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    Amériques

    Dilma Rousseff évoque à l'ONU le «grave moment» traversé par son pays

    media La présidente du Brésil lors de son intervention à l'ONU lors de la signature de l'accord de Paris sur le Climat, aux Nations unies, à New York, le 22 avril 2016. TIMOTHY A. CLARY / AFP

    La présidente brésilienne Dilma Rousseff, menacée de destitution, a déclaré vendredi 22 avril à l'ONU que les Brésiliens sauront empêcher tout «recul» de la démocratie. Ses opposants s'attendaient à ce qu'elle profite de la tribune des Nations unies pour dénoncer à nouveau le «coup d'Etat» dont elle affirme être victime. 

    La presse et l'opposition l'attendaient au tournant. Beaucoup s'attendaient à ce que la présidente brésilienne profite de l'occasion pour dénoncer la procédure de destitution dont elle fait l'objet et qu'elle qualifie de « coup d'Etat ». Mais ses remarques sur la crise politique dans son pays, à près de 100 jours des Jeux Olympiques de Rio, n'ont duré que 30 secondes, à la toute fin d'un discours de neuf minutes consacré à l'accord sur le climat.

    Mesdames, Messieurs, je ne peux pas ne pas évoquer le grave moment que vit le Brésil. En dépit de tout ce qui se passe, je veux dire que le Brésil est un grand pays, avec une société qui a été capable de vaincre l'autoritarisme et de construire une démocratie vibrante. Notre peuple travaille dur et a une grande estime pour la liberté. Je ne doute pas qu'il sera capable d'éviter tout recul. Je suis reconnaissante envers tous les leaders qui ont exprimé leur solidarité à mon égard. Merci beaucoup.
    La présidente brésilienne Dilma Roussef lors de son discours aux Nations unies évoque la situation au Brésil 22/04/2016 - par RFI Écouter

    Après le vote des députés dimanche 17 avril pour la procédure d'impeachment de la présidente Dilma Rousseff, ce sera le tour du Sénat de se prononcer d'ici la mi-mai. Un vote à la majorité simple des sénateurs sera suffisant pour l'écarter du pouvoir pendant au maximum six mois. L'opposition l'accuse d'avoir maquillé les comptes publics en 2014, année de sa réélection. 

    Dilma Rousseff a accusé le vice-président Michel Temer de comploter « ouvertement » contre elle, tout en soulignant qu'elle ne se laisserait pas abattre. Michel Temer, lui, a jugé le discours de Dilma Rousseff « inadéquat ». Mais il multiplie les consultations. Et se dit prêt, le jour venu, à présenter un gouvernement. Une bataille politique qui a presque occulté la raison du déplacement de Dilma Rousseff à l'ONU, pour y signer l'accord de Paris sur le climat.

    La présidente a promis que le Brésil réduirait de 43% ses émissions de gaz à effet de serre et stopperait totalement la déforestation en Amazonie d'ici 15 ans. Des promesses qui pourraient bien rester lettre-morte, estime notre correspondant à Rio de Janeiro, François Cardona.

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