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    «Impeachment» au Brésil: la défense de Dilma Rousseff se met en place

    media José Eduardo Cardozo énonce les arguments de la défense de Dilma Rousseff devant la commission, le 4 avril à Brasilia, alors qu'un député est venu avec l'un de ces ballons à l'effigie de Lula en tenue de bagnard, brandis dans les manifestations. REUTERS/Adriano Machado

    La procédure de destitution de la présidente Dilma Rousseff avance alors qu'une crise politique ébranle le Brésil depuis des mois. Une commission spéciale du Congrès est chargée de se prononcer sur l'impeachment, avant qu'il ne soit soumis au vote des parlementaires. Lundi 4 avril, Mme Rousseff a présenté sa défense, par l'intermédiaire du procureur général du Brésil, José Eduardo Cardozo.

    Pour l'ancien ministre de la Justice José Eduardo Cardozo, un proche de Dilma Rousseff, la procédure de destitution qui la frappe est une « vengeance », initiée par le président de la Chambre des députés, Eduardo Cunha. Un ennemi de la présidente, membre du parti centriste PMDB qui vient de lui retirer son soutien. « Le Brésil est à la merci d'un maître-chanteur », a chargé M. Cardozo. « Une défense indigne », a répondu l'intéressé.

    Dilma Rousseff fait face à une crise politique majeure, sur fond de récession économique sévère et d'affaire Petrobras. La présidente est accusée d'avoir maquillé les comptes publics l'année pour favoriser sa réélection en 2014. Mais selon l'avocat général de l'Union, chargé de la défendre, la demande de destitution n'est fondée sur aucun crime. Il met en garde les députés contre les risques d'un impeachment qui se fonderait sur l'impopularité d'une présidente « élue par le peuple ».

    Selon lui, les 10 % d'opinions favorables ne sont pas une raison valable pour destituer un chef d'Etat au Brésil. « Je vais être clair : dans un régime présidentialiste comme le nôtre, un président de la République ne peut être démis de ses fonctions, que s'il a commis un crime de responsabilité. Seuls des faits graves, qui constituent une atteinte à la Constitution, peuvent contraindre à destituer un président ! », a plaidé José Eduardo Cardozo.

    « Ce qui est en jeu, selon l'ancien ministre, c'est la démocratie au Brésil, l'Etat de droit. S'il n'y pas de crime de responsabilité établi, alors ce serait un coup d'Etat, une violation de la Constitution, un affront à l'Etat de droit, sans besoin de recourir aux baïonnettes ». Et d'enfoncer le clou, en assurant que voter la destitution de Dilma Rousseff constituerait une « erreur historique » de la part des parlementaires brésiliens.

    La commission spéciale du Congrès doit remettre son rapport au début de la semaine prochaine à la Chambre des députés. Mais sa crédibilité est déjà entamée. Elle est composée de 65 députés de différents partis, et plus de la moitié d'entre eux sont cités dans des enquêtes judiciaires en cours. Le vote sur la destitution de Dilma Rousseff à la Chambre pourrait intervenir à la mi-avril. Si l'opposition veut l'emporter, elle devra obtenir le soutien des deux tiers des députés, explique notre correspondant à Rio de Janeiro, François Cardona.

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