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    Amériques

    Chili: des pêcheurs réclament l'aide de l'Etat contre la prolifération d'algues

    media Des plongeurs manifestent, le 12 mai 2016, pour réclamer au gouvernement chilien une aide financière pour faire face à la prolifération d'algues toxiques, autour de l'île de Chiloë. REUTERS/Pablo Sanhueza

    Au Chili, depuis maintenant deux semaines, les pêcheurs artisanaux de Chiloë paralysent cette île qui se trouve à 1 200 km au sud de Santiago. Ils exigent du gouvernement une aide financière face à un phénomène apparemment naturel mais qui les prive de travail : la marée rouge.

    De notre correspondante à Santiago du Chili,

    La région est touchée depuis le mois de mars par une prolifération d’algues toxiques qui rend les fruits de mer dangereux pour la consommation humaine. La pêche y est donc interdite, ce qui met au chômage technique la plupart des familles de l’île de Chiloë. Ses 170 000 habitants vivent en effet directement ou indirectement de la mer.

    → A (RE)LIRE : Une algue tue le saumon chilien

    Face aux appels à l’aide des pêcheurs, le gouvernement a réagi tardivement, finissant par promettre une aide de 150 euros par famille. C’est ce qui a mis le feu aux poudres. Les gens se sont sentis humiliés par un montant aussi faible. Depuis le 2 mai, ils ont formé des barricades sur toutes les routes pour empêcher la circulation. Plus personne n’entre ou ne sort de l’île et plus personne ne circule à l’intérieur.

    Des pêcheurs de l'île de Chiloë érigent une barricade avec un bateau, le 5 mai 2016. REUTERS/Pablo Sanhueza

    Vaste pénurie pour les 170 000 habitants

    Plus de médicaments, d’argent dans les guichets, d’essence dans les stations. Les habitants de l'île la plus grande du pays circulent de fait à pied. Il manque de plus en plus de provisions dans les magasins, la situation est donc très délicate. Sans parler des pertes économiques occasionnées, même si toute la population de l’île continue de soutenir les pêcheurs.

    Le gouvernement a commencé à verser à plus de 1 700 d’entre eux une première partie de l’aide promise, qui s’élève en tout à 960 euros. C’est mieux que 150, certes, mais les pêcheurs réclament plus encore. Et plus les jours passent, plus leurs revendications se multiplient. Si bien qu'aujourd'hui, il ne s’agit plus seulement d’argent.

    Les élevages de saumon en cause

    D’abord, ils refusent de croire à l’explication donnée par le gouvernement sur l’origine de la « marée rouge ». Les autorités assurent que le phénomène est naturel, climatique, provoqué par le courant d’air chaud qui remonte le long du continent, appelé El Niño. Mais les pêcheurs n'y croient pas et pointent du doigt la salmoniculture – les élevages de saumon – qui pollue les côtes de l’île depuis plusieurs dizaines d’années.

    Le gouvernement vient de former une équipe de scientifiques indépendants qui devra trancher. Et qui devra aussi expliquer pourquoi ce phénomène qui dure normalement deux mois en est à son troisième mois. Mais les pêcheurs ont de très nombreuses revendications de tout ordre, car la centralisation au Chili est excessive. Il manque sur l’île un hôpital, une université, et bien d’autres infrastructures. Le conflit risque donc de s’enliser face à cette multiplication des revendications et à la mollesse de la réponse du gouvernement.

    Les pêcheurs de l'île de Chiloë sont au chômage technique et bloquent la plus grande île du pays pour réclamer un soutien substantiel de l'Etat. REUTERS/Pablo Sanhueza

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