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    Amériques

    Etats-Unis: à Orlando, Obama face à la dixième tuerie armée de son mandat

    media Le président américain Barack Obama et son vice-président, le 16 juin 2016 à Orlando. REUTERS/Carlos Barria

    Quatre jours après la tuerie, qui a fait 49 morts dans une boîte de nuit gay d'Orlando, Barack Obama s'est rendu sur place en Floride. Le président des Etats-Unis a rencontré les familles, et les gens qui ont participé aux secours ou à l'enquête depuis dimanche. Et de poser de nouveau la question des armes à feu dans la société américaine.

    C'est la dixième fois, en moins de huit ans à la Maison Blanche, que Barack Obama se rend sur les lieux d'un tel drame. Mais celui-ci est le plus meurtrier de l'histoire américaine. « Ces familles pourraient être nos familles. En fait, elles sont nos familles, elles font partie de la famille américaine », a souligné le président.

    Pour des raisons de sécurité, son parcours exact à Orlando n'avait pas été divulgué. Mais après avoir rencontré les familles des victimes et les survivants de l'attentat, Barack Obama et son vice-président se sont bel et bien rendus sur la pelouse en face de la mairie, devenue depuis le drame le principal lieu de recueillement pour les habitants de la ville.

    L'évènement dépasse les clivages

    Lorsque la présence d'agents du Secret Service a trahi sa venue, une foule de curieux s'est alors mise à tendre des téléphones portables, relate notre envoyée spéciale Stefanie Schüler. « Cela me touche qu'il n'ait pas seulement pris le temps pour les familles des victimes et les blessés, mais qu'il vienne aussi ici, en ce lieu où nous sommes tous allés. C'est un geste fort et émouvant », confiait une femme à l'arrivée du cortège.

    Puis MM. Obama et Biden sont descendus de la voiture, avant d'aller déposer des fleurs sur le mémorial improvisé, fait de bougies, de drapeaux, de ballons et de messages. Quarante-neuf roses blanches, en hommage aux 49 victimes de l'attentat. « Le président à Orlando ! C'est un grand moment pour moi, pour nous tous ! Le voici qui repart ! Et regardez ! Les gens traversent la rue et courent. Ils courent pour voir les fleurs ! »

    Le geste du président a touché au plus haut point, y compris parmi les adversaires politiques de Barack Obama. « Finalement, c'était la bonne personne pour être président. C'est bizarre : je suis républicaine, et pourtant je pourrais pleurer », s'épanchait une dame pendant l'évènement.

    « J'avais des sentiments partagés, parce que je ne suis pas un démocrate, je suis républicain et je ne suis pas souvent d'accord avec ses positions. Mais je suis là pour recevoir son soutien, pour faire preuve du nôtre. Cela rend le processus de guérison un peu plus facile », décrypte un autre témoin de la scène.

    Le président et le vice-président américains, Barack Obama et Joe Biden, le 16 juin 2016 à Orlando. REUTERS/Carlos Barria

    La politique doit reprendre ses droits

    L'émotion vise à exhorter les Américains à affronter les problèmes de violence, en dépassant les clivages politiciens. Au cœur du débat : les armes à feu, que l'on peut se procurer facilement dans le pays, même si on est suspecté de terrorisme. Jeudi, après 14 heures d'obstruction parlementaire, les démocrates ont justement obtenu qu'une proposition de loi en ce sens soit examinée, rappelle notre correspondant aux Etats-Unis, Grégoire Pourtier.

    « Aujourd’hui, encore une fois, comme ce fut le cas à plusieurs reprises auparavant, j’ai tenu dans mes bras des membres de familles et des parents en deuil. Et ils se demandent pourquoi cela continue ! Et ils nous supplient de faire plus pour empêcher ces carnages. Ils ne s’intéressent pas aux luttes politiques, moi non plus », a lancé le président Obama pendant sa visite.

    « Le débat doit changer », plaide-t-il, car « il est dans une impasse politique ». « La réponse face à cette tragédie, ça ne peut pas être de demander que, dans une boîte de nuit, de plus en plus de personnes soient autant armées que l'agresseur ! C’est contre tout le sens commun ! », considère le numéro un américain.

    Et de conclure : « Ceux qui défendent un accès facile aux fusils d'assaut devraient rencontrer ces familles et leur expliquer pourquoi une telle revendication est justifiée. Nous ne pourrons pas éviter toutes les tragédies. Mais nous pouvons empêcher quelques tragédies. Nous pouvons sauver des vies. »

    Après « l'éruption de violence », « l'humanité »

    Autre aspect de son plaidoyer : le terrorisme, et « sa propagande qui empoisonne le monde », a déclaré Barack Obama, qui a promis de tout faire pour le stopper, même si le président américain a averti que la loi, l'action militaire ou le renseignement ne pourraient jamais prévenir la folie meurtrière d'un homme isolé.

    Enfin, M. Obama a eu des mots pour la communauté LGBT, principale touchée par le carnage de la nuit de samedi à dimanche, exhortant à la fin des discriminations et des violences à son encontre, ainsi qu'à l'encontre d'autres groupes. Très touché, le président américain s'est pourtant dit réconforté par la solidarité, la résistance affichée à Orlando et ailleurs.

    « Après une éruption du pire de l'humanité, le meilleur de l'humanité a repris le dessus », a noté le président des Etats-Unis. Un avis que semble partager l'un des pasteurs les plus emblématiques d'Orlando, Billy Barth, qui entretient des liens très étroits avec la communauté gay et lesbienne, et met en avant sa propre recette pour dépasser le drame.

    « Si vous habitez ici en Floride, et plus précisément à Orlando, vous allez tôt ou tard vivre des catastrophes naturelles. L'une des choses fondamentales sur lesquelles je travaille avec ma paroisse, c'est le fait que le mal existe. Parfois, ça peut être un désastre naturel, parfois le mal arrive en la personne de quelqu'un. Mais aujourd'hui, nous ne devrons pas nous focaliser sur la personne », considère-t-il.

    témoignage

    Moi, je ne veux pas lui rendre ce service de le voir comme un humain. Je ne veux pas qu'il continue à polluer les sentiments des gens, de ligoter leurs esprits. Son contrôle sur cette communauté doit cesser immédiatement. Donc, appelons-le «le mal». Et sachez que l'amour est plus fort que le mal.

    Billy Barth, pasteur à Orlando 17/06/2016 - par Stefanie Schüler Écouter

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