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    Etats-Unis: la tuerie d’Orlando rattrapée par la politique

    media Drapeaux en berne au Washington monument, lundi 13 juin 2016. REUTERS/Kevin Lamarque

    Le candidat républicain à l'investiture républicaine Donald Trump a accusé lundi les musulmans présents aux Etats-Unis de ne pas coopérer avec les autorités pour dénoncer les suspects comme le tueur d'Orlando, Omar Mateen, qui a abattu 49 personnes dans un club gay. De son côté, la candidate démocrate Hillary Clinton a relancé le débat sur la facilité d'accès des armes à feu aux Etats-Unis. Barack Obama a annoncé qu'il se rendrait jeudi à Orlando.

    Avec notre correspondante à Washington,  Anne-Marie Capomaccio

    On peut parler de récupération politique de la part de Donald Trump qui a multiplié depuis dimanche matin les déclarations belliqueuses. Aujourd’hui, le candidat républicain à la Maison Blanche dénonce la communauté musulmane américaine qui est, dit-il, « complice du tueur » car elle ne l’a pas dénoncé.

    Le candidat exploite la fibre populiste de sa campagne contre les musulmans qui ne « coopèrent pas assez avec la police ». Il revient sur ses promesses de campagne, justifiant son projet d’interdiction d’entrée sur le territoire pour les musulmans, et justifiant cette promesse par ce qui s’est passé à Orlando.

    Cette récupération n’est pas étonnante, car après l’attentat de San Bernardino l’an dernier, et des propos similaires, les sondages de Donald Trump avaient connu une embellie.

    La tonalité est très différente dans l’état-major de la candidate démocrate Hillary Clinton, qui exprime sa solidarité avec la communauté gay et lesbienne, et pose la question de la circulation des armes.

    « Des armes de guerre n’ont rien à faire dans nos rues » dit-elle en substance, car le tueur avait un fusil d’assaut. Un sujet de préoccupation constant de toutes les associations qui militent contre la circulation des armes, mais un sujet peu populaire ici, tant les Américains sont attachés au deuxième amendement de la Constitution.
    Campagne électorale oblige, il n’y a pas eu 24 heures d’union nationale après la tuerie la plus meurtrière de l’histoire des Etats-Unis.


    Hillary Clinton a répondu aux affirmations du candidat à la primaire républicaine Donald Trump, pour qui la tuerie d'Orlando est la preuve que les Etats-Unis ne sont pas assez forts et que la guerre contre le terrorisme est en train d'échouer.

    Donald Trump (CNN): « C'est un problème de surveillance, et de collecte de renseignements. Parmi les personnes qui le connaissaient [le tueur présumé, ndlr] plusieurs avaient le sentiment qu'il avait un problème, et que quelque chose comme ça allait arriver. Les gens qui le connaissaient, comme son ex-femme, et d'autres, ils ne l'ont pas signalé ! Pour une raison ou pour une autre, la communauté musulmane ne signale pas les gens comme ça.

    Et puis bien sûr, nous devons arrêter d'accueillir des gens dans notre pays. Nous devons construire une zone tampon en Syrie, afin qu'ils puissent rester là-bas. Nous n'avons vraiment pas besoin d'accueillir davantage de types comme lui. Là ce n'est qu'un début, nous allons avoir des problèmes comme ça dans tout le pays, et ça ne va faire qu'empirer. Regardez ce qui se passe en Europe, c'est un désastre. Nous ne devons pas accueillir davantage de réfugiés, nous avons assez de problèmes comme ça dans notre pays ! ».

    Hillary Clinton (CNN): « La rhétorique de Donald Trump est dangereuse pour notre pays. Nous avons subi de nombreux meurtres de masse. Celui-ci est le pire de notre histoire mais n’oublions pas les 33 000 personnes qui meurent par balle chaque année. C’est un problème auquel il faut donc faire face de manière très honnête : oui, nous devons poursuivre ceux qui nous menacent d’actes terroristes. Nous devons éviter la radicalisation aux Etats-Unis, nous devons donner aux forces de l’ordre les outils dont elles ont besoin pour éradiquer cette radicalisation. Nous devons combattre les terroristes où qu’ils soient, pour être en sécurité chez nous.

    Mais nous devons aussi avoir conscience que de nombreuses personnes qui n’ont aucun rapport avec le terrorisme utilisent aussi ces armes pour tuer des gens. Nous devons donc regarder ce problème avec deux perspectives différentes : ils sont reliés, et je serai ferme et forte et déterminée pour combattre l’organisation Etat islamique. Je l’étais lorsqu’il a fallu traîner Ben Laden devant la justice, et je le serai jusqu’à ce que nous battions l’EI. Mais de manière plus générale, je veux aussi sauver des vies de la violence des armes ».
    RFI

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