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    Amériques

    Brésil: le nouveau président Temer va devoir composer avec les syndicats

    media Le président brésilien par intérim Michel Temer lors d'une rencontre avec les syndicats au palais du Planalto à Brasilia, le 16 mai 2016. REUTERS/Ueslei Marcelino

    Les prochains mois risquent d’être tendus au Brésil. Une partie de la population refuse de reconnaître le nouveau gouvernement. La première intervention du président par intérim Michel Temer a été accompagnée par des concerts de casseroles dans certains quartiers. Et ses premiers pas ne se font pas sans couacs : suppression du ministère de la Culture, absence de femmes dans le cabinet, plusieurs ministres soupçonnées d'être impliqués dans le scandale Petrobras. Tout cela sur fond de crise économique et de déficit public. Justement, le président par intérim veut réformer le système de retraites. Mais les négociations avec les syndicats s'annoncent difficiles.

    Avec notre envoyé spécial à Sao Paulo, Achim Lippold

    Michel Temer sait qu'il est attendu au tournant et qu'il doit agir vite. Sous la pression des milieux d'affaires et des Brésiliens qui soutiennent la destitution de Dilma Rousseff, celui qui remplace la présidente de gauche pendant six mois, n'a pas droit à l'erreur.

    Parmi les priorités annoncées : le chantier des retraites. Confronté au déficit du système actuel, le nouveau gouvernement de droite veut fixer l'âge minimum de départ à la retraite à 65 ans pour les hommes et pour les femmes. Tout le monde devrait cotiser plus longtemps.

    → A (RE)LIRE : Où va le Brésil ?

    Seulement voilà, les syndicats ne sont pas du tout d'accord avec cette mesure. Et ils l'ont fait savoir lors d'une première réunion ce lundi 16 mai avec le président par intérim. A l'issue de cette rencontre, le gouvernement a annoncé la création d'un groupe de travail pour négocier la réforme des retraites.

    Mais les syndicats liés au Parti des travailleurs, la formation de la présidente Dilma Rousseff, refusent d'y participer. Selon le secrétaire général de l'ABC, le puissant syndicat métallurgiste de Sao Paulo, il n'est pas question de discuter avec « un gouvernement putschiste qui n'a aucune légitimité ».

    → A (RE)LIRE : Dilma Rousseff: l'ultime journée au pouvoir de la première présidente du Brésil


    Les métallos d'ABC prêts à résister

    Reportage au siège de l'ABC cette centrale syndicale « mythique » dans la banlieue sud de Sao Paulo.

    Le bâtiment de l’ABC été récemment rénové sans pour autant effacer le souvenir des luttes ouvrières sous la dictature. C’est ici, à Sao Bernardo do Campo, qu’un certain Lula Inacio da Silva a lancé sa carrière politique.

    Et c’est au nom des acquis sociaux que ce syndicat entre en résistance contre le nouveau gouvernement de droite. « A présent on va lutter pour le maintien de nos droits. Il ne faut pas toucher au moindre droit, à tout ce que nous avons conquis », souligne le secrétaire général de l’Abc Wagner Santana.

    Le secrétaire général met en garde : une politique trop libérale pourrait conduire à des grèves. « Si les travailleurs se sentent oubliés par le gouvernement, ils vont descendre dans la rue. Cela peut arriver aussi lorsque leurs conditions économiques s’aggravent ou ne s’améliorent pas », prévient-il.

    Selon Wagner Santana, les syndicats doivent jouer un rôle important dans la mobilisation des mouvements sociaux. « Cette lutte pour la démocratie et contre le coup d’Etat a permis aux forces de la gauche de se rassembler. C’est vrai que ces forces s’étaient un peu endormies sous le gouvernement de gauche », analyse-t-il.

    Si les mots d’ordre sont « résistance et mobilisation », certains syndicalistes admettent toutefois hors micro que la gauche doit à présent se réinventer, quitte à passer par une cure dans l’opposition.

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