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    Amériques

    Airbnb hors-la-loi à Berlin, d’autres villes tentent de mettre le holà

    media Berlin est devenu en à peine une décennie un des rendez-vous les plus prisés des touristes du monde entier. Getty/Chris Tobin

    La ville de Berlin n’a pas tergiversé ; elle interdit désormais la location touristique de logements via les plateformes de type Airbnb. Une décision qui a cueilli à froid les milliers de propriétaires adeptes de ce type de location si rentable. L’objectif de la municipalité est de rendre aux Berlinois des logements auxquels ils n’avaient plus accès.

    La capitale allemande est devenue en à peine une décennie un des rendez-vous les plus prisés des touristes, juste derrière Paris et Londres. Avec quelque 30 millions de nuitées vendues par an, le tourisme est désormais pour Berlin une poule aux œufs d’or. Sur les 24 000 logements loués aux touristes, 16 000 le sont via la plateforme Airbnb ce qui en fait la « tête de gondole » de la société californienne. 

    Une amende à 100 000 euros

    La municipalité berlinoise a décidé de mettre un frein à ce marché qui est illégal, précise-t-elle. La multiplication des offres réservées aux touristes a très rapidement asséché le nombre d’appartements disponibles sur le marché de la location pour les Berlinois. Beaucoup plus rentables pour les loueurs et inaccessibles aux habitants, ces locations ont peut-être du plomb dans l’aile.

    A partir du 1er mai 2016 donc, « seule la location d’une pièce dans un appartement occupé restera possible » a déclaré le secrétaire d’Etat au Logement de Berlin. Dorénavant, la ville exigera des propriétaires loueurs qu’ils fassent une demande officielle d’autorisation pour pouvoir poursuivre leurs lucratives activités. Par ailleurs, Airbnb devra transmettre les coordonnées des loueurs aux autorités de façon à ce qu’ils s’acquittent des impôts et taxes.

    Faute de quoi elle a prévu de frapper fort les récalcitrants avec des amendes pouvant atteindre les 100 000 euros. Un tarif dissuasif, car il représente le prix d’un appartement 30 ou 40 m2 à Berlin. De quoi faire renoncer quelques inconditionnels de la location directe.

    Appel à la délation

    Pour ceux qui persisteraient à louer leur bien sans le déclarer, la municipalité a prévu de se faire aider par des tiers. Pas besoin de détectives ou d’enquêteurs, non, plus simplement elle compte sur la collaboration des voisins excédés par les allées et venues d’occupants bruyants toujours lestés de lourdes valises et très enclins aux fêtes nocturnes.

    Ce qui peut paraître choquant pour des Français, l’est beaucoup moins de l’autre côté du Rhin où la délation est reçue comme un acte de civisme. D’ailleurs pour faciliter la démarche, la ville de Berlin a pensé à tout. Elle a notamment mis sur son site un formulaire que le voisin zélé n’a plus qu’à remplir.

    Comme Berlin, d’autres villes tentent de contrôler un marché qui leur échappe en grande partie. Anne Hidalgo, la maire de Paris déplore la « location touristique illégale qui se développe au détriment du secteur hôtelier et des Parisiens qui n’arrivent plus à se loger dans la capitale ». Les services municipaux estiment que ce sont ainsi entre 25 000 et 30 000 logements qui ont été transformés en meublés touristiques à plein temps.

    Des inspections ont lieu ponctuellement pour tenter de repérer les locations touristiques qui dépassent le seuil autorisé de 120 jours par an. Pour les contrevenants, Anne Hidalgo demande à ce que l’amende qui est actuellement de 25 000 euros soit relevée, car dit-elle, « son montant n’est plus adapté à l’envolée des gains apportés par la fraude ». Un studio bien situé peut en effet se louer aisément 1 000 euros nets la semaine. Maigre consolation, suite à un accord, Airbnb collecte depuis quelques mois la taxe de séjour reversée à la Ville de Paris.

    60 millions d’utilisateurs

    Aux Etats-Unis, les autorités tentent également de faire le ménage. A New York 2 000 logements ont été retirés de la location sur Airbnb après enquête de la justice. Les locations en question ne respectaient pas la loi de l’Etat qui impose pour toute location de moins de trente jours, la présence du propriétaire dans l’appartement.

    La ville de San Francisco où AirBnB a son siège a bien tenté de limiter en 2015 les activités de location touristique entre particuliers. Un référendum a même été proposé à la population qui s’est prononcée à 55 % contre la limitation de ce genre de location à 75 nuits par an. Les 9 000 loueurs de la ville ont donc conservé leur acquis et peuvent toujours louer leur appartement 90 jours chaque année.

    Créé en 2008, Airbnb qui revendique plus de 60 millions de voyageurs ayant déjà utilisé ses services, est présent dans 34 000 villes et 192 pays où son site propose plus de 1,5 million d’annonces. Sa valorisation, plus de 25 milliards de dollars, dépasse celle de grands groupes hôteliers comme Marriott ou Accor et talonne désormais le géant Hilton.

     

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