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    Amériques

    Tuerie d'Orlando: «Aujourd’hui nous avons le cœur brisé»

    media Le président américain Barack Obama, lors de son intervention après la fusillade qui s'est déroulée dans un night-club de Floride, le 12 juin 2016. REUTERS/Joshua Roberts

    Quarante-neuf morts, 53 blessés. C'est le bilan effroyable de l'attaque d'une boîte gay d'Orlando, en Floride, dans la nuit de samedi à dimanche. Si l'identité et les motivations du tueur se précisent, la question des armes à feu aux Etats-Unis est dans toutes les têtes. Mais, faute de solutions, les politiques s'en tiennent à des réactions indignées. Et dans le pays comme dans le reste du monde, elles ont été nombreuses.

    Ce lundi, le jour se lève sur un pays traumatisé. Un homme seul a perpétré la tuerie la plus meurtrière de l’histoire des Etats-Unis. L’attentat le plus violent depuis le 11-Septembre.

    Un homme seul, qui plus est un citoyen américain, ayant un permis de port d’arme, et qui achète donc ses armes légalement. Les services de sécurité en parlent depuis des mois : c’est typiquement l’attentat, l’acte de haine, qu’il est très difficile d’éviter.

    La question du contrôle des armes est aussi posée depuis des années - de tuerie de masse en tuerie de masse - sans qu’une réponse ne soit apportée. Dans ce pays, le Deuxième amendement permet de porter des armes, et d’en acquérir. Même les mesures prises par décret par Barack Obama sur le contrôle des antécédents, ressemblent à un cautère sur une jambe de bois.

     → A (RE)LIRE : Etats-Unis: ce que l'on sait de la tuerie d'Orlando

    Un questionnement d'autant plus grand qu’hier, un autre attentat a été évité à Los Angeles. Un jeune homme de 20 ans, lourdement armé, qui voulait apparemment attaquer la parade de la fierté homosexuelle en Californie, a été arrêté.

    « Une attaque contre chacun de nous »

    Barack Obama

    président des Etats-Unis

    12/06/2016 - par Anne-Marie Capomaccio Écouter

    Alors à défaut de solutions, les réactions ont été vives. Barack Obama était livide de colère lors de son intervention d’hier, parlant « d’acte de terreur et de haine ». « Aujourd’hui nous avons le cœur brisé pour nos amis, nos concitoyens américains qui sont lesbiennes, homosexuels, bisexuels ou transgenres. Le tireur a ciblé une discothèque, où les gens viennent pour être entre amis. Cet endroit est plus qu’une boite de nuit, c’est un lieu de solidarité où les gens viennent s’informer, parler de leurs soucis, et militer pour leurs droits. C’est un bien triste rappel, qui nous remet en mémoire que toute attaque contre un Américain, quelle que soit sa race, son ethnie, sa religion, son orientation sexuelle, est une attaque contre chacun de nous. »

    Mais le président américain va quitter la Maison Blanche cette année, et ce sujet du terrorisme et de la violence par arme à feu va revenir à son successeur. Or, Hillary Clinton et Donald Trump, qui s'affronteront vraisemblablement en novembre prochain, ont eux aussi réagli.

    Le milliardaire a été égal à lui-même. Dans un communiqué, il a demandé la démission du président pour « son inefficacité contre le terrorisme ».

    Le candidat républicain, fervent soutien du lobby des armes, blâme les immigrants musulmans pour la tuerie d’hier. Donald Trump suggère aussi à Hillary Clinton de se retirer de la course à la Maison Blanche, pour « son laxisme dans le domaine de l’immigration ». Hillary Clinton qui est en faveur de l’accueil de réfugiés syriens par exemple, et qui a déclaré la guerre au puissant lobby des armes, la NRA.

    L'ancienne secrétaire d'Etat a d'ailleurs remis la question du contrôle des armes au centre des débats ce dimanche, demandant à ce que celles-ci ne tombent pas entre les mains de terroristes ou de criminels.

    Et sur CNN, la démocrate a répondu à Donald Trump, pour qui la tuerie d'Orlando est la preuve que les Etats-Unis ne sont pas assez forts et que la guerre contre le terrorisme est en train d'échouer : « Oui, nous devons poursuivre ceux qui nous menacent d’actes terroristes. Nous devons éviter la radicalisation aux Etats-Unis, nous devons donner aux forces de l’ordre les outils dont elles ont besoin pour éradiquer cette radicalisation. Nous devons combattre les terroristes où qu’ils soient, pour être en sécurité chez nous. Mais nous devons aussi avoir conscience que de nombreuses personnes qui n’ont aucun rapport avec le terrorisme utilisent aussi ces armes pour tuer des gens. »

    Soutiens de l'étranger

    A travers le monde, les témoignages de soutien ont afflué, tant de la part de dirigeants politiques que des populations. A Paris, une cinquantaine de personnes se sont rassemblées en silence près du centre Beaubourg, devant un drapeau arc-en-ciel, symbole du mouvement LGBT.

    Le président français, François Hollande, a condamné « avec horreur la tuerie » et a exprimé « le plein soutien de la France et des Français aux autorités et au peuple américains dans cette épreuve. »

    Le pape François, par le biais de son porte-parole Federico Lombardi, a déclaré que cette attaque a « suscité [...] des sentiments très profonds d'exécration et de condamnation, de douleur, de trouble devant cette nouvelle manifestation d'une folie meurtrière et d'une haine insensée ». De son côté, le président du Conseil italien Matteo Renzi, sur Twitter, a exprimé la « solidarité et l'émotion du gouvernement italien pour l'atroce massacre d'Orlando en Floride ». A Rome, un rassemblement a eu lieu dans le quartier gay situé près du Colisée.

    Un rassemblement similaire s'est tenu à Madrid devant l'ambassade des Etats-Unis, où un drapeau arc-en-ciel et des fleurs ont été déposés. Le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a affirmé que « l'Espagne [était] avec les Etats-Unis ».

    « Nous exprimons notre solidarité avec le peuple américain et plus particulièrement avec la communauté LGBT que cette attaque terroriste haineuse a visée  », a fait part de son côté la responsable de la diplomatie européenne, Federica Mogherini.

    Enfin Ashraf Ghani, le président de l'Afghanistan, le pays d'origine de la famille du tueur présumé, Omar Mateen, a condamné également cette attaque. « Mes pensées vont aux familles, aux victimes, ainsi qu'au peuple et au gouvernement américains », a-t-il déclaté sur Twitter.

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