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    Amériques

    A la Une: éviction de Dilma Roussef, que va devenir la gauche sud-américaine?

    media Les sénateurs brésiliens ont finalement voté par 55 voix sur 81 pour l’ouverture du procès en destitution à l’encontre de Dilma Rousseff. REUTERS/Stephen Lam/File Photo

    La Brésilienne Dilma Rousseff a été officiellement écartée du pouvoir jeudi 12 mai. La présidente est soupçonnée d’avoir maquillé les comptes publics pour cacher l’ampleur des déficits. Son vice-président et adversaire Michel Temer la remplace, et pour son premier jour, un élément a particulièrement marqué les esprits : la composition de son gouvernement. 23 ministres, tous des hommes et tous des Blancs. Le journal O Globo cite un membre d’une ONG qui parle « d’irrespect » et « d’affront » devant ce parterre d'hommes blancs ; et rappelle que 53% des Brésiliens sont Noirs et se trouvent ainsi exclus de toute représentation au sein du gouvernement. Le journal remarque aussi que le secrétariat des Femmes a disparu, il a été intégré au ministère de la Justice. Une « grande perte », estime le journal qui s'interroge : « Dans quel monde nos gouvernants vivent-ils ? »

    Mais pour son premier jour, Michel Temer a aussi fait quelques annonces : il veut mettre en place les réformes dont « le pays a besoin » et « tranquilliser les marchés ». Des coupes budgétaires importantes sont à attendre mais pour l’instant, et comme le rapporte O Globo, Michel Temer a promis de maintenir l’essentiel des politiques sociales mises en place par le Parti des travailleurs, celui de Dilma Rousseff.

    Par ailleurs, la chute de la présidente symbolise un peu l'échec politique que connaît actuellement la gauche sud-américaine, et le sujet intéresse beaucoup la presse. Le journal argentin La Nación titre « Le crépuscule de la gauche en Amérique latine ». Au Venezuela, El Nacional parle carrément de « mort de la gauche latino-américaine » : pour le journaliste, « l’utopie incarnée par le Parti des travailleurs et Lula se termine dans la tristesse ».

    En très peu de temps, les symboles politiques de la gauche sur le continent ont été ébranlés : en Argentine, l’ère Kirchner est révolue, en Equateur, Rafael Correa ne pourra pas se représenter. Et au Venezuela Nicolas Maduro est en très mauvaise posture. D'autant que le président perd avec Dilma Rousseff une alliée stratégique et économique, comme le raconte El Nacional. C'est pourtant le mentor de Nicolas Maduro, Hugo Chavez, qui avait lancé ce grand élan de la gauche sociale sur le continent. Aujourd'hui son héritier se retrouve de plus en plus isolé...

    Certains de ces dirigeants de gauche se sont exprimés sur la mise à l'écart de Dilma Rousseff. Rafael Correa a ainsi fait part de sa « profonde préoccupation » et Evo Morales, le président bolivien, dénonce sur Twitter un « attentat contre la démocratie », comme le rapporte le quotidien El Día.

    Plusieurs raisons pour expliquer ce recul de la gauche sur le continent sont avancées par la presse. Pour El Nacional, la première d’entre elles, c’est la crise économique et la chute des cours des matières premières. Les pays ont moins d'argent à investir et leur modèle est donc mis à mal. Mais ce n'est pas tout. Pour le journal, cette crise est aussi liée à la corruption qui s’est généralisée. Enfin, l’article met en avant les tentations autoritaires qu’ont pu avoir certains gouvernements. Résultat, « la gauche de demain devra tirer les leçons de ce début de siècle », estime le journaliste.

    Mais la question de la corruption n’est pas vraiment réservée aux dirigeants de gauche, comme souligne le New York Times. L’éditorialiste estime que Dilma Rousseff a payé un prix très élevé pour un « méfait administratif » alors même que la plupart de ses détracteurs sont accusés de crimes encore plus gros. Le journal prévient : la colère risque maintenant de se reporter sur eux.

    Aux Etats-Unis, un revers pour Obama et sa loi santé

    Un juge fédéral américain a estimé que le mode de financement de la loi santé, l'emblématique « Obamacare », violait la Constitution américaine. La juge a donné raison aux Républicains. Pour eux, l'administration Obama n'a pas le droit de verser les 175 milliards prévus aux assureurs afin de réduire les coûts de santé pour les citoyens les plus modestes.

    Selon la juge, l'administration aurait dû demander l'aval du Congrès, majoritairement républicain, avant de prendre cette décision. La magistrate a donc ordonné le blocage des futurs paiements, mais cette décision est suspendue le temps d'un possible recours en appel.

    Réaction de la Maison Blanche rapportée par le New York Times : « les Républicains perdent ce combat depuis 6 ans, et ils vont continuer à le perdre ». De son côté, le Washington Post rappelle que près de 13 millions d'Américains n'ont toujours pas d'assurance santé.

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