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    Venezuela: le contrôle de territoires miniers derrière le massacre de Tumeremo ?

    media Les tombes des mineurs à Tumeremo, dans l'état de Bolivar, le 16 mars 2016. Reuters

    Ils étaient portés disparus dans l'Etat de Bolivar, au sud-est du Venezuela, depuis le vendredi 4 mars. Selon un certain nombre de familles, 28 mineurs clandestins de la mine Atenas, à proximité du village de Tumeremo, manquaient en effet à l'appel. Une enquête a été ouverte le dimanche 6 mars : des fouilles ont eu lieu et des cadavres ont été retrouvés cette semaine dans la fosse d'une autre mine.

    De notre correspondant à Caracas, Julien Gonzalez

    Les fouilles pour retrouver les disparus sont terminées depuis ce mercredi 16 mars, mais l'enquête, elle, ne fait que commencer. Dix-sept cadavres ont été retrouvés dans une fosse d'une autre mine de l'Etat de Bolivar, celle de Nuevo Callao, ce qui corrobore que les victimes ont belle et bien été transportées d'un lieu à l'autre.

    La procureure générale Luisa Ortega Diaz a précisé que tous les corps présentent des impacts de balles et ont été retrouvés «habillés et entiers» : les mineurs ont donc été tués par armes à feu, la justice excluant l'hypothèse de «corps mutilés» formulée par un témoin.

    Le mobile des crimes n'est pas déterminé

    «Nous voulons la justice pour nos frères mineurs», «que la mort des mineurs massacrés ne reste pas impunie». Manifestation à Tumeremo, dans l'Etat vénézuélien de Bolivar, le 7 mars 2016. REUTERS/Stringer

    Du côté des responsables présumés des meurtres, des ordres de capture ont été lancés. « El Topo », un chef de bande est le suspect numéro 1 des assassinats des mineurs selon la justice. Un affrontement entre bandes armés pour contrôler ce territoire minier pourrait en être à l'origine mais ce n'est qu'une hypothèse parmi d'autres.

    L'enterrement des victimes a eu lieu ce mercredi 16 mars. Et tout le monde s'accorde pour dénoncer un véritable « massacre ».

    Plusieurs versions opposées ou tout du moins différentes ont circulé depuis l'alerte de ces disparitions. Le député d'opposition de l'Etat de Bolivar, Américo De Grazia est le premier homme politique à avoir dénoncé la disparition des mineurs puis à avoir évoqué l'hypothèse d'un « massacre ». Autre responsable politique concerné par cette affaire, Francisco Rangel Gomez, le gouverneur de l'Etat de Bolivar, membre du parti du président Nicolas Maduro : lui a dû revoir complètement son discours face aux découvertes de cette semaine.

    Deux jours après l'alerte, il avait démenti « tout massacre », une « information de la droite, pour terroriser la population ». Ce mercredi en revanche, il a reconnu « qu'un massacre a été commis à Tumeremo ». Le gouverneur se défend de se rétropédalage en précisant qu'il « aurait été irresponsable de confirmer un massacre dès le premier jour sans la moindre preuve ».

    17 corps retrouvés, combien de disparus ?

    Un certain nombre de questions restent sans réponses, comme le nombre exact de victimes. La procureure générale «a écarté [NDLT: l'hypothèse qu'il ait] plus de 17 victimes». En début de semaine, elle avait pourtant évoqué le chiffre de 21 personnes portées disparues dont 18 identifiées. Et depuis le premier jour, deux témoins relayés par le député d'opposition Américo De Grazia persistent à dénoncer la disparition de 28 mineurs.

    Des fonctionnaires de police impliqués ?

    L'autre point d'interrogation concerne la participation ou non de fonctionnaires policiers dans ce massacre ? « Le camion qui a servi au transport des corps était suivi d'une camionnette avec à bord trois fonctionnaires de la police scientifique, pénale et criminelle de Tumeremo » a déclaré le même député d'opposition, s'appuyant sur le récit de témoins. En face, le patron de la police scientifique et criminelle affirme prendre toutes ses responsabilités : « une enquête pénale contre des fonctionnaires de police, des membres des services de renseignements ou des militaires n'est pas à écarter ».

    → Pour en savoir plus, lire l'article de Global Voices sur cette affaire

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