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    Les cendres de Fidel Castro sont en terre, et Cuba plonge dans l'après

    media La dernière demeure de Fidel Castro. Cimetière Sainte-Iphigénie de Santiago de Cuba, le 4 décembre 2016. REUTERS/Ivan Alvarado

    Le père de la révolution cubaine a été inhumé dimanche 4 décembre 2016 à Santiago de Cuba, aux côtés du père de l’indépendance José Marti et des premiers compagnons de combat du « Comandante ». Après neuf jours d'hommages, doublés d’une interdiction de la musique festive et d'alcool, le deuil national a été levé le jour même à midi. La vie reprend son cours sur l'île, désormais plongée dans « l'après-Fidel ».

    Avec nos envoyés spéciaux à Santiago,  Véronique Gaymard et Manu Pochez

    Petit à petit, la ville sort du silence dans lequel elle avait été plongée depuis l’annonce du décès de Fidel Castro. Des musiciens croisés dimanche trépignaient à l'idée de reprendre leurs instruments, mais les programmations de concerts ne redémarrent que progressivement.

    Ici, l’annonce effectuée par le président Raul Castro samedi soir sur la place de la Révolution, à propos de la volonté de son frère d’interdire légalement de lui vouer un culte de la personnalité, a surpris certains habitants. Aucune rue, place, bâtiment, monument ne pourra porter le nom de Fidel Castro.

    A Santiago de Cuba, cette décision contraste avec la réalité : d’immenses photos du « Líder Máximo » trônent sur les principales places de la ville, devant les fenêtres de certaines maisons, jusque sur d’immenses panneaux en pleine campagne. Dans le fief de la révolution cubaine, les habitants sont fiers.

    Fiers que Fidel Castro ait choisi de rejoindre le cimetière Sainte-Iphigénie, aux côtés du père de l’indépendance José Martí. Certains se frottent les mains en attendant plus de touristes, qui viendront se recueillir sur sa tombe. Santiago sera désormais la ville de « Fidel », comme Santa Clara est celle du « Che ».

    Maria Elena Suarez Moras a 63 ans. Elle aussi se dit particulièrement « fière » de cet épilogue dans la vie de Fidel. « On ira au cimetière dès qu’on le pourra, et si on le veut. Maintenant, beaucoup de touristes vont venir à Santiago pour visiter le cimetière où reposent ses restes », confirme-t-elle.

    Lorsqu’on a eu l’information que ses restes reposeraient ici à Santiago, on s’est sentis très fiers, parce que Santiago, c’est le berceau de la révolution. Lorsque le 1er janvier 1959, Fidel s’est exprimé ici à Santiago de Cuba. La Sierra Maestra, où toutes les batailles ont été livrées contre l’armée de Batista, se situe ici dans cette province. C’est vraiment ce qu’on appelle le berceau de la révolution. Nous sommes donc très fiers d’avoir ici les cendres de Fidel!

    Maria Elena Suarez Moras, habitante de Santiago de Cuba 05/12/2016 - par RFI Écouter

    Le président cubain Raul Castro, 85 ans, inhume les cendre de son frère aîné Fidel. Santiago de Cuba, le 4 décembre 2016. ACN/Marcelino Vazquez/via REUTERS

    Plus d'un demi-siècle de castrisme : et maintenant ?

    Mais Cuba n'en est pour l'instant pas là. Actuellement, la question qui se passe plutôt concernant l'île, ce serait plutôt de savoir ce qu'il va advenir du régime castriste, en place à La Havane depuis 1959 et repris en main par le cadet Raul Castro il y a dix ans.

    D’après les Cubains rencontrés ces derniers jours, la mort de Fidel ne changera rien. C’était le père de la révolution, il était charismatique et visionnaire. Raul, lui, est considéré comme un pragmatique. Même s’il a réitéré samedi qu’il défendrait les principes socialistes de la révolution, il a déjà engagé une ouverture économique pour soulager le quotidien des Cubains, en permettant l’entreprise privée individuelle.

    Mais Raul Castro n’est pas tout jeune. Il a 85 ans. Certains se posent des questions sur son état de santé. Le président a promis qu’il quitterait le pouvoir en 2018, en préparant la transition vers la nouvelle génération, et en préservant les acquis de la révolution. Une annonce effectuée en 2013, lors de la nomination de Miguel Díaz-Canel à la vice-présidence du Conseil...

    Les difficultés du quotidien

    Les Cubains se confient parfois sur leurs difficultés au quotidien comme Delcia, la quarantaine, qui peine à joindre les deux bouts. Elle vend sous le manteau en monnaie convertible des produits achetés en monnaie nationale. Elle se dit reconnaissante pour le système de santé et l’éducation gratuite, mais regrette les difficultés économiques qu’elle vit au jour le jour.

    Elle pointe aussi du doigt la surveillance. Par exemple, l’obligation d’aller rendre hommage à Fidel Castro sur la place de la révolution : « On devait y aller, par obligation. Si on n’y va pas, on peut avoir des problèmes avec les unités de travail. Il faut qu’un travailleur voie qu’on est allé sur la place. Mes filles y ont été envoyées par l’école », dit-elle.

    La suite, je ne la vois pas très positive, parce qu’ici, il n’y a pas de liberté d’expression. On travaille, et on gagne une misère, en monnaie nationale. La majorité des Cubains, nous sommes pauvres. L’exception, ce sont les gens comme ceux que tu vois là. Les chambres d’hôtes, ceux qui en ont vivent bien. Comme ceux qui travaillent dans le tourisme, les chauffeurs... Mais nous, le reste de la population, on rame, c’est difficile. Regarde: dans mon portefeuille, j’ai 30 pesos cubains. C’est pour ça que parfois, je vais au centre-ville pour quémander du savon ou du dentifrice. Parce qu’avec ce que j’ai là, je ne peux pas l’acheter. Et moi je travaille! Je gagne un peu plus de 300 pesos cubains. Si on le change en monnaie convertible, ça fait 20 CUC, 20 euros. Je travaille comme femme de ménage dans une école. Les gens dans la rue ont peur de parler. Si on parle, un policier peut nous faire payer une amende, et on peut avoir des problèmes avec le gouvernement

    Delcia évoque la situation économique et la liberté d'expression sur l'île de Cuba 05/12/2016 - par RFI Écouter

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