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    Election américaine: «Il y a une ouverture pour un candidat d’un tiers parti»

    media Jill Stein sera très vraisemblablement la candidate du Parti vert (écologiste) à l'élection présidentielle américaine. Elle espère recueillir les voix des électeurs de Bernie Sanders, concurrent de Hillary Clinton dans la primaire démocrate. REUTERS/Jonathan Ernst

    Même si leur élection est impossible, de nombreux candidats se présentent à l’élection présidentielle américaine en dehors des deux grands partis, démocrate et républicain. Ces candidats d’un tiers parti (third party) n’espèrent pas gagner l’élection tant le système électoral américain semble verrouillé, mais ils espèrent au moins profiter de la campagne pour faire connaître leurs idées. Et avec la crise démocratique qui frappe les Etats-Unis, ces « petits » candidats estiment avoir une chance de gêner les « gros » dans certains Etats.

    Fin mars, Public Policy Polling publiait un sondage dans lequel Hillary Clinton récoltait 42 % des suffrages et Donald Trump 37 % à l’élection présidentielle américaine. Un troisième candidat était venu se nicher dans ce sondage, puisqu’un certain « Deez Nuts » recueillait 10 % d’intentions de vote.

    Deez Nuts a annoncé sa candidature en juillet 2015. Mais celle-ci n’a pas fait long feu puisque le 19 août, les médias américains ont découvert que celui qui se faisait appeler Deez Nuts est en fait un adolescent de 15 ans, prénommé Brady C. Olson. « C’est lié au folklore des élections américaines, car rien ne vous empêche de déclarer une candidature, même si celle-ci ne sera pas homologuée par la Commission électorale fédérale (FEC en anglais, ndlr), explique Corentin Sellin, professeur agrégé d’histoire en classes préparatoires économiques et commerciales. Mais au-delà du coup de publicité, cette candidature démontre deux choses. D’abord, l’appétit des électeurs pour un autre candidat qu’Hillary Clinton ou Donald Trump, même si, en l’occurrence, ce n’est pas sérieux. Ensuite, cela reflète le désamour des Américains envers leur système électoral. Jamais le Congrès ni les élus n’ont été aussi impopulaires. »

    Candidats d’un tiers parti, Jill Stein et Gary Johnson veulent gêner les « gros »

    Comme l’explique Jim Williams, analyste à Public Policy Polling, en raison du penchant d’une partie de la population pour les candidats anti-establishment, « on peut mettre n’importe qui [en candidat indépendant], il aurait 7 ou 8 % » dans les sondages.

    Pourtant, parmi les 1 742 personnes qui ont déclaré leur candidature, certaines sont sérieuses, même si leurs chances de l’emporter sont plus que minimes. Il s’agit en particulier des candidats du Parti vert et du Parti libertarien, qui devraient être respectivement Jill Stein et Gary Johnson. Aujourd’hui, ce sont les seuls candidats d’un tiers parti qui se sont inscrits dans suffisamment d’Etats pour pouvoir être élus, au moins en théorie. Ce n’est pas le cas d’autres partis, comme l’American Independent Party (ultra-conservateur), le Parti constitutionnaliste (extrême droite nationaliste) ou le Parti pour le socialisme et la libération (communiste), qui n’ont pas récolté plus que quelques milliers de voix lors des dernières élections et qui restent marginaux.

    « Jill Stein et Gary Johnson ont déjà été candidats à l’élection de 2012. Gary Johnson avait même récolté plus d’un million de voix, battant le record du nombre de voix pour un libertarien », indique Corentin Sellin, spécialiste des Etats-Unis. De son côté, Jill Stein avait battu le record du nombre de voix pour une femme à une élection générale (et non à une primaire), avec près de 500 000 personnes qui ont voté pour elle.

    Selon un sondage, « 16 % des électeurs veulent voter pour un tiers parti »

    « Certes, les chiffres des petits candidats sont très faibles, analyse Corentin Sellin, auteur d’Amérique du Nord, entre intégration et fragmentation (Ellipses). Mais cela suffit à pénaliser un candidat d’un grand parti dans un Etat. Il y a un précédent célèbre en 2000 : Ralph Nader obtient 2,74 % des voix et a clairement défavorisé le démocrate Al Gore, en particulier dans l’Etat de Floride. » Dans cet Etat, George W. Bush dépassait Al Gore de 537 voix, alors que Ralph Nader y avait été choisi par près de 100 000 électeurs.

    Gary Johnson, qui sera certainement le candidat du Parti libertarien à l'élection présidentielle américaine, espère séduire les conservateurs ne désirant pas vouloir voter pour Donald Trump. Nicholas KAMM / AFP

    Corentin Sellin poursuit : « Cette année, il y a une ouverture pour un tiers parti. En avril, un sondage montrait qu’en cas d’élection entre Hillary Clinton et Donald Trump, 16 % des électeurs veulent voter pour un tiers parti. Ce n’est pas étonnant car Trump et Clinton sont deux personnalités clivantes, qui recueillent beaucoup d’opinions défavorables. Donc les verts peuvent être dangereux pour les démocrates et les libertariens peuvent l’être pour les républicains. Par exemple, Gary Johnson, qui a été gouverneur du Nouveau-Mexique, pénalisera Donald Trump dans cet Etat, si tant est que Trump n’ait jamais eu une chance dans cet Etat où il y a une importante communauté hispanique. »

    Classée très à gauche aux Etats-Unis, Jill Stein espère, elle, que les électeurs de Bernie Sanders, candidat à la primaire démocrate contre Hillary Clinton, « vont finir par [la] rejoindre », explique-t-elle à francetvinfo.

    « Être considérés comme des candidats à part entière »

    Un seul sondage a comptabilisé Gary Johnson et Jill Stein comme candidats face à Hillary Clinton et Donald Trump. Gary Johnson y recueille 4 % des intentions de vote, Jill Stein 2 %.

    Mais aujourd’hui ces petits candidats sont pénalisés par le « verrouillage institutionnel » des élections américaines, comme l’expliquait Amy Greene, enseignante-chercheuse à Sciences Po Paris, en février sur RFI.fr : « Il n’y a pas de représentation proportionnelle lors des élections. […] Surtout, le territoire américain est si grand, qu’il faut l’infrastructure d’un grand parti, déjà bien implanté, pour parcourir le terrain et créer un réseau de militants dans chaque circonscription. »

    « Jill Stein et Gary Johnson poursuivent actuellement en justice la Commission sur les débats présidentiels pour être reconnus comme candidats à part entière et participer aux futurs débats, explique Corentin Sellin. Car les règles pour participer aux débats en vue de l’élection présidentielle sont strictes. Il faut avoir en moyenne au moins 15 % d’intentions de vote sur 5 sondages nationaux et être inscrit dans suffisamment d’Etats avec une importante chance de gagner. Les petits candidats veulent faire sauter ces verrous et ainsi être considérés comme des candidats à part entière. En 2012, ils avaient obtenu d’avoir un débat, mais uniquement entre eux. »

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