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    Brésil: Dilma Rousseff destituée, Michel Temer nouveau président

    media Dilma Rousseff face aux sénateurs, le 29 août 2016, à Brasilia. Reuters

    Suspendue depuis mai, la présidente du Brésil était accusée d'avoir maquillé les comptes publics pour permettre sa réélection. Au terme d'une procédure politico-judiciaire controversée, elle a finalement été destituée par un vote de plus des deux tiers des sénateurs. Michel Temer, 75 ans, a prêté serment comme nouveau président du Brésil, quelques heures après la destitution de Dilma Rousseff.

    Dilma Rousseff a été officiellement destituée ce mercredi 31 août par un vote du Sénat. Après l'annonce de cette décision, la présidente du Brésil a dénoncé « un coup d'Etat parlementaire ».

    « C’est le 2e coup d’Etat que j’affronte dans ma vie. Le premier, le coup militaire, soutenu par la violence des armes, de la répression et de la torture, m’a touchée quand j’étais une jeune militante. Le deuxième, le coup parlementaire conclu aujourd’hui par le biais d’une farce juridique, me renverse du poste pour lequel j’ai été élue par le peuple. Il s’agit, de manière évidente, d’une élection indirecte, dans laquelle 61 sénateurs remplacent la volonté de 54,5 millions de voix. C’est une fraude contre laquelle nous allons encore faire appel auprès de toutes les instances possibles. »

    La présidente du Brésil était accusée d'avoir maquillé les comptes publics,  notamment d'avoir signé des décrets budgétaires sans autorisation du Parlement, pour permettre sa réélection en pleine période de crise, en 2014. Ce vote intervient au terme d'une procédure juridico-politique hautement controversée.

    Il fallait une majorité des deux tiers, soit 54 voix, pour que la destitution soit effective. Sur les 81 parlementaires, 61 ont voté pour la destitution de la dirigeante de gauche, élue en 2010 à la tête du plus grand pays d'Amérique Latine.

    A l'annonce du résultat, certains sénateurs ont entonné l'hymne national et brandi le drapeau brésilien, a pu constater notre envoyé spécial à Brasilia, Achim Lippold. Dilma Rousseff garde cependant ses droits civiques, ce qui lui permettra d'exercer une fonction publique.

    Le vice-président Michel Temer, qui assurait l'intérim à la tête de l'Etat depuis la suspension de Dilma Rousseff en mai, a prêté serment à 21 h, heure de Paris, avant de s'envoler pour le G20, qui se tiendra à Hangzhou, dans l'est de la Chine. Il devra terminer le mandat de Dilma Rousseff, qui s'achève en 2018.

    « Aujourd'hui nous inaugurons une nouvelle ère de deux ans et quatre mois », jusqu'aux prochaines élections présidentielle et législatives fin 2018, et « il faudra en sortir sous les applaudissements des Brésiliens. Cela va être difficile », a-t-il déclaré lors de sa première réunion de cabinet, retransmise en direct à la télévision.

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