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    Colombie: la signature des accords de paix, une journée historique

    media Ivan Marquez, le négociateur des FARC (G) serre la main d'Humberto de la Calle (D), lors de l'accord de paix historique pour la Colombie conclu à La Havane, le 24 août 2016. REUTERS/Alexandre Meneghini

    La Colombie s’apprête à connaître un moment historique, ce lundi 26 septembre 2016, avec la cérémonie de signature des accords de paix entre le gouvernement et les FARC à Carthagène. 2 500 personnes ont été invitées pour célébrer ce moment historique qui met fin à plus de 50 années de guerre avec le plus grand groupe armé du continent. Un conflit qui a fait 220 000 morts, 40 000 disparus, et plus de 7 millions de déplacés dans tout le pays.

    Avec notre envoyée spéciale à Carthagène,  Véronique Gaymard

    Il aura fallu quatre années de négociations entre le gouvernement et les FARC pour conclure ces accords de paix en six points. Des accords qui ne font pas l’unanimité, ses opposants reprochent trop de concessions faites aux guérilleros et pas suffisamment de garanties. « Il vaut mieux une paix imparfaite qu’une guerre parfaite », a rétorqué le président Juan Manuel Santos.

    Vendredi, la guérilla des FARC a annoncé la ratification des accords de façon unanime, à l’issue de sa dixième conférence. « La guerre est terminée », a déclaré le chef négociateur des FARC Ivan Marquez.

    Les accords ont été signés à La Havane le 24 août dernier entre les négociateurs des deux parties. Mais il fallait un acte symbolique sur le sol colombien pour l’entériner. Carthagène, symbole de la résistance à la couronne espagnole, qui a été la première à s’émanciper en 1821, n’a pas été choisie au hasard.

    Une quinzaine de chefs d’Etat étrangers, des ministres des Affaires étrangères et des personnalités de haut rang font le déplacement, dont le président cubain Raul Castro, hôte des négociations de paix, le secrétaire d’Etat américain John Kerry et le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon. La signature est prévue à 17 heures locales (22h00 TU), ce lundi.

    ■ Sentiments mêlés chez les FARC

    C'est important et au moins beaucoup de nos enfants n'auront pas à en faire partie
    Témoignage de Diana, ex-combattante des FARC 26/09/2016 - par Véronique Gaymard Écouter

    D’ici à six mois les guérilleros devraient avoir déposé leurs armes. Dans le maquis, certains s’interrogent, ou s’inquiètent, raconte notre correspondante à Bogota, Marie-Eve Detoeuf. Les négociations ont duré quatre ans, à peine le temps pour les guérilleros de se préparer à cette nouvelle étape. Tous considèrent qu’avec ou sans les armes la lutte continue, comme Omar : « Nous n’allons jamais nous démobiliser. Cela a toujours été clair depuis que nous avons commencé la lutte. Au contraire, nous allons mobiliser le peuple colombien, lutter avec des moyens politiques. Il va y avoir des affrontements, évidemment, mais avec des mots, avec des arguments. Et nous allons gagner la confiance du peuple pour qu’il se mobilise et obtienne tout ce dont il a besoin ».

    Gabriel, 37 ans, ne porte plus d’armes depuis qu’il a été blessé il y a deux ans et il s’occupe de former ses camarades à la paix : « Les guérilleros n’ont presque plus de doute sur l’avenir, je crois. Parce que nous avons été tenus au courant de tout ce qui se décidait à La Havane et nous avons pu en débattre et poser nos questions et les envoyer à la direction des FARC qui nous a répondu ».

    Mais Gabriel en convient? les doutes persistent. Ils concernent notamment la sécurité des guérilléros démobilisés. David, 33 ans dont 19 dans le maquis, fait partie des inquiets : « Pourquoi l’Etat a-t-il voulu nous désarmer aussi rapidement ? Nous, sans armes nous ne valons plus rien ! Nous en sommes conscients ! Et nous ne savons si l’Etat va respecter ses engagements ! C’est une grande aventure dans laquelle nous nous lançons, mais nous faisons confiance en nos dirigeants ». Et sur ce dernier point tout le monde est d’accord, les FARC restent une organisation très disciplinée.

     

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