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    Amériques

    Haïti: après le passage de Matthew, le difficile retour au quotidien

    media Des habitants de Jérémie reconstruisent leur maison détruite par le passage de l'ouragan Matthew, le 12 octobre 2016. REUTERS/Carlos Garcia Rawlins

    Au dernier bilan, diffusé mardi 11 octobre, l'ouragan Matthew a tué, la semaine dernière, 473 personnes. Soixante-quinze autres sont toujours portées disparues. Reste au pays à se relever d'une énième calamité.

    Dans les zones sinistrées, les destructions sont telles que des mois, voire des années, seront nécessaires pour que le pays se relève de cette catastrophe.

    En effet, la Grand’Anse, le département le plus sévèrement touché par l’ouragan, constituait le grenier d’Haïti, précise notre envoyée spéciale à Haïti, Stefanie Schuler. Or, les cultures agricoles y ont été anéanties. Matthew a détruit la récolte du mois d’octobre et de novembre, et la saison agricole d’hiver ne débute qu’en janvier. Ce qui veut dire concrètement que la population sinistrée, mais aussi le reste du pays, se trouvera en situation de pénurie alimentaire.

    La communauté internationale, elle, devra assurer une assistance sur le long terme. Car dans les zones sinistrées, la situation commence à être extrêmement tendue : les habitants sont en quête perpétuelle de nourrriture et d'eau.

    Ainsi à Dame-Marie, une commune du département de la Grand’Anse, il n’y a plus de poissons sur le marché depuis une semaine. Après le passage de l’ouragan, les pêcheurs ne peuvent plus sortir en mer. Le bord de mer de la commune est envahi par un tapis de déchets. Souvenir douloureux du passage de Matthew. Les pêcheurs sont effarés. « La mer nous a submergés. Elle a emporté tout notre matériel : nos filets, nos embarcations, tout ! Tout ce dont nous avons besoin pour pêcher n’est plus », se désolé Paul Exama, l'un d'eux.

    Comme ces collègues, il sait que sans aide extérieur, il ne pourrait pas se relever de cette catastrophe : « Pour reprendre notre activité, nous aurions besoin de moteurs, de nouvelles embarcations, de filets. Si on n’a pas ça, c’est fini. On ne pourra pas résister. Nous n’avons plus de ressources pour survivre. Sans moyens financiers nos enfants ne pourront plus aller à l’école. Et moi je ne sais plus quand j’ai mangé pour la dernière fois. Il nous faut de l’aide. Sinon on sera obligé de construire des embarcations de fortunes et partir pour les Etats-Unis. »

    Des bâches comme plancher

    Le logement est aussi un problème majeur. Dans la Grand’Anse, 80 % des abris provisoire, mis en place par les autorités, notamment dans des écoles et des églises, ont été endommagés ou détruits par le passage de l’ouragan. Dans ceux qui restent, les conditions de vie des sinistrés sont plus que précaires. « Notre maison a été détruite, explique à RFI François Mendos, un habitant sinistré. Trois arbres lui sont tombés dessus. Maintenant la vie est difficile pour moi et mes quatre enfants. On dort ici par terre sur des bâches que j’ai pu récupérer. »

    TEMOIGNAGE

    Nous avons mis des planches dans l’eau par terre

    Géner Richemond

    Sinistré de Beaumont

    13/10/2016 - par Stefanie Schüler Écouter

    Plus loin, un femme se lamente : « On récupère l’eau de pluie du toit mais on n’a pas ce qu’il faut pour la traiter. Je sais bien que cela peut nous rendre malade, mais on n’a pas les moyens pour en acheter. On est obligé de la boire ainsi. »

    Et comme si cela ne suffisait pas, le choléra menace le pays. Les conditions de vie, plus précaires encore qu’à l’habitude, et le manque d’eau potable, laissent craindre le pire.

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