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    Amériques

    Pérou: le resígaro, une langue indigène au bord de l'extinction

    media Au cœur de l’Amazonie péruvienne vivent encore des groupes d’Indiens qui n’ont volontairement aucun contact avec le monde extérieur (illustration). Survival International

    Rosa Andrade Ocagane était la dernière femme au monde à parler le resígaro, une langue de la région amazonienne de Loreto, dans le nord du Pérou. Mais elle a été assassinée chez elle, dans la communauté de Nueva Esperanza, près d'Iquitos, fin novembre. Son frère Pablo, âgé de 65 ans, est la dernière personne à pouvoir parler ce langage. Il espère encore sauver cette langue.

    De notre correspondant régional,

    Le site web du ministère péruvien de la Culture propose une large présentation des langues indigènes du pays. Si dans la plupart des cas, des extraits de ces langages sont audibles, il n’en existe pas pour le resígaro.

    Et pour cause, cette langue est extrêmement rare. La dernière femme au monde parlant le resígaro a d’ailleurs été assassinée fin novembre chez elle, dans la communauté de Nueva Esperanza, près d'Iquitos, au nord du Pérou. Rosa Andrade Ocagane avait 67 ans.

    Son père était de l'ethnie Ocaina, dont la langue est parlée par moins de 40 personnes, et sa mère était une locutrice du resígaro. Ces deux ethnies indigènes sont au bord de l'extinction, après avoir souffert cruellement des mauvais traitements qui leur ont été infligés lors de la fièvre du caoutchouc dans la région amazonienne.

    Un projet du ministère pour documenter la langue

    En 2007, lors du dernier recensement, il y avait encore 37 personnes qui disaient parler le resígaro, mais le temps a fait son œuvre. Et pas dans le bon sens. Aujourd’hui au Pérou, il n’existe qu’une seule et unique personne pour parler cette langue amazonienne. Il s'agit du frère de Rosa, Pablo, âgé de 65 ans.

    Un mois avant l'assassinat de sa sœur, le ministère péruvien de la Culture avait lancé un projet pour qu’il documente le resígaro à l’aide de Rosa. Pour l’instant, le projet survit grâce à Pablo, et l’objectif est d’actualiser un alphabet resígaro, qui avait été élaboré par des évangélistes américains dans les années 1950.

    Le Pérou compte à ce jour 47 langues indigènes. Dix-sept d'entre elles ne sont plus parlées que par moins de 10 personnes.

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