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    Le procès en destitution, dernier acte de la chute de Dilma Rousseff

    media La présidente brésilienne Dilma Rousseff, suspendue depuis le 12 mai, assiste à un meeting à Sao Paulo, le 23 août 2016. AFP/Miguel Schincariol

    Ce 25 août s'ouvre le procès en destitution de la présidente brésilienne, suspendue depuis trois mois et accusée de maquillage des dépenses publiques. Deux ans après son arrivée au pouvoir et après d'importants mouvements de contestation, Dilma Rousseff s'estime toujours victime d'un procès politique.

    Ce jeudi 25 août au Brésil démarre le procès en destitution de Dilma Rousseff. Il s'agit du dernier acte d'une procédure controversée contre la présidente de gauche, suspendue depuis le 12 mai dernier. Le procès se tiendra au Sénat qui se transforme pour l'occasion en tribunal et le verdict est attendu la semaine prochaine.

    Dilma Rousseff est accusée d'avoir maquillé des comptes publics et signé des décrets engageant des dépenses imprévues sans l'accord du Parlement. Si elle est reconnue coupable, elle perdra aussitôt son poste. Et le président par intérim Michel Temer prendra sa succession jusqu'à la fin de son mandat en 2018. Ce feuilleton politique tient en haleine les Brésiliens depuis plusieurs mois.

    « Un coup d'Etat »

    Réélue de justesse en octobre 2014, Dilma Rousseff fait rapidement face à une vague de protestation sans précédent. Le 13 mars 2015, trois millions de Brésiliens défilent dans le tout le pays avec un seul mot d'ordre : « Dilma dehors ». Parmi les manifestants, une jeune avocate décide, avec deux autres juristes, de formuler une demande de destitution contre la présidente. A Brasilia, la capitale, les parlementaires se saisissent du dossier et, après quelques mois de tergiversations, se lancent dans la procédure.

    En avril dernier, les députés de la chambre donnent leur feu vert. Mais avec des arguments plus politiques que juridiques. Un air de revanche électorale se fait sentir au sein de l'hémicycle. Certains élus n'hésitent pas à humilier publiquement la présidente, à l'instar d'un ancien militaire qui rend hommage à l'officier qui a torturé Dilma Rousseff lorsqu'elle était militante d'extrême gauche sous la dictature (1964-1985).

    Le 12 mai, le Sénat se prononce avec une majorité écrasante en faveur de la procédure, suspend la présidente et ouvre la voie vers un procès. De plus en plus isolée, Dilma Rousseff veut se battre jusqu'au bout. Sa ligne de défense n'a pas bougé : elle se dit victime d'un coup d'Etat.

    Lâchée par son propre parti

    L'issue du procès en destitution ne fait aucun doute pour Hervé Théry, directeur de recherche à l'Institut des hautes études de l'Amérique latine (IHEAL). « Ce serait vraiment une énorme surprise si elle était finalement innocentée et reprenait le cours de son mandat, estime-t-il. Il y a des négociations de dernière minute. Un groupe de sénateurs est allé voir le président de la République pour discuter de leur position. Une quinzaine de sénateurs disent ne pas avoir encore défini leur vote ». Il faut cependant 54 votes favorables sur 81 pour atteindre la majorité des deux tiers, « ce qui paraît assez facile à obtenir », selon Hervé Théry, d'autant qu'un vote préliminaire pour engager la procédure avait déjà recueilli les votes de plus des deux tiers des sénateurs.

    Pour Hervé Théry, Dilma Rousseff a été tout simplement lâché par le parti au pouvoir. « Le Parti des travailleurs avait décidé de ne pas appuyer la demande de Dilma Rousseff d'élections anticipées, ce qui était juridiquement et politiquement impossible, rappelle l'universitaire. Le PT continue de soutenir qu'elle est victime d'un coup d'Etat, car cela lui permet de se poser en victime et de redresser la tête pour la suite des opérations, mais il ne fait plus aucun effort pour la soutenir, elle, personnellement ».

    Dilma Rousseff n'était pas à l'origine membre du PT, mais d'un parti allié, le Parti démocratique travailliste (PDT), et a été imposée par l'ex-président Lula pour lui succéder au Parti des travailleurs, lequel ne l'a jamais beaucoup appréciée. Pour Hervé Théry, « elle n'est pas historiquement du PT et son attitude cassante et intransigeante au cours de son mandat ne lui a pas attiré beaucoup de sympathie ».

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