GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Vendredi 8 Décembre
Samedi 9 Décembre
Dimanche 10 Décembre
Lundi 11 Décembre
Aujourd'hui
Mercredi 13 Décembre
Jeudi 14 Décembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Amériques

    Le groupe EI et la Corée du Nord au menu du sommet sur la sécurité nucléaire

    media Un sticker à l'effigie du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un collé non loin du centre de conférence qui accueillera le sommet international sur la sûreté nucléaire à Washinton.

    Début ce jeudi à Washington du dernier sommet centré sur la sécurité nucléaire, auquel participent une cinquantaine de pays et organisations internationales. Parmi les sujets à l'ordre du jour, après les attentats de Bruxelles : comment empêcher le groupe Etat islamique d'acquérir des matières nucléaires ? Il y aura ainsi une séance spéciale consacrée à la menace que pose l’organisation jihadiste à la sécurité mondiale. Mais ce ne sera pas le seul sujet discuté.

    La Corée du Nord occupera une place de choix, ce jeudi à Washington, lors du sommet sur la sûreté nucléaire. Le président américain Barack Obama doit ainsi recevoir la présidente sud-coréenne Park Geun-hye et le Premier ministre japonais Shinzo Abe.

    Cette rencontre, organisée dans le cadre de la coopération trilatérale avec les Etats-Unis, sera suivie d'un entretien avec le président chinois Xi Jinping à qui M. Obama demandera certainement de faire pression sur Kim Jong-un pour qu'il cesse ses provocations nucléaires.

    Dans l'après-midi, le locataire de la Maison Blanche s'entretiendra avec François Hollande puis donnera un dîner de travail réunissant les chefs d'Etat sur le thème de la perception de la menace nucléaire.

    Terrorisme nucléaire

    Egalement au menu des discussions de ce rendez-vous international, la sécurité des installations nucléaires, mais aussi la prévention du risque terroriste. Bien plus qu'une éventuelle attaque sur une centrale nucléaire, c'est la possible fabrication de bombes à teneur radioactive, notamment par l’organisation Etat islamique, qui inquiète les experts. Ces « bombes sales » pourraient être mises au point à partir de matières radioactives qui se trouvent dans certaines applications civiles, notamment dans le milieu de la santé.

    « Il est plausible qu’on en voit l’utilisation dans les évènements terroristes dans les années à venir, soutient Benjamin Hautecouverture, spécialiste des questions de prolifération nucléaire à la Fondation pour la recherche stratégique. En revanche, une telle bombe sale ne ferait pas forcément beaucoup de dégâts, ni beaucoup de dommages. […] Une fois qu’on a mis la main sur des matières via des réseaux de trafics noirs tels qu’on peut en trouver par exemple en Europe de l’Est, encore faut-il utiliser cette matière pour la disperser. Il est tout à fait possible que ces gens ne sachent pas disperser ces matières ou que, une fois qu’elles aient été dispersées à l’aide d’un engin explosif, elles ne soient devenues, pas inoffensives, mais presque. »

    Barack Obama à la manœuvre

    C’est le président des Etats-Unis Barack Obama qui avait lancé ce cycle de discussions internationales sur la sécurité nucléaire, après le discours de Prague en 2009. Son ambition était alors de réduire les risques liés à la prolifération et aux accidents nucléaires. Objectif partiellement rempli aux yeux de Benjamin Hautecouverture.

    « Le monde est plus sûr aujourd’hui qu’il ne l’était en 2009 quand Barack Obama a lancé son initiative lors de son discours de Prague, mesure-t-il. Le cycle des sommets a été lancé pour que le sujet de la sécurité nucléaire soit pris au plus haut niveau des Etats. Il va s’arrêter après le sommet de Washington. Par conséquent, il va falloir suivre ensuite les efforts faits par les Etats pour qu’ils soient toujours à peu près portés au même niveau. »

    La Russie grande absente

    Vendredi se tiendra une réunion E3+3 - censée réunir la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, les Etats-Unis, la Chine et la Russie - sur la mise en œuvre de l'accord nucléaire avec l'Iran, avant la séance plénière d'ouverture où les participants présenteront leurs actions visant à améliorer la sécurité nucléaire. L'ONU, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et Interpol feront de même lors d'un déjeuner de travail, puis Barack Obama fera le bilan du sommet lors d'une conférence de presse de clôture.

    La grande absente est la Russie, qui s'irrite du rôle prépondérant que jouent les Etats-Unis dans les négociations sur le désarmement. Commentaire de la Maison Blanche : Moscou rate une opportunité. Mais le Kremlin affirme pour sa part que la coopération se poursuit avec les Américains dans le domaine de la sécurité nucléaire.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.