GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mercredi 14 Août
Jeudi 15 Août
Vendredi 16 Août
Samedi 17 Août
Aujourd'hui
Lundi 19 Août
Mardi 20 Août
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Zoom

    Brésil: semaine de tous les dangers pour Dilma Rousseff

    media Une commission parlementaire doit décider, ce lundi soir 11 avril 2016, de soumettre ou non l'avenir de Dilma Rousseff au vote des députés. REUTERS/Adriano Machado

    C’est une semaine cruciale qui s’ouvre ce lundi pour la présidente brésilienne. Dilma Rousseff saura si la procédure de destitution lancée contre elle a des chances d’aboutir ou pas, sachant que le pays est déjà en proie à une grogne sociale sans précédent et que dans tout juste quatre mois débuteront les J.O de Rio.  Première étape décisive dans ce processus de destitution : le vote, ce lundi, d’un rapport par une commission spéciale parlementaire.

    La présidente Dilma Rousseff est accusée par l’opposition d’avoir maquillé les comptes publics en 2014, en pleine année électorale. Son objectif aurait été de minimiser l’ampleur des déficits publics de ce pays que l’on présentait à l’époque comme un des futurs moteurs de l’économie mondiale et de préserver ses chances dans le processus électoral. Dilma Rousseff rejette ces accusations. Elle affirme notamment n’avoir commis aucun « crime de responsabilité administrative » et elle assimile ce processus de destitution à une tentative de « coup d’Etat institutionnel ».

    Le vote de ce lundi soir devrait être une formalité : la commission parlementaire devrait donner le feu vert à la poursuite du processus de destitution en votant ce rapport non contraignant. Cette commission spéciale est constituée de soixante-cinq députés et une majorité simple suffirait pour passer à l’étape suivante. Pour rappel : mercredi 6 avril le rapporteur de cette commission avait déjà préconisé la mise en accusation de Dilma Rousseff devant le Sénat, raison pour laquelle ce vote ne devrait être qu’une formalité.

    L’étape de la Chambre des députés

    Si ce rapport est validé par la commission spéciale parlementaire, il sera présenté vendredi 15 avril à la chambre des députés qui devra à son tour voter. Un scrutin qui pourrait intervenir très rapidement, selon la presse brésilienne dimanche ou lundi prochains, les 18 ou 19 avril.

    Pour que ce processus de destitution se poursuive, il faudra une majorité des deux tiers. C’est-à-dire que trois-cent-quarante-deux voix seront nécessaires sur un total de cinq-cent-treize députés. En cas de résultat insuffisant, la procédure serait alors définitivement enterrée, par contre en cas de majorité aux deux tiers la procédure passera aux mains des sénateurs.

    Le Sénat, seule instance habilitée à écarter Rousseff de la présidence

    Après les députés viendra le tour des sénateurs qui devront également approuver ou non la mise en accusation de la présidente. Mais à la différence de la Chambre des députés, au Sénat une majorité simple suffira. Si d’aventure on en arrive là, Dilma Rousseff sera alors écartée du pourvoir pendant une période pouvant aller jusqu’à 180 jours, en attendant un vote définitif des sénateurs, cette fois aux deux tiers, sur la destitution à proprement parler.

    Si Dilma Rousseff est écartée du pouvoir, la suite est inscrite dans la Constitution. L’intérim sera assuré par le vice-président, en l’occurrence Michel Temer, âgé de 75 ans, et ce jusqu’à la fin du mandat pour lequel a été élu Dilma Rousseff, c’est-à-dire jusqu’en 2018.

    Que fait le gouvernement pour éviter une éventuelle destitution ?

    Depuis quelques semaines l’ancien président Luis Ignacio Lula da Silva est revenu aux affaires : il a été nommé à un poste de ministre par Dilma Rousseff. Un retour pas si étonnant puisque lui-même est cité dans des affaires de corruption - un des volets de l’affaire Petrobras - et qu’il bénéficie en redevenant ministre d’une immunité judiciaire. Cette nomination a, pour l’instant, été gelée par la justice. Au-delà de son cas personnel, ce retour au premier plan de Lula permet à Dilma Rousseff de compter sur un soutien de choix à l’heure de négocier avec les députés du centre droit. Il s’agit d’éviter qu’ils ne votent en faveur de la poursuite du processus de destitution. Selon une partie de la presse brésilienne, ils obtiendraient en contrepartie des postes gouvernementaux.

    Lula reste une figure emblématique de la classe politique et il continue de rassembler. L’ancien chef d’Etat participera, par exemple, lundi 11 avril à une manifestation de soutien à Dilma Rousseff pendant le vote de la commission parlementaire. Une manière de mettre un peu plus de pression sur cette instance. Mais cette manœuvre pourrait être contre-productive et accentuer un ras-le-bol déjà croissant au sein de la population brésilienne.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.