GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Lundi 5 Décembre
Mardi 6 Décembre
Mercredi 7 Décembre
Jeudi 8 Décembre
Aujourd'hui
Samedi 10 Décembre
Dimanche 11 Décembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Amériques

    Colombie: à quand l'accord de paix avec les FARC?

    media Une combattantes des FARC, dans un camp du Magdalena Medio, dans le département d'Antioquia, le 18 février 2016. AFP PHOTO / LUIS ACOSTA

    Pas de paix en Colombie pour l'instant. Il y a six mois, le président Juan Manuel Santos et le chef des Forces armées révolutionnaires de Colombie - Armée du peuple (FARC), Timoléon Jiménez alias « Timochenko », s’étaient fixé la date butoir du 23 mars pour signer un accord de paix définitif et mettre fin au plus vieux conflit armé de l’hémisphère occidental. C’est raté pour la date butoir, mais les négociations continuent à La Havane. Lundi, le secrétaire d’Etat américain John Kerry y a rencontré les négociateurs du gouvernement colombien et les chefs guérilleros.

    De notre correspondante à Bogota,

    Depuis plusieurs jours, il était clair que le délai du 23 mars ne serait pas tenu. Le 8 mars dernier, le président Santos avait prévenu qu’il n’allait pas signer « un mauvais accord » pour une question de date. Date qu’il avait lui-même lancée pour tenter d’accélérer les négociations qui durent depuis trois ans et demi, ce qui est peu pour mettre fin à 50 ans de conflit armé, mais qui est long pour l’opinion publique colombienne, urbaine, qui doute de la volonté de paix des FARC et de l’utilité même de ces négociations.

    A droite, l’ex-président colombien Alvaro Uribe tire à boulets rouges sur le processus de paix avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie, en accusant le gouvernement de livrer le pays au communisme, au « castro-chavisme ». La cote du président Santos est au plus bas : 24 % de popularité selon un dernier sondage, du jamais vu dans le pays. La prolongation des négociations est donc une mauvaise nouvelle à court terme. Mais personne ne doute que la paix sera signée dans les prochaines semaines ou dans les prochains mois.

    Pourquoi les partisans de la paix sont-ils optimistes ?

    De l’avis général, les négociations ont atteint un point de non-retour. D’une part, des accords préliminaires importants ont été annoncés en matière de développement agraire, de justice transitionnelle, de participation en politique des guérilleros une fois démobilisés... D’autre part, sur le terrain, la guérilla et les FARC sont en trêve de fait depuis huit mois. L’année écoulée a été la moins violente qu’a connu le pays en 60 ans.

    Ce à quoi il faut ajouter un dernier motif d’optimisme, à savoir la rencontre en début de semaine entre le secrétaire d’Etat américain John Kerry et les chefs des Forces armées révolutionnaires de Colombie. Une rencontre historique et assez incroyable, puisque les FARC sont encore sur la liste noire des organisations terroristes de Washington. Les Américains ont donc, ce faisant, manifesté leur confiance dans le processus de paix.

    Un soutien susceptible d'aider à débloquer la situation ?

    Le dialogue a achoppé sur la question délicate de la démobilisation et du désarmement des guérilleros. Ces dossiers posent un défi sécuritaire complexe dans un pays où subsistent d’autres groupes armés. Et les FARC dénoncent la résurgence du paramilitarisme.

    Mais à La Havane, John Kerry a promis une aide « en faveur de la sécurité des personnes qui déposent les armes ». Un journaliste colombien a d'ailleurs ironisé sur Twitter : « C’est la CIA qui va protéger les ex-guérilleros. »

    Un signe que le monde change ! Alvaro Uribe a pour sa part dénoncé la trahison des Américains. Le soutien de Washington aux négociations de la Havane va à l’encontre du discours uribiste. Et c’est une bonne nouvelle pour la paix.

    → Écouter le Grand Reportage de RFI : Bientôt la paix en Colombie ?

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.