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    «Nous souhaitons que les autorités iraniennes se montrent transparentes dans ce dossier et agissent sans délai pour mettre fin à cette situation inacceptable», a déclaré Agnès Von Der Mühll, porte-parole du Quai d'Orsay, lors d'un point de presse électronique ce mercredi après la révélation dans la presse de cette arrestation, survenue en juin dernier. Roland Marchal, chercheur à l'Institut d'études politiques, est un collègue de Fariba Adelkhah, une Franco-Iranienne directrice de recherche au centre de recherches internationales de Sciences Po à Paris. Tous deux devaient se retrouver en Iran et ont été arrêtés au printemps par les Gardiens de la révolution islamique, lesquels évoquent des soupçons d'espionnage.

    Amériques

    Mort de Fidel Castro: à Miami, les optimistes pour le futur de Cuba sont rares

    media A Little Havana, le quartier cubain de Miami, on a continué à célébrer dimanche 27 novembre la disparition de Fidel Castro. REUTERS/Javier Galeano

    A Little Havana, le quartier cubain de Miami, on a continué à célébrer dimanche 27 novembre la disparition de Fidel Castro. Pourtant, ils sont rares à être optimistes pour le futur immédiat de leur île. Le sentiment dominant est qu’il faudra encore plusieurs années avant d’assister à un vrai changement, d’autant que si tous assurent que c’est au peuple de se débarrasser du régime sans attendre l’aide de puissances étrangères, ils savent aussi que le système est extrêmement verrouillé à l’intérieur du pays. Les jeunes enfants d'exilés eux, se sentent américains, mais n'oublient pas leur patrie d'origine.

    Avec notre envoyé spécial à Miami,  Grégoire Pourtier

    A 75 ans, Desi Canals est encore très élégant. Il dit faire attention à sa santé pour être sûr de vivre la fin du régime castriste à Cuba, qu’il a fui il y a plus de 50 ans.
    Sa femme Maria n’est pourtant pas optimiste, la mort de Castro est pour elle avant tout symbolique : « Cela ne va rien changer tant que le peuple n’a pas droit à des élections libres, et qu’il puisse choisir un dirigeant qui ne lui soit pas imposé. Car Raul Castro, c’est le même, Fidel a juste transmis le pouvoir à son frère… », « … et aux militaires, renchérit Desi. Ce sont eux en réalité qui contrôlent l’économie d’un pays socialiste. »

    L’économie, mais aussi la parole. Ici, beaucoup ne soutiennent pas la volonté de rapprochement de Barack Obama qui aurait dû, selon eux, se montrer beaucoup plus ferme sur la question des droits de l’homme. Juan Calderin a 50 ans et vit depuis deux ans à Miami. Il est encore « sous le choc » de son changement de vie, mais il espère obtenir bientôt la citoyenneté américaine. Il ne retournera à Cuba que si la démocratie est instaurée. « Obama y est allé, et a rencontré Raul Castro. Selon moi cela a été une humiliation car les Américains n’ont rien reçu en échange. Alors j’espère que Trump va agir différemment. Car le régime se prépare pour donner le pouvoir à quelqu’un de plus jeune, on a l’impression que cela ne va jamais finir. Aujourd’hui, si nous avons un espoir, il est à longue échéance. Même si on voit quand même une petite lumière au fond du tunnel. »

    Tous les Cubains de Little Havana assurent que le régime touche à sa fin, certains lui donnent même seulement quelques années à survivre. Pour autant, aucun n’arrive à envisager la forme et les moyens par lesquels un tel changement pourrait avoir lieu.

    → A (re)lire : Mort de Fidel Castro: les Cubains en deuil à La Havane, en fête à Miami

    Les jeunes exilés à la recherche de leur identité

    A Miami, parmi ceux qui crient leur joie après la disparition de Fidel Castro depuis samedi, on voit beaucoup d'enfants avec leurs parents, des jeunes couples, des personnes très âgées, mais finalement assez peu d'adolescents. Est-ce parce qu'ils se soucient guère de l'évènement ? Sans doute pas. Car si cette deuxième voire troisième génération d'exilés démontre souvent qu'elle veut être totalement intégrée à la société américaine, ces jeunes expriment aussi leur désir de conserver leur identité culturelle.

    A côté d'un terrain de baseball, pourtant sport national à Cuba, c'est bien au basket que joue cette dizaine d'ados. Ici, on s'invective plutôt en anglais, alors que l'espagnol est la langue familiale de presque tous. On interroge Orlando : comment se définit-il ?

    « Je ne sais pas... Je pense que je suis Américain, mais si on me demande, je réponds que je suis Cubain, mais né à Miami. Et puis dès que vous entrez chez moi, l'odeur dans la cuisine ne trompe pas, on a le drapeau affiché... J'aimerais bien aller voir comment cela se passe là-bas, mais je ne pense pas que je pourrai y vivre, ce serait dur... »

    D'autant qu'Orlando parle mal espagnol. Suite à un accident, il a dû réapprendre à s'exprimer. Ses parents ont choisi de ne lui enseigner que l'anglais et d'ailleurs, dans sa famille, seuls ses grands-parents parlent espagnol au quotidien.

    Tout le contraire de Rafael Paz, qui semble beaucoup plus concerné par l'évolution de Cuba. Il est venu célébrer la mort de Fidel Castro, avec sa mère, née aux Etats-Unis, et sa grand-mère nonagénaire. « Je me vois d'abord comme Américain, mais aussi comme Cubain. Culturellement, je suis de là-bas, mon père et ma mère m'ont vraiment éduqué dans la culture cubaine. J'ai toujours étudié l'histoire du pays, j'ai de nombreux livres à la maison. Mais il faut dire aussi que ce quartier, c'est même davantage qu'une petite Havane, c'est devenu carrément une petite Amérique latine... »

    Il répète que sa famille, accueillie à bras ouverts, doit tout aux Etats-Unis. Il rêve d'un renversement du régime, pacifique insiste-t-il, condition impérative pour qu'il accepter de visiter Cuba. Avant cela, il se contente des images mythiques transmises par sa grand-mère.

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