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    Amériques

    Venezuela: l’Assemblée approuve la loi d’amnistie au terme d’un débat musclé

    media L'Assemblée nationale vénézuélienne est dominée depuis les dernières élections législatives par l'opposition au président Nicolas Maduro. AFP PHOTO/FEDERICO PARRA

    L’Assemblée nationale vénézuélienne a approuvé mardi 29 mars, en deuxième lecture, la loi d’amnistie et de réconciliation nationale. Un texte très sensible qui a fait l’objet d’une âpre bataille entre le camp chaviste du président Maduro et les députés de l’opposition, majoritaires depuis les législatives de décembre dernier.

    Avec notre correspondant à Caracas, Julien Gonzalez

    Près de trois mois après son investiture, la nouvelle Assemblée nationale vénézuélienne a voté son texte sans doute le plus délicat. Les députés ont approuvé en deuxième lecture, ce mardi 29 mars, la loi d'amnistie et de réconciliation nationale. Un sujet brûlant car il vise notamment la libération d'étudiants et de dirigeants politiques arrêtés suite aux protestations de 2014 contre le gouvernement de Nicolas Maduro.

    Le projet de loi avait été déposé à l'Assemblée au début du mois de février et avait déjà été approuvé en première lecture. Il n'était pas attendu pour ce mardi, mais l'ordre du jour a finalement été modifié. Et pour cette deuxième et donc définitive lecture, les débats ont été âpres dans l’hémicycle entre le camp chaviste du président Maduro et l'opposition majoritaire depuis les législatives de décembre dernier.

    Dès le début des discussions, la tension est rapidement montée. En cause notamment, le sort de l'opposant Leopoldo Lopez. Le leader du parti Voluntad Popular est actuellement en prison après avoir été jugé responsable des violences du 12 février 2014. L'opposition tient à en faire l'un des principaux bénéficiaires de cette amnistie à venir. En face, les chavistes parlent « d'amnésie criminelle » et rejettent sur le militant la responsabilité de la mort de 43 personnes lors des manifestations de 2014.

    Barrage de Maduro ?

    Au total, il aura fallu plus de six heures pour que cette loi soit approuvée. Elle doit désormais atterrir sur le bureau du chef de l’Etat pour être définitivement adoptée. Nicolas Maduro a toutefois prévenu mardi : « Toute loi pour protéger des terroristes et des criminels ne passera pas. »

    Comme le président ne peut que suggérer des observations à soumettre à l'Assemblée nationale, il y a fort à parier qu’il va demander le jugement du Tribunal suprême de justice sur cette loi.

    Depuis la rentrée parlementaire, la plus haute instance judiciaire du pays est déjà intervenue à plusieurs reprises pour empêcher l'application de certains textes votés par les députés. Le bras de fer pourrait donc une nouvelle fois bénéficier au camp chaviste si le TSJ qualifiait cette loi d'inconstitutionnelle.

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