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    Obama à Hiroshima: pas d'excuses officielles des Etats-Unis

    media Le nuage atomique au-dessus de Hiroshima après l'explosion de la bombe nucléaire, le 6 août 1945. REUTERS/U.S. Army/Hiroshima Peace Memorial Museum

    Barack Obama se rendra à Hiroshima le 27 mai prochain. Le président avait prévu d’être au Japon à cette date, pour assister au sommet du G7. Ce sera la première visite d’un président américain en exercice sur le site de l’explosion de la première bombe atomique lancée le 6 aout 1945. 140 000 personnes avaient été tuées.

    Nous sommes dans les derniers mois de la présidence Obama, et cette visite fait partie de « l’héritage » que le président veut laisser, un geste qui passera à la postérité, explique notre correspondante à Washington, Anne-Marie Capomaccio. Et encore une fois le symbole sera fort puisque Barack Obama se rendra au Mémorial pour les victimes d’Hiroshima.

    Une visite mûrement réfléchie. Le président des Etats-Unis avait exprimé son souhait de se rendre à Hiroshima dès sa première année à la Maison Blanche, en 2009.
    Mais la présidence américaine avait dû juger alors que le moment n’était pas venu aussi le projet a-t-il avancé à petits pas. En 2010, l’ambassadeur américain s’était rendu sur le site pour la première fois, un évènement. Puis John Kerry, le secrétaire d’Etat le mois dernier. Et enfin Barack Obama, le 27 mai prochain.

    Visite saluée par les Japonais

    Cette visite de Barack Obama à Hiroshima est déjà saluée au Japon. Hiroshima reçoit cette nouvelle avec joie. « Qu'il vienne, nous n'attendons pas d'excuses de la part de Barack Obama », assure Keiko Ogawa, survivante miraculeuse de l'explosion atomique, âgée de 8 ans le 6 août 1945.

    Tout ce que les derniers survivants encore en vie des deux bombes atomiques américaines larguées sur des populations civiles à Hiroshima et à Nagasaki les 6 et 9 août 1945 demandent à Barack Obama, c'est que l'on n'oublie pas leurs souffrances, pour qu'elles n’aient pas été inutiles et que l'abolition des armes nucléaires à laquelle aspire le président américain devienne, un jour, une réalité.

    Lors de sa visite, Barack Obama sera accompagné du Premier ministre Shinzo Abe. Lequel veut tourner la page d'Hiroshima et de Nagasaki pour réviser la Constitution pacifique (écrite d'une main américaine à la fin de la guerre), maintenir une capacité nucléaire au Japon, même après Fukushima pour, le cas échéant, doter le pays d'Hiroshima de la bombe atomique. Ce que l'on attend de Shinzo Abe a Hiroshima, écrit le journal Tokyo Shimbun, est qu'il répète que le Japon renonce pour toujours à la guerre pour résoudre des conflits.

    Pas d'excuses officielles

    En revanche, le problème est plus délicat aux Etats-Unis. La Maison Blanche a pris soin de préciser que le président ne présentera pas d’excuses pour les 140 000 morts provoqués par la bombe atomique américaine d’Hiroshima, larguée en août 1945 sur l'archipel. Des excuses seraient considérées aux Etats-Unis comme un désaveu des anciens combattants. D'ailleurs certains conservateurs considèrent la visite elle-même comme une faute.

    Les Etats-Unis sont en campagne électorale pour la présidentielle, et l'un des arguments des Républicains, et de Donald Trump (le dernier candidat en lice), contre Barack Obama et les Démocrates est la faiblesse d’un « président qui met l’Amérique à terre en faisant des tournées d’excuses…. »

    Pour Philip Golub, professeur de relations internationales à l'université américaine de Paris, la visite de Barack Obama a aussi vocation à « consolider les relations japonaises-américaines, à un moment où les tensions avec la Chine sont croissantes en mer de Chine du Sud et en mer de Chine orientale ». Et ce d'autant, insiste l'universitaire, que « certains aux Etats-Unis – et je pense à Donald Trump – remettent en question l’alliance bilatérale avec le Japon ».

    Obama, un président qui « ose »

    « Quand on essaie de réfléchir sur son bilan, poursuit Philip Golub, [Barack Obama] aura été quand même un président qui a osé diplomatiquement. L’ouverture vis-à-vis de l’Iran est quand même importante. Il a renoué avec Cuba, il a mis fin au régime de sanction vis-à-vis de Cuba. Là aussi il s’agit d’une initiative diplomatique novatrice.
    Donc c’est un président qui prend des risques en politique étrangère quand même. Il prend plus de risques maintenant en fin de deuxième mandat qu’au début, mais il faut savoir que c’est au début de son premier mandat que ces politiques ont été réfléchies 
    ».

    D’après la Maison Blanche, en tant que leader du pays qui a lancé les seules bombes atomiques de l’histoire, Barack Obama va rendre hommage aux victimes et redire désir de travailler à un monde sans armes nucléaires.

    → à (re)lire : Il y a soixante-dix ans, l’atome explose à Hiroshima

    Efectos de la bomba atómica sobre la ciudad de Hiroshima. Wikimedia Commons

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