GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Jeudi 17 Octobre
Vendredi 18 Octobre
Samedi 19 Octobre
Dimanche 20 Octobre
Aujourd'hui
Mardi 22 Octobre
Mercredi 23 Octobre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Amériques

    Accord Ceta: la Belgique trouve une position commune, le Canada reste prudent

    media Le ministre canadien des Affaires étrangères, Stéphane Dion. (Photo : Reuters)

    Après avoir négocié puis refusé de signer l'accord de libre-échange UE-Canada, la Wallonie s'est ravisée jeudi 27 octobre. La Belgique pourrait donc lever son veto sous peu. Il ne manque plus que la validation de cette décision par le Parlement belge pour que l'UE puisse formellement signer ce traité de libre-échange avec le Canada. Le Ceta est sorti de l'impasse, mais le gouvernement canadien reste prudent.

    Pour l’instant, le climat semble relativement optimiste au Canada. Un optimisme prudent cependant, comme l’a bien expliqué le ministre canadien des Affaires étrangères. Interrogé à ce sujet, Stéphane Dion a expliqué que « chat échaudé craint l’eau froide », rapporte notre correspondante à Montréal, Pascale Guéricolas.

    Le Premier ministre Justin Trudeau attend pour sa part l’appel du président du Conseil européen avant de sauter dans un avion pour signer l’accord. Mais une chose est claire, le Canada n’entend pas négocier à nouveau le texte qui a été déjà présenté à ses partenaires.

    A ce sujet, on peut s’interroger sur ce que les Wallons considèrent comme l'une des avancées obtenues depuis les dernières négociations. A savoir l’existence d’un possible tribunal d’arbitrage pour trancher les différends entre les Etats et les multinationales. Du côté wallon, on parle d’avocats impartiaux pour se pencher sur ces litiges, et peut-être d’une cour internationale. Du côté canadien, par contre, on évoque le texte initial parlant d’arbitrages privés.

    Ceci dit, l’accord déjà négocié convenait que les Etats avaient le droit de légiférer en matière d’environnement et de droit du travail. Peut-être que le texte proposé par les Belges spécifie davantage cet aspect de l’entente. Il faudra donc suivre dans les heures et les jours qui viennent comment le Canada va réagir au vote qui aura lieu au Parlement européen.

    Le ministre des Affaires étrangères du Canada, Stéphane Dion, assure en tout cas qu'il n'y a pas eu de renégociation récente, qu'il n'a pas changé « depuis février dernier ». « L’accord est le même et le Canada est impatient de le signer avec ses amis européens », a-t-il fait savoir lors de son passage à Paris, vantant les mérites d'un traité « tout à fait unique ». « On va pouvoir dire au monde entier voici comment on peut agir de façon progressiste, tout en commerçant ensemble. »

    Pour l'eurodéputé Vert José Bové, il y a très clairement « un certain nombre d'avancées ». Même si selon lui la signature du document n'est toujours pas acquise.

    Pour l'instant je ne suis pas sûr qu'il y ait un déblocage au sens où l'accord qui a été trouvé en Belgique, c'est un texte qui pose un certain nombre de questions très précises et qui modifie substantiellement le traité qui pourrait être signé avec le Canada.

    José Bové 28/10/2016 - par Piotr Moszynski Écouter

     

    Mais toute la Wallonie ne se félicite pas de l'accord obtenu par le ministre-président, Paul Magnette. A commencer par les députés de l'opposition. « C'est la grande déception avec beaucoup d'amertume aussi, souligne Hélène Ryckmans, parlementaire wallonne du Parti écolo. On avait mis beaucoup d'espoir dans cette négociation et elle a atterri vraiment sur trois fois rien. Il dit qu'il a obtenu une clause de sauvegarde et de protection pour les importations agricoles, mais premièrement c'était une clause qui existait déjà dans les accords de l'OMC et deuxièmement, elle ne pourra être activée que s'il y a vraiment des circonstances imprévues. Hors le Ceta et l'ouverture des marchés à de la viande de porc ou de bœuf venant du Canada, c'est évidemment un événement prévu, et donc il n'y a rien qui va pouvoir être utilisé réellement pour protéger les agriculteurs des importations massives. »

    A (RE)LIRECoup de théâtre: les Belges s'entendent pour valider l'accord UE-Canada

    Il y a des tentatives de flagrants délits de déni de démocratie de la part de certains leaders européens (...) en essayant de presser un maximum pour avoir un accord extrêmement vite.

    Les anti-Ceta manifestent leur mécontentement

    Reportage à Bruxelles.

    27/10/2016 - par Joana Hostein Écouter

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.