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    Le Québec s'inquiète après le rachat américain d’un fleuron de son économie

    media L'un des 1475 magasins Lowe's, à San Bruno, en Californie. Justin Sullivan/Getty Images

    Au Québec, on appelle ça « le Ronagate » : la vente de la chaîne de magasins de bricolage Rona à l’entreprise américaine Lowe’s pour plus de trois milliards de dollars. Cette vente, qui a coûté son poste au ministre de l’Economie, suscite l’inquiétude dans une province où l’on redoute que ce type d’opération se reproduise à l’avenir.

    Il est ici question de bricolage mais du genre qui déplaît aux Québécois : l’incapacité de leur gouvernement à conserver l’un des fleurons de leur industrie : le géant du bricolage Rona. Cette maison fondée en 1939 qui compte plus de 500 magasins et emploie plus de 24 000 personnes au Canada vient en effet d’être rachetée par l’américain Lowe’s, une vente qui n’aurait jamais dû se faire sans le manque de rigueur des pouvoirs publics. Tout commence il y a quatre ans quand un acheteur américain rêve de mettre la main sur la chaîne de magasins de bricolage.

    Considérés comme l’un des joyaux de l’économie locale, les magasins Rona incarnent aux yeux de nombreux citoyens le savoir-faire des Québécois-entrepreneurs qui ont réussi à sortir de leur statut d’employés mal payés, sous le joug des patrons anglophones. Conscient de la place qu’occupe Rona dans l’économie de la Province, le gouvernement lui avait alors donné un coup de pouce.

    Défaillance des politiques

    Des sociétés publiques d’investissement avaient acheté une petite partie des actions afin de constituer une minorité de blocage contre un acheteur étranger. Mais deux ans plus tard, une autre entreprise américaine a tenté de mettre la main sur Rona : Lowe’s, ce géant du bricolage bien connu aux Etats-Unis. Cette fois, la vente a pu se faire au printemps dernier moyennant plus de 3 milliards de dollars. Prévue pour barrer la route à ce type d’opération, la minorité de blocage instituée par le gouvernement du Québec n’a pas fonctionné.

    La raison ? Il s’avère que peu de temps après la vente, on a appris qu’Investissement Québec, une société publique, avait vendu 10% de ses actions, quelques mois avant que Lowe’s n’ait commencé à faire les yeux doux à Rona. Plus rien n’empêchait alors l’entreprise américaine de rafler les magasins québécois de bricolage, puisque les actionnaires principaux étaient d’accord pour vendre. En clair, cela signifie que le gouvernement du Québec a laissé fonctionner le marché, sans vraiment s’opposer à la vente.

    Publiquement, les dirigeants québécois ont cependant tenu un autre langage : ils ont laissé entendre qu’ils ne disposaient pas d’outils financiers pour garder Rona. Des courriels échangés entre le personnel politique des ministres de l’Economie et de la société publique d’investissement, laissent même entendre que des élus étaient au courant de la vente d’actions de cette société.

    Une tendance inquiétante

    Les conséquences politiques de cette négligence ne sont pas faites attendre et le ministre de l’Economie a dû démissionner. Alors qu’il annonçait n’avoir pas autorisé la vente des actions lui-même, son directeur de cabinet affirmait le contraire. Une commission parlementaire s’est réunie jeudi dernier, mais les partis d’opposition sont restés sur leur faim. Difficile donc pour l’instant de savoir qui au gouvernement était au courant du fait que le Québec abandonnait ses actions dans Rona.

    A présent, plusieurs citoyens se demandent si les entreprises de grande taille fondées au Québec ne vont pas être peu à peu rachetées par des intérêts étrangers. Comme, par exemple, l’aluminerie Alcan passée aux mains de la multinationale Rio Tinto.

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