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    Amériques

    Les Etats-Unis sous le choc après le meurtre de cinq policiers à Dallas

    media Le drapeau américain a été mis en berne le 8 juillet, devant l'Hôtel de ville de New York. REUTERS/Mike Segar

    A Dallas, au Texas, cinq policiers ont été abattus par un tireur solitaire dans la soirée du jeudi 7 juillet, alors qu’ils encadraient une manifestation contre les violences policières. Le suspect, qui, selon la police, voulait « tuer des policiers blancs » est mort au terme d'un face-à-face avec des unités d'élite alors qu’il était retranché dans un garage. Au lendemain de ces meurtres racistes, les Etats-Unis sont sous le choc et les appels au calme affluent.

    L’Amérique se demande comment on en est arrivé là. De toutes parts, les appels au calme se multiplient. La ministre de la Justice Loretta Lynch a demandé aux Américains de ne pas se laisser aller à l’amertume et à la rancœur mais au contraire de resserrer les rangs après ce qu’elle a appelé une « incompréhensible tragédie ».

    « Après les événements de cette semaine, les Américains à travers le pays ressentent un sentiment d'impuissance, d'incertitude et de peur. Et ces sentiments sont compréhensibles et justifiés. Mais la réponse ne peut être la violence. Notre réponse doit être l'action. Nous devons continuer à travailler pour établir la confiance entre les communautés et les forces de police. Nous devons continuer à garantir à chacun, dans ce pays, l'égalité devant la loi. Et nous devons vraiment nous préoccuper de savoir comment des hors la loi peuvent mettre la main sur des armes mortelles, et la fréquence avec laquelle ils les utilisent », s'est inquiétée Loretta Lynch.

    « Aux familles de ceux qui ont perdu la vie dans une série de tragédies, nous partageons votre peine. A nos frères et soeurs qui servent dans la police, je veux dire que je suis profondément reconnaissante pour le travail difficile et dangereux que vous faites chaque jour. Et à ceux qui veulent améliorer notre pays à travers des manifestations pacifiques et la liberté de parole, je veux dire que votre voix est importante. Ne soyez pas découragés par ceux qui prennent en otage vos actions légitimes pour couvrir leur violence haineuse », a déclaré la ministre de la Justice Loretta Lynch.

    Drapeaux en berne jusqu'au 12 juillet

    Le drapeau de la Maison Blanche a été mis en berne, ainsi que ceux des bâtiments officiels. Le président de la Chambre des représentants, le républicain Paul Ryan, la chef de la minorité démocrate Nancy Pelosi et de nombreux élus ont exprimé leur tristesse dans l’hémicycle, et observé une minute de silence.

    Depuis Varsovie, le président Obama a dénoncé une « attaque haineuse, calculée et méprisable », tout en ajoutant qu'il n'y avait « pas de justification possible pour ce genre d'attaque ». Le mouvement Black Lives Matter a adressé lui aussi ses condoléances aux familles des cinq policiers tués, remerciant même les représentants de l’ordre de Dallas d’avoir protégé les manifestants.

    On entend d'un côté les témoignages de policiers qui se sentent en état de siège, d'un autre, les déclarations de ceux qui manifestaient jeudi 7 juillet au soir à Dallas et qui prévoient d'autres rassemblements pacifiques à travers le pays contre les violences policières à l'encontre des minorités. Les autorités locales appellent au calme, « nous devons nous rassembler, nous étreindre et soigner les blessures dont nous souffrons », a déclaré le maire de Dallas Mike Rawlings.

    « Répondre à la violence par la violence n'est pas la solution »

    Les familles et proches des deux Afro-Américains morts sous les balles de policiers blancs cette semaine se sont exprimés dans les médias. « Répondre à la violence par la violence n'est pas la solution », a martelé la mère d'Alton Sterling, l'homme tué à bout portant à Baton Rouge en Louisiane.

    Il y a eu également les mots très forts de Lavish Reynolds - la petite amie de Philando Castile, dont elle a filmé la mort en direct sous les balles d'un policier au Minnesota -, invoquant le besoin de justice pour tout le monde, pas seulement pour son petit ami.

    L’attaque a aussi eu un impact sur la campagne électorale. Hillary Clinton et Donald Trump ont annulé les rassemblements qu’ils devaient tenir aujourd’hui en Pennsylvanie et en Floride.

    Un réserviste de l'armée américaine

    L’identité du tireur a été rendue publique. Micah Johnson a déclaré, avant d’être abattu, qu’il avait agi seul et qu'il n'était affilié à aucun groupe. A ce stade de l'enquête, le ministère de la Sécurité intérieure estime qu'il s'agirait bien d'un « tireur isolé, sans lien connu ou inspiration d'aucun groupe terroriste international ». Il sympathisait aussi avec des groupuscules extrémistes noirs incitant à tuer des blancs, précise notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet. Mais les autorités continuent d'enquêter sur d'éventuelles complicités. Trois personnes arrêtées car elles portaient des armes lors de la manifestation – ce qui est légal au Texas – ont été relâchées.

    Le Pentagone a révélé que Micah Johnson était réserviste de l'armée américaine et qu'il avait été déployé en Afghanistan entre novembre 2013 et juillet 2014. Du matériel servant à fabriquer des bombes a été retrouvé à son domicile. « En fouillant le domicile du suspect, la police a découvert du matériel servant à fabriquer des bombes, des gilets pare-balles, des fusils, des munitions et un journal personnel de tactiques de combat », a détaillé la police.

    TEMOIGNAGE
    Au début, quand on est arrivé, tout était très calme. Il y avait des centaines de personnes qui manifestaient, tout simplement. Les gens faisaient des discours et dès qu’on est arrivé près de la scène où il y avait les interventions, on a commencé à entendre des coups de feu. Plein de coups de feu. Après ça, on a vu des gens courir dans notre direction. Moi j’essayais de trouver mes collègues, voir s’ils allaient bien. Ensuite, la police a commencé à se diriger vers l’endroit d’où étaient partis les coups de feu. Les gens se sont abrités où ils pouvaient, parce qu’on a entendu dire qu’il avait un fusil. Et après ça il y a eu plein de coups de feu. C’était le chaos.
    Ossie Boddie, journaliste participant à la manifestation de Dallas 09/07/2016 - par RFI Écouter


    ■ Un robot-bombe utilisé pour neutraliser le tireur

    Après avoir été encerclé plusieurs heures ce jeudi soir, le tireur présumé de Dallas a été tué par un robot télécommandé porteur d'une bombe. Une technique encore jamais utilisée par les forces de l'ordre américaines et qui alimente la controverse sur la militarisation des polices locales.

    « C'est une première pour la police », souligne Peter Singer, auteur de Wired for War, livre sur l'usage des robots dans les zones de guerre. Peter Singer cite des exemples où l'armée américaine en Irak a pu « bricoler un robot de surveillance pour descendre un rebelle dans une ruelle ». Les forces de l'ordre américaines ont déjà fait usage de machines télécommandées pour aider à l'arrestation d'un suspect, mais pas pour tuer qui que ce soit, estiment des experts.

    Les experts en technologie militaire estiment que l'utilisation d'un robot pour tuer une personne a des implications considérables, tant technologiques que judiciaires, pour les forces de police du 21e siècle.

    « Nous n'avons pas eu d'autre choix que d'utiliser notre robot piégé, et de placer un dispositif dans son prolongement afin de le faire exploser là où était le suspect », a réagi le chef de la police de Dallas, David Brown, devant la presse. « Les autres options auraient exposé les agents à un grave danger », a-t-il ajouté.

    A (RE)LIRE → Etats-Unis: des policiers abattus lors d'un rassemblement à Dallas

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