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    Référendum pour la paix en Colombie: les victimes des FARC prêtes à pardonner

    media Des victimes des FARC à Apartado, le 13 juin 2016, ville où s'est déroulé le massacre de La Chinita. Le 23 janvier 1994, des guérillos ont abattu 35 personnes. RAUL ARBOLEDA / AFP

    Les électeurs colombiens devront décider le 2 octobre prochain s’ils approuvent l’accord de paix négocié avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) à La Havane. Les victimes indirectes de ce conflit – les veuves, les orphelins, les paysans déplacés et leurs familles – sont au total plus de huit millions. A trois semaines du scrutin, plusieurs d’entre elles ont rencontré les chefs guérilleros. Reportage.

    Avec notre correspondante à Bogota,  Marie-Eve Detoeuf

    Le mari de Fabiola Perdomo a été pris en otage par les FARC en 2002 et assassiné après cinq ans de captivité. Dix autres otages ont subi le même sort. Leurs familles ont rencontré les guérilleros, le 10 septembre dernier.

    Fabiola raconte : « Se retrouver face à face avec ceux qui ont gâché ta vie, qui ont détruit ta famille, c’est très douloureux. Si nous avons pardonné, c’est d’abord pour nous même. Mais l’attitude des guérilleros nous a aidés. Quand le bourreau te parle avec respect, quand il reconnaît qu’il s’est trompé et qu’il a fait du mal, tu n’as pas d’autre choix que de lui pardonner. »

    Fabiola insiste, ce pardon est une affaire personnelle, mais il reflète aussi un choix politique. Fabiola se prononce pour les accords de paix avec les FARC. « Je ne vote pas pour le "non" parce que je sais ce que c'est. C’est la guerre, la douleur, la tristesse. Je l'ai vecu dans ma propre chair, j'ai connu tout ça. Le "oui" en revanche, je ne sais pas ce que c'est, j'aimerais bien le savoir. Je veux aider à le construire. Le "oui", pour moi c’est l’espoir », dit-elle.

    L’attitude de Fabiola est-elle exceptionnelle ? Non, si l’on écoute Carolina Albornoz, directrice du Centre pour la paix et la réconciliation de Bogota. « Sur le terrain, on peut constater que les victimes sont bien plus disposées à pardonner que les gens normaux qui n’ont pas vécu de près le conflit armé, dit-elle. Ces victimes sont prêtes à s’engager pour la paix. Elles savent que la paix ne sera pas parfaite, mais elles comprennent que c’est une étape très importante sur la voie d’une nouvelle société ».

    Le 2 octobre prochain, le vote des victimes pourrait peser en faveur du « oui ».

    A (re)lire → Référendum sur la paix en Colombie: Santos convaincu de la victoire du «oui»

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