projette déjà au lendemain des conventions démocrate et républicaine, qui n'auront pourtant lieu qu'en juillet et qui désigneront pour chaque parti le candidat définitif pour l’élection présidentielle du 8 novembre prochain.

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