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    Amériques

    Le Canada légalise l'aide médicale à mourir

    media Le Sénat canadien a adopté, après la Chambre des communes, la loi sur l'aide médicale à mourir, le 17 juin 2016. GEOFF ROBINS / AFP

    Au Canada, et après plusieurs semaines de débat, le Sénat a voté, vendredi 17 juin, la loi sur l’aide médicale à mourir, par 44 voix contre 28. La Chambre des communes avait déjà approuvé le texte. Le Canada va donc devenir l'un des rares pays où les médecins sont légalement autorisés à aider certains de leurs patients à s'en aller.

    La discussion sur l'aide médicale à mourir a débuté il y a plusieurs années au Québec, explique notre correspondante à Montréal Pascale Guéricolas, à l'initiative de plusieurs associations de personnes atteintes de maladies dégénératives, inquiètes de devenir totalement dépendantes, et qui souhaitaient en finir avec une vie que l'évolution de leur maladie rendait insupportable.

    Les parlementaires ont donc commencé à travailler sur un projet de loi, prenant en compte les expertises des uns et des autres. Et après plusieurs mois de discussions au Parlement, la chambre haute a adopté vendredi soir une loi. Elle permettra à certains patients en fin de vie de se faire administrer une substance provoquant le décès, après un processus de sélection néanmoins très strict.

    Le Sénat canadien a en effet fini par se ranger derrière le gouvernement : seuls les adultes consentants dont la mort est imminente seront concernés par ce texte, que les sénateurs avaient dans un premier temps amendé, écartant cette notion de mort « raisonnablement prévisible à court terme » qui, selon eux, restreignait trop le champ d’application de l’aide médicale à mourir.

    Mais les libéraux ont été inflexibles. Selon les ministres de la Santé et de la Justice, qui ont présenté le texte, cette notion permet un « juste équilibre entre l’autonomie personnelle de ceux qui souhaitent accéder à l’aide médicale à mourir, et la protection des personnes vulnérables ». En théorie, les patients souffrant de maladies dégénératives ne sont donc pas concernées en tant que telles par la mouture finale.

    Certains le regrettent, puisque ce sont eux qui avaient lancé le débat. D'autres regrettent par ailleurs que le gouvernement de Justin Trudeau aille moins loin que les recommandations d’un comité parlementaire, qui avait proposé en février dernier d'élargir l'accessibilité de cette aide médicale à mourir aux mineurs matures et aux patients souffrant de troubles psychologiques.

    Cependant, de source gouvernementale, on souligne que cette loi représente une première approche pour un sujet sensible, et qu’elle pourrait être élargie dans les années à venir. D'ores et déjà, les arguments souvent très touchants des malades atteints de sclérose en plaque, ou d'autres maladies du système nerveux, semblent avoir touché des gens.

    Au Québec, explique notre correspondante, plusieurs sont ceux qui ont pris conscience que mourir dignement, sans s'infliger des souffrances insupportables, pouvait avoir une légitimité. D'autres groupes, par contre, se sont inquiétés des dérives possibles à l'acceptation d'une certaine forme d'euthanasie.

    Les équipes soignantes impliquées dans les soins palliatifs ont fait valoir que les malades ont aujourd'hui accès à une approche très humaniste pour les soulager en fin de vie. Et toutes ces discussions ont préparé le terrain au Canada, lorsque le gouvernement a commencé à plancher sur le projet de loi sur l'aide médicale à mourir.

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