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    Amériques

    A la Une: Lula nouveau ministre d’Etat d’un Brésil en pleine crise politique

    media La présidente brésilienne Dilma Roussef a nommé son prédecesseur Lula ministre d'Etat. Roberto Stuckert Filho/PR

     

    La révélation par le juge Sergio Moro du contenu des écoutes téléphoniques entre Dilma et Lula sur son décret de nomination a mis le feu aux poudres, gronde O Globo. La presse brésilienne publie des photos de manifestations contre la nomination de l’ancien président au gouvernement, comme le constate Estadao.
     
    Correio Braziliense rapporte que les manifestants se sont rassemblés à l’initiative de groupes pro impeachment, qui demandent la destitution de Dilma Rousseff, dont le mouvement Brasil Livre et des parlementaires de l’opposition. De nouvelles manifestations sont prévues, alors que la cérémonie de prise de fonctions de Lula est prévue ce matin à Brasilia, précise Folha de Sao Paolo. D’après ce journal, les juristes interrogés sont partagés entre ceux qui considèrent que la présidente brésilienne a commis un crime de responsabilité, et ceux qui contestent la légalité de ces enregistrements. 
     
    « Nous avons désormais un gouvernement bicéphale », constate Frei Betto dans sa tribune du journal O Globo. « Deux personnages aux caractères bien différents : elle en ligne droite et pressée, lui tout en rondeurs, précautionneux. […] Lui préfère négocier, elle, que ses ordres soient respectés. […] Comme le dit la chanson et peut-être que cela se reflètera dans la conjoncture actuelle : l’un commande, l’autre obéit. » Mais s’il y a divergence de vues sur les stratégies de relance, « qui aura le dernier mot ? », s’interroge-t-il. « La troisième option n’existe pas dans la Constitution : Dilma démissionne, et Lula assume de droit ses fonctions, c’est ce qu’il tentera de faire à partir de maintenant », prédit Frei Betto.
     
    Pourquoi Dilma a-t-elle nommé Lula à son gouvernement ?
     
    Selon Carta Capital, la nomination de Lula au gouvernement avait deux objectifs : d’abord, cela créerait une union forte entre Dilma, Lula et le PT (Parti des Travailleurs, au pouvoir) pour contrer l’offensive du juge Sergio Moro, responsable de l’opération Lava Jato, lavage rapide, l’opération anti-corruption dans le scandale Petrobras. Car pour le cœur du gouvernement, l’objectif du juge était de démolir le PT, de faire tomber la présidente et de retirer son prédécesseur de la vie politique. Deuxième objectif : Lula au Planalto pourrait donner une impulsion au gouvernement grâce à son charisme, indique Carta Capital, alors que le pays traverse une grave crise économique, politique et sociale. Selon les proches de Lula, Dilma devra céder une partie de son pouvoir présidentiel pour le répartir au sein du PT.
     
    Mais pour l’éditorialiste de O Globo, Miriam Meitão, Lula n’arrivera pas à redresser l’économie en crise. Selon elle, le PT veut tenter une stratégie qui a déjà prouvé qu’elle ne fonctionnait pas, car la relance qui avait fonctionné s’est faite de façon très artificielle. S’il applique les mêmes paramètres, prévient-elle, il ne réussira qu’à augmenter le déficit public, l’endettement et l’inflation.
     
    Avec la colère engendrée par la nomination de Lula qui selon l’opposition lui permet d’échapper à la justice, il faudra que le Tribunal suprême de Justice tranche pour apaiser la rue, estime Folha de Sao Paolo.
     
    Aux Etats-Unis, l’annonce de Barack Obama de nommer à la Cour suprême Merrick Garland suscite déjà des remous
     
    En nommant ce mercredi à la Cour suprême le juge Merrick Garland, en remplacement d’Antonin Scalia décédé brutalement il y a quelques semaines, Obama misait sur la haute réputation du magistrat pour éviter les attaques politiques et mettre dans l’embarras les sénateurs républicains, écrit le Washington Post. Le président a mis en avant son expérience et son implication après les attentats d’Oklahoma qui avaient tué 168 personnes. Le nouveau juge à la Cour suprême doit être nommé à vie comme les huit autres, et dans les mois qui viennent devra statuer sur des sujets sensibles comme l’avortement, l’immigration ou la lutte contre le réchauffement climatique.
     
    Malgré son image de centriste, le juge Garland est rejeté par les républicains
     
    Pourtant à 63 ans, le président de la cour d’appel du district de Columbia Merrick Garland est un modéré, un centriste précise le New Yorker. Il a travaillé sous la présidence des deux partis, démocrate et républicain depuis 19 ans. Ce qui a suscité des grincements de dents parmi les démocrates qui auraient souhaité un choix qui ne soit pas destiné à conforter les républicains intransigeants.
     
    Peine perdue : la bataille ne fait que commencer relève le New York Times. Et elle pourrait durer des mois sans être résolue.
    Selon l’éditorialiste Dana Milbank du Washington Post, le chef de la majorité au sénat Mitch McConnell et le chef du comité judiciaire au sénat Chuck Grassley ont eu à l’égard de Garland « aussi peu de considération que si Obama avait nommé (le réalisateur contestataire) Michael Moore ».
     
    A Cuba, les liens postaux ont été rétablis avec les Etats-Unis


    Ce mercredi, à quelques jours de la visite historique de Barack Obama à La Havane, un vol inaugural de Miami à La Havane a apporté les premiers colis postaux, une liaison interrompue depuis 1968 rappelle le journal officiel cubain Granma. Cela concernera surtout l’envoi de colis qui devaient jusque-là transiter par un pays tiers, ce qui augmentait les coûts et les délais. « Nous sommes en train de faire l’histoire » a déclaré l’inspecteur de la sécurité postale. Selon la vice-présidente de la compagnie postale cubaine, il y aura trois vols par semaine, lundi, mercredi et vendredi à compter du 25 mars.
     
    Et puis une image inhabituelle à l’aéroport José Marti de La Havane rapporte El Nuevo Herald : deux énormes avions C-17 des forces aériennes américaines sont arrivés à La Havane en amont de la visite de Barack Obama qui atterrit dimanche après-midi. Une situation inconcevable il y a encore peu alors que Cuba a considéré les Etats-Unis comme son ennemi et une puissance impérialiste pendant des années.

     

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