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    A la Une: suite de coups de théâtre au Brésil

    media Le 11 mai, la présidente brésilienne Dilma Rousseff saura si elle est écartée du pouvoir pendant six mois, le Sénat se prononçant sur sa destitution temporaire. REUTERS/Shannon Stapleton

    « Quelle commedia dell’arte », s’exclame l’éditorialiste de Carta Capitale. « Cette farce ridiculise le Brésil sur la scène internationale », ajoute Folha de São Paulo. Ce journal opposé au gouvernement de gauche n’a pas de mots assez durs pour qualifier l’intervention du président intérimaire du Congrès des députés, Waldir Maranhão. C’est grotesque, écrit Folha de São Paulo.

    « Voici que se trouve exposée aux yeux de tout le monde notre pauvre et triste guerre entre fractions ». Voilà ce qu’a tweeté l’ancien président de la Cour Suprême, le très respecté Joaquim Barbosa, des propos mis en Une du site de l’Estadão. « Attention, on ne joue pas avec le processus de destitution », prévient le journal. « Cette procédure n’a pas été créée dans le but d’être simple ou rapide. Elle exige un respect très strict des institutions. Une tentative d’accélérer le processus pourrait compromettre toute la procédure ». L’avocat général du Brésil, José Eduardo Cardozo (qui a pris la défense de Dilma Rousseff), menace de porter l’affaire devant la Cour interaméricaine des droits de l’homme. Son argument, qui est à lire sur le site d’information Brasil 24/7 : la présidente n’a pas eu droit à un procès équitable.

    Venezuela : gouvernement accuse l’opposition de fraudes
     
    Au Venezuela, le gouvernement a accusé hier l'opposition d'avoir commis des fraudes pour recueillir les signatures afin de lancer le processus de référendum révocatoire contre le président socialiste, Nicolas Maduro. Jorge Rodriguez, vice-président du PSUV, le parti socialiste au pouvoir, estime qu'au moins 11 % des formulaires qui ont servi à recueillir les 1,85 million de signatures en faveur de l'ouverture du processus de référendum sont incomplets, rapporte El Universal. « Il y a des signatures sans empreinte digitale, des noms sans pièce d'identité et une nouvelle fois, des morts ont signé », précise Jorge Rodriguez, qui explique aussi qu'un éventuel référendum révocatoire ne pourra de toute façon pas se tenir cette année.
     
    L'opposition, elle, ne compte pas en rester là. En effet, la MUD, la coalition d'opposition, appelle pour demain à une grande journée de mobilisation à travers le pays pour exiger du Conseil national électoral, le CNE, la validation d'au moins 200 milles signatures, nécessaires au lancement de la procédure révocatoire, peut-on lire dans La Nacion. Seulement voilà : les Chavistes appellent eux aussi leurs sympathisants à manifester demain, pour « défendre », comme ils disent, « la révolution contre la bourgeoisie », prévient Tal Cual.

    Tensions entre le Chili et la Bolivie
     
    L’installation d’une base militaire chilienne à seulement 15 kilomètres de la frontière avec la Bolivie suscite de vives tensions entre les deux pays. A en croire les déclarations officielles chiliennes, le déploiement de troupes doit servir à lutter contre la contrebande et le narcotrafic, fait savoir La Razon. Mais les Boliviens ne l'entendent pas de cette oreille. Selon le quotidien El Diario des tanks blindés et des systèmes de missiles sol-air ont été installés par l'armée chilienne.

    La réponse du président bolivien ne s'est pas fait attendre. « Le président dénonce ce qu'il qualifie d'agression de la part du Chili », rapporte le journal local El Potosi. Le gouverneur de ce département de Potosi accuse le Chili de « tentative d'intimidation, parce que la base militaire est installée près de la source de la rivière Silala ». Pour la version latino-américaine du quotidien El Pais, il n'y a pas de doute : « Les tensions entre la Bolivie et le Chili se cristallisent autour de la question de l'eau. Outre l'exigence de la Bolivie d'obtenir de la part du Chili un accès direct à la mer, La Paz prépare actuellement une nouvelle demande. Le gouvernement bolivien veut que le Chili reconnaisse une dette de plusieurs millions de dollars pour l'utilisation " illégale et abusive " des eaux de la source de Silala à travers des canaux construits par le Chili depuis un siècle. Le gouvernement chilien considère au contraire que ces eaux, qui prennent leur source en Bolivie, sont des eaux internationales puisqu'elles se jettent dans le Pacifique », explique El País qui conclut : « Le gouvernement de Michelle Bachelet estime qu’Evo Morales utilise le Chili pour faire oublier ses problèmes de politique intérieure ».

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