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    Amériques

    Colombie: le gouvernement annonce l’ouverture de discussions de paix avec l’ELN

    media Capture d'écran d'une vidéo datée du 7 janvier 2015 prise sur le site de l'Armée de libération nationale (ELN) représentant les guérilleros lors de leur congrès en décembre.

    En Colombie, c’est l'aboutissement de 40 ans de négociations : des discussions de paix entre le gouvernement et l'Armée de libération nationale (ELN), qui est la deuxième guérilla du pays, vont enfin s'ouvrir. C'est ce qu'a oficiellement annoncé le gouvernement colombien ce mercredi depuis Caracas. Sachant que les FARC se trouvent dans la dernière ligne droite pour signer les accords de paix à La Havane, c'est l'autre guérilla colombienne qui s'assoit donc à la table des négociations.

    L'ELN est une guérilla qui s'est formée en 1964, avec pour objectif de changer la société, comme les FARC, mais alors que celle-ci est plutôt une guérilla des masses paysannes, obligées de fuir la violence politique, l'ELN s'est formée autour d'un groupe d'intellectuels, des d'étudiants partis à Cuba, inspirés par Che Guevara, et rentrés en Colombie avec l'intention de mener une révolution socialiste. Selon les autorités, l'ELN serait encore forte de 1 500 hommes, les FARC en compteraient 8 000.

    Cela fait 40 ans que des pourparlers de paix ont été tentés avec l'Armée de libération nationale, sans succès. Depuis deux ans, Frank Pearl, le chef de la délégation du gouvernement colombien, a entamé des discussions avec l'ELN. Le 19 mars dernier, le président Juan Manuel Santos a lancé un ultimatum : pas de discussions tant que l'ELN ne libère pas ses otages. Un militaire et un civil ont finalement été libérés, et la guérilla a diminué ses attaques contre l'armée.

    Cette fois les conditions semblent réunies, six points sont déjà définis pour démarrer les pourparlers. Mais ces discussions de paix seront sans doute plus difficiles qu'avec les FARC, car l'ELN veut inclure les questions relatives aux activités minières et aux ressources en hydrocarbures et privilégier des négociations ouvertes avec la participation de la société colombienne.

    L'annonce de l'ouverture de négociations de paix a eu lieu à Caracas, mais les pourparlers se dérouleront à Quito en Equateur.

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