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    Amériques

    Les JO de Rio menacés par le Zika, 150 experts sonnent l’alerte, l’OMS s’oppose

    media Au Brésil, le logo des Jeux olympiques et paralympiques de Rio-2016 voisinnent avec une affiche d'information sur le virus Zika. REUTERS/Ricardo Moraes

    Cent cinquante experts se sont prononcés pour que les Jeux Olympiques de Rio de Janeiro soient déplacés ou reportés. Les scientifiques invoquent les menaces qui pèsent sur la santé à cause de l’épidémie de Zika. De son côté, l’Organisation mondiale de la santé estime que le report ou la délocalisation des JO n’a pas lieu d’être.

    Ils sont 150 professeurs de médecine, bioéthiciens, chercheurs à avoir signé une missive pour demander à la directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Margaret Chang, d’intervenir pour que les Jeux Olympiques qui doivent avoir lieu à Rio de Janeiro du 5 au 21 août 2016 soient déplacés ou reportés. 

    « Un risque pour 500 000 touristes »

    Dans leur lettre ouverte, les experts estiment qu’« on fait courir un risque inutile, quand 500 000 touristes étrangers de tous les pays viennent assister aux JO peuvent potentiellement être infectés par le virus et revenir chez eux, où l’infection peut alors devenir endémique ».

    « Si un tel scénario devait se produire dans des pays pauvres en Asie du Sud ou en Afrique encore épargnés, les conséquences pourraient être dramatiques », anticipe le groupe d’experts signataires de la lettre ouverte. Ces spécialistes sont originaires de plus de vingt pays, dont les Etats-Unis, le Canada, le Brésil, le Japon, la Russie, la Suisse et la Suède ; n’y figure aucun Français, ni Chinois.

    Les experts insistent sur le fait que la souche brésilienne du virus du Zika affecte la santé « d’une manière qui n’a jamais été observée auparavant ». Ils soulignent qu’« il n’est pas éthique de faire courir un tel risque seulement pour les jeux » alors que l’événement sportif planétaire peut être déplacé ailleurs et à une autre date.  

    « Rien ne justifie de repousser ou d’annuler les Jeux » 

    En réponse à la lettre ouverte des 150 scientifiques publiée le 27 mai, le Dr Margaret Chang a, dans les heures qui ont suivi, publié un communiqué dans lequel elle fait valoir que « sur la base de l’évaluation actuelle du virus Zika présent dans près de 60 pays dans le monde et 39 dans les Amériques, rien ne justifie de repousser ou d’annuler les Jeux pour des motifs de santé publique ».

    Pour le moment, poursuit l’OMS, dans le même communiqué « une annulation ou un changement du lieu des Jeux Olympiques ne changerait pas de manière significative la propagation internationale du virus Zika ». Les autorités sanitaires comptent peut-être aussi sur le facteur climatique ; en août, à Rio, on sera en période hivernale et le nombre de moustiques transmettant le virus sera à son plus bas niveau.

    En adressant cette fin de non-recevoir, la patronne de l’OMS fait écho au responsable médical des JO, le Dr Richard Budgett qui, en accord avec les responsables du comité olympique, disait n’avoir aucune intention de reporter les JO de Rio.

    Autre autorité sanitaire, le directeur des CDC (Centres américains de contrôle et de prévention des maladies), a lui aussi considéré qu’il n’y avait « aucune raison de santé publique justifiant une annulation ou un décalage ». Il a toutefois rappelé que les femmes enceintes devaient éviter les zones où l’infection par le Zika est active.

    Un million et demi de cas au Brésil

    Il faut en effet rappeler que plus de 1 240 cas confirmés de microcéphalie, une anomalie grave, irréversible du fœtus et habituellement rare, ont été enregistrés au Brésil depuis le début de l’épidémie en 2015.

    Chez les adultes, la contamination par le virus Zika peut parfois occasionner des troubles neurologiques (syndrome Guillain-Barré), mais la plupart des sujets infectés (70-80 %) ne développent aucun symptôme. Le reste de la population souffre de fièvre ou de douleurs musculaires qui peuvent laisser croire à une grippe. Selon l’Institut Pasteur, 1,5 million de cas ont été recensés au Brésil, pays le plus touché par l’épidémie.    

    Une situation qui justifierait, selon les signataires de la lettre ouverte, la création par l’OMS d’un groupe indépendant d’experts à même de conseiller l’organisation et le comité olympique international.

     

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