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    Amériques

    Présidentielle en Haïti: un scrutin entre espoir et incertitudes

    media Vue des rues de Port-au-Prince, surplombée par un panneau électoral à l'effigie du candidat Jude Celestin, le 17 novembre 2016. REUTERS/Andres Martinez Casares

    Ce dimanche 20 novembre, Haïti organise le premier tour de l'élection présidentielle et des élections législatives. Initialement, ce scrutin présidentiel s'était tenu en octobre 2015 mais avait été annulé en raison de fraudes massives. Si vingt-sept candidats sont encore officiellement en lice, seule une poignée a réellement fait campagne pour cette élection dont l'organisation a débuté il y a déjà plus de 20 mois.

    Avec notre correspondante à Port-au-PrinceAmélie Baron

    C'est en mars 2015 que Michel Martelly a publié le décret électoral qui définit les modalités d'organisation de cette présidentielle. Le premier tour, le 25 octobre 2015, s'était déroulé sans encombre, mais les résultats publiés le mois suivant avaient été largement contestés.

    Jude Célestin a refusé de participer au second tour qui l'opposait au candidat du pouvoir Jovenel Moïse. A cause des « fraudes massives », les autorités ont finalement décidé d'annuler le scrutin. Michel Martelly a donc quitté la présidence en février sans transmettre le pouvoir à un successeur élu et aujourd'hui encore Haïti est dirigé par un président provisoire, Jocelerme Privert.

    Un scrutin incertain

    La réorganisation du premier tour de la présidentielle avait été planifiée pour le 9 octobre, mais le passage dévastateur de l'ouragan Matthew a causé un nouveau report du vote. Hier après-midi, l'observateur électoral John Marc Kingtosh Armand du Réseau national des droits de l'homme (RNDDH) ne s'est pas montré rassurant sur la bonne tenue de l'élection. Pour lui, l’organisation des scrutins laisse à désirer. « Que font les autorités ? Depuis un mois, elles savaient que demain il y aurait des élections, qu’il y a des problèmes de routes, qu’elles auraient besoin de centres de vote. Je pense que c’est grave », estime-t-il.

    Aujourd'hui, tous espèrent qu'il n'y ait pas d'incidents majeurs, mais les esprits sont davantage préoccupés par les possibles tensions que va certainement provoquer l'annonce des résultats début décembre, car ils sont 4 candidats à prétendre pouvoir l'emporter dès ce 1er tour.

    A (RE)LIRE : [Reportage]: Haïti, un vote d'espoir pour les survivants de la catastrophe

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